‹ Œuvres completes de Bergier (volume 3)Chapitre 205 sur 228 · PRA 45U · texte numérisé non relu

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avait ratifié cette môme grâce. Quatre cents ans après , en 1695 , le pape Innocent IX la confirma pour cette même église. Plusieurs autres papes, Alexandre IV, Martin IV, Clément V , Paul III , Urbain VIII , ont étendu l'indulgence attachée à la chapelle de Portioncule, à toutes les autres chapelles de l'ordre des Francisca ns. Vies des Pères et des martyrs, t. IX, p. 38V.

POSSÉDÉ, POSSESSION. V. Démoniaque

POSTCOMMUNION , oraison que le prêtre dit à la messe après la communion, pour remercier Dieu, tant pour lui-même que pour ceux qui ont communié, d'avoir participé aux divins mystères , et pour lui demander la grâce d'en ressentir et d'en conserver les fruits; elle est précédée d'une antienne ou verset qui est appelé communion, parce qu'on le chantait autrefois avec un psaume pendant que le peuple communiait. La poslcommunion est aussi appelée , dans les auteurs liturgistes , oratio ad complendum , l'oraison pour finir , parce que c'est la dernière oraison de la messe. Dans les premiers siècles , la postcommunion était une action plus longue et plus solennelle. D'abord le diacre, par une formule assez longue, exhortait le peuple à remercier Dieu des b enfaits qu'd avait reçus dans la participation aux s fints mystères ; ensuite l'évêque recomman Jait à Dieu, par une action de grâces, tous les besoins spirituels et temporels des fidèles ; on le voit par les Constitutions apostoliques, liv. vin , c. ik et 15. Cela se fait encore, mais plus en abrégé aujourd'hui, par l'oraison dont nous parlons et par la prière Placent, etc. , que le prêtre dit immédiatement avant de donner la bénédiction. Bingham , Orig. eccles., t. VI, liv. xv, chap. 6, § 1 et 2; Lebrun , Explication des cérémonies de la Messe, t. 1, p. 637.

PRAGMATIQUE SANCTION {Dr. eccl.) (1).

Ce terme est emprunté du Code, où les rescrits impériaux pour le gouvernement des provinces sont appelés Foi-mules pragmatiques ou Pragmatiques Sanctions. 11 vient du mot latin sanctio, ordonnance, et d'un mot grec qui signifie affaire. On l'emploie pour exprimer les ordonnances qui concernent les objets les plus importants de l'administration civile ou ecclésiastique, surtout lorsqu'elles ont été reniues dans une assemblée des grands du ro. aume, et de l'avis de plusieurs jurisconsultes. 11 nous reste deux Pragmatiques célèbres dans notre droit; l'une est de saint Louis, l'autre de Charles VIL

De la Pragmatique Sanction de saint Louis. Le plus saint de nos rois, se préparant à une seconde expédition contre les Sarrasins, voulut assurer la tranquillité de l'Uglise gall cane et prévenir les troubles que pouva.t occasionner, pendant son absente, le défaut d'une loi précise. L'ordonnance rendue à ce sujet règle les droits des collateurs et patrons des bénéfices; elle assure la liberté des élections, promotions et collations; elle confirme nos libertés, privilèges et franchises; elle modère les taxes et les exactions de la

(!) Article reprodui! d'api t-s l'édition de Liage.

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