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sommes-nous bien sûrs que les prouves de l'existence de Dieu et delà religion naturelle feraient beaucoup d'impression sur lui? Les déistes n'ont pas vu que leur prétention tombe aussi directement sur la religion naturelle que sur la religion révélée. En quatrième lieu, ils supposent que la conviction que nous avons de la sainteté de notre religion , et des salutaires effets qu'elle opère peut très-bien n'être qu'un enthousiasme et un effet de l'éducation, tout comme la prévention qu'un Turc a conçue en faveur de 1 1 sienne. Mais si le sentiment intérieur, le sens commun, le témoignage de la conscience, ne prouvent rien, quel moyen reste-t-il aux nommes pour distinguer la vérité de l'erreur? Voilà le pyrrhonisme établi. Que répondra un déiste aux athées, lorsqu'ils lui soutiendront que sa confiance aux preuves de l'existence de Dieu et de la religion naturelle est un pur enthousiasme et un effet de l'éducation ?
Lorsque les écrivains sont assez aveugles pour ne pas voir ces conséquences, ils ne méritent pas d'être réfutés. Les réflexions que nous avons faites ne sont pas moins solides contre les athées que contre les déistes. Yoy. Hki.ic.ion révélée.
Quand nos incrédules modernes n'auraient point d'autre turpitude à se reprocher que d'avoir voulu faire l'apologie du mahométisme, et d'avoir osé le comparer au christianisme, c'en serait assez pour les couvrir d'oppro bre aux yeux de tout homme sensé et instruit.
MAIN. En hébreu, et dans les livres saints, ce mot a autant de significations différentes qu'en fiançais , et la plupart sont métaphoriques.
La main signifie quelquefois la griffe des animaux,/ Reg. c. xvii, v. 37, David dit que Dieu l'a tiré de la main d'un lion et d'un ours. Elle désigne le côté ; ainsi nous disons, h main droite, à main gauche. Elle marque l'étendue, parce que nous la désignons en étendant les mains. Psalm. cm, v. 25, la mer est appelée magnum et spatiosum manibus. Elle indique ce qui tient lieu de main et produit Je même effet, un gond, une charnière, un soutien. Ecclésiast. c. iv, v. 5, il est dit d'un paresseux qu'il ferme ses mains, c'est-à-dire qu'il se tient les bras croisés ; Elisée versait de l'eau sur les mains d'Elie, c'est-à-dire qu'il le servait. Comme les coups de la main servent à compter, et que l'on compte sur les do;gls, nous lisons que Daniel se trouva dix mains, ou dix fois plus sage que les Chaldéens. Main signifie en général l'action ou l'ouvrage. JI Reg. c. xvnr, v. 18, la main d'Aï salon est l'ouvrage d'Absalon. Ps. vu, v. k, si l'iniquité est dans mes mains, c'est-àdire dans mes actions. La main du Seigneur exprime l'ouvrage, l'opération, la protection de Dieu ou sa puissance. Ps. xxu, la main du glaive est la mort. Ce mot désigne aussi le secours, les conseils, les services, le ministère d'une personne. David dit à une femme : La main de Joab est avec vo s dans celte affaire, c'est-à-dire, il vous aide de ses conseils. Abner dit à David : Ma main sera avec vous. je vous rendrai mes services. Dieu parle par
DlCTDNN. DF. TlJK.iL. DOGMATIQUE. III.
la main de Moïse et des prophètes, ou par 1 ur ministère. 1 Parai., c. vi, v. 13, lu main des cantiques est la fonction des chantres. Conséquemment remplir les mains à quelqu'un, c'est le consacrer ou le destiner à un ministère; pour consacrer un nouveau prêtre, on lui mettait à la main les parties de la victime qu'il devait offrir. La main exprime aussi la possession ; Dieu dit à Salomon : J'oterai le royaume de la main de votre fils, il ne le possédera plus. Joan. c. ni, v.35, il est dit que Dieu a mis toutes ces choses dans la main de son Fils, c'est-à dire dans sa puissance et dans sa possession.
Le même terme se met pour toutes les choses qu'expriment les divers gestes de la main. Elever ses mains au Seigneur, c'est le prier et l'invoquer. Ps. lxvii, v. 31, il est dit que l'Ethiopie étendra ses mains vers le Seigneur, pour exprimer qu'elle l'invoquera et. lui fera des offrandes. Mais lever la main vers Dieu, c'est jurer en son nom. Au contraire, lever la main contre quelqu'un, c'est lui résister et se révolter : il est dit d'Isma 1 que sa main sera contre tous, et la main de tous contre lui. Appesantir la main sur quelqu'un, c'est l'affliger et le punir ; la retirer, c'est fairo cesser le châtiment ; lui tendre la main, c'est le secourir; lui fortifier les mains , c'est lui rendre la force et le courage. Jerem. c. l, v. 15, il est dit que les naiions se donnent h main, ou font alliance entre elles. Les Juifs disent qu'ils ont été obligés de donner la main aux Egyptiens, ou des'allier avec eux, pour avoir du pain. Mettre la main sur sa bouche, Job., c. xl, v. 33, c'est se taire et n'avoir rien à répondre. Baiser sa main en regardant le soleil, c'est l'adorer et lui rendre un culte. Laver ses mains dans le sang des pécheurs , c'est approuver le châtiment quo Dieu leur envoie, Ps. lvii, v. 11, etc.
Mains ( Imposition des). Yoy. Imposition.
MAURE DES SENTENCES. Yoy .Scolas-