VAT
MAT
absurde d'admettre des mystères incomprësibles que des contradictions grossières , et qu'il y a de la démence à vouloir étouffer le sentiment intérieur qui nous assure que nous sommes autre chose que delà matière. Quant au système des philosophes qui ont envisagé Dieu comme l'âme du monde, voy. Ame du monde.
MATHUUINS. Voij. Trinitaires.
MATIÈRE SACRAMENTELLE. Dans tous les sacrements , les théologiens distinguent ta matière d'avec la forme. Par la première, ils entendent le signe , le rite scnsihle ou l'action qui constitue le sacrement; par la seconde, les paroles qui expriment l'intention qu'a le ministre en faisant cette action, et l'effet du sacrement. Ainsi, dans le baptême, la matière du sacrement est l'ablution, ou l'action de verser de l'eau sur le baptisé; la l'orme sont les paroles : Je te baptise, au nom, du Père, etc. Si la cérémonie de verser de l'eau sur un enfant n'était accompagnée d'aucune parole, ce serait une action purement indifférente, qui pourrait avoir pour objet de laver cet enfant ou de le rafraîchir; mais en y ajoutant les paroles sacramentelles, ceiles-ci déterminent l'action à une lin spirituelle , et font comprendre que ce n'est plus une action profane : c'est donc ce qui donne à l'action la forme ou la nature de sacrement. Pour la confirmation , la matière est l'imposition des mains de 1 évoque, et l'onction faite avec le saint-chrême; pour l'eucharistie, c'est le pain et le vin. La pénitence a pour matière les actes du pénitent, c'est-à-dire la contrition, la confession et la satisfaction. Le nom même d'extrème-onctitn exprime quelle est la matière de ce sacrement. Pour celui de l'ordre, c'est l'imposition des mains , et la cérémonie de mettre à la main de l'ordonné les instruments du service divin , et d s fonctions auxquelles cet homme est destiné. Dans le mariage, la matière du sacrement est le contrat que les époux font entre eux; la forme est la bénédiction nuptiale donnée par le prêtre, du moins selon le sentirai nt le. plus commun. Pour plus grande j révision, les théologiens distinguent encore la matière éloignée d'avec la matière prochaine. Par la première, ils entendent la chose sensible qui est appliquée, par exemple, l'eau dans le baptême; par la seconde, ils entendent l'action de l'appliquer, ou l'ablution, etc.
On demande si , lorsque l'Eglise ou les souverains ont établi des empêchements dirimants pour le mariage, ils ont changé la matière de ce sacrement. Il sufiit de donner un peu d'attention , pour comprendre qu'ils n'ont pas plus touché au sacrement que celui qui corromprait l'eau de laquelle on est prêt à se servir pour baptiser. Par cette action malicieuse, il arriverait que ce qui était eau naturelle , et par conséquent matière propre au baptême, ne l'est pi us et ne peut plus y servir. De môme l'Eglise , en décidant qu'un contrat clandestin est invalide et nul, a fait que ce qui était cont:at valide et
légitime, par conséquent matière suffisante pour le mariage, ne l'est plus, ne sert plus à rien, puisque pour ce sacrement il faut, non un contrat tel quel, mais un contrat valiile et légitime, de même que pour le baptême il faut, non de l'eau telle que l'on voudra, mais de l'eau nature'le et non corrompue. Pourquoi, dira-t-on peut-être, toutes ces distinctions subtiles et cette préc'sion scrupuleuse? Parce qu'il en est besoin, lorsqu'il s'agit d'examiner les d vers défauts ou manquements qui peuvent rendre le sacrement nul , de décider si une chose tient à l'essence du sacrement, ou seulement au cérémonial accidentel, do répondre aux sophismes par lesquels les hérétiques se sor.t crus en droit de changer à leur gré les rites et les paroles dont l'Eglise se sert pour administrer les sacrements. Voy. Ecume.
MATINES. Voy. Heures canoniales.
MATTHIAS (saint), apôtre. On ne peut guère douter que ce saint n'ait été un des soixante et douze disciples de Jésus-Christ, qui écoutaient assidûment sa doctrine et furent témoins de toutes ses actions; c'est le sentiment des Pères de l'Eglise, et il est fondé sur le récit des Actes des Apôtres, c. i, v. 21.
Après l'ascension du Sauveur, saint Matthias fut élu parle collège aposiolique (voy. Juridiction) pour remplir la place de Judas. Nous ne savons rien de certain sur ses actions, ni sur les travaux de son apostolat. Les Grecs croient, sur une tradition, qu'il prêcha la foi dans la Cappadoce et sur les côtes de la mer Caspienne, et qu'il fut martyrisé dans la Golchide. Les hérétiques ont sup osé sous son nom un Evangile et de prétendues traditions, mais le to .t a é é condamné comme apocryphe par le pape Innocent 1er. Comme les protestants se persuadent que le premier gouvernement de l'Eglise a été démocratique, et que tout s'y faisait à la pluralité des suffrages, Mosheim a imaginé que l'élection de saint Matthias fut ainsi faite; que, dans le v. 2G du premier chapitre des Actes, au lieu de ces mots, on jeta le sort sur eux, ou, on les tira au sort , il y a dans le grec, on reçut les suffrages. Mais outre que le grec >>Ap ? n'a jamais signifié su/fraye, ce sens serait contraire au v. 2i, où les apôtres (usent en priant Dieu: Seigneur, montrez vous même qwk est celui des deux que vous avez choisi. Oi/ sait que, suivant l'opinion commune des Juifs, le sort était un des moyens de connaître la volonté de Dieu. « On jette les sorts, dit Salomon , mais c'est le Seigneur qui les arrange (Prov. xvi, 33). » On ne pensait pas de même des é ections faites à la pluralité des suffrages. Mosheim, Hist. Christ., sœc. i, § 14.
MATTHIEU (saint), apôtre et évangéliste, était Galiléen de naissance, juif de religion, et publicain de profession. Les autres évangélistes l'appedent simplement Levi, qui était son nom hébreu; pour lui, il se nomme toujours Matthieu, qui paraît être un nom grec, mais qui peut être aussi dérivé de l'hébreu, et il ajoute toujours sa profession de publi-
MAT
cain, h laquelle il renonça pour suivie Jésus-Christ; liait d'humilité de sa part, puisque la qualité de putolicain était méprisée et détestée parmi les Juifs, quoiqu'elle fût honorable chez les Romains.
Cet apôtre écrivit son Evangile dans la Judée, avant de partir pour ail r prêcher la doctrine de Jésus-Christ; on croit qu'il la porta chez les Partfaes, d'autres disent dans l' Ethiopie ; mais on sait que chez les anciens re nom ne désigne pas toujours l'Abyssinie, ou l'Ethiopie proprement dite. On ajoute qu'il l'écrivit vers l'an 41 de l'ère vulgaire, huit ans après la résurrection de Jésus-Christ, comme le marquent tous les anciens manuscrits grecs Saint Irénée est le seul qui ait cru que cet Evangile ne fut composé que pendant la prédication de saint Pierre et de saint Paul à Rome, ce qui revient à Fan 61 de l'ère commune ; ce sentiment n'est pas probable, puisqu'il passe pour constant que saint Matthieu a écrit plusieurs années avant saint Marc. Papias , Origène , saint Irénée, Eusèbe, saint Jérôme, saint Epiphane, Théodoret, et tous les anciens Pères, assurent positivement que l'Evangile de saint Matthieu fut originairement écrit en hébreu modaine, ou en syro-chaldaïque , qui était la langue vulgaire des Juifs du temps de Jésus- Christ. Contexte hébreu ne subsiste plus; ce i\ que Sébastien Munster, du Tillet et d'autres ont fait imprimer, sont modernes et traduits en hébreu sur le latin ou sur le grec. La version grecque qui passe aujourd'hui pour l'original a été faite dès les temps apostoliques ; quant à la traduction latine, on convient qu'elle a été faite sur Je grec, et qu'elle n'est guère moins ancienne; mais les auteurs dû 1 une et de l'autre sont inconnus.
Quelques modernes, comme Erasme, Ca'vin, Ligfoot, Le Clerc et d'autres protestants, soutiennent que saint Matthieu écrivit en grec , et que ce qu'on dit de son prétendu original hébreu est faux. Mais les raisons qu'ils allèguent ne sont rien moins que solides, et il n'est pas dihicile de les réfuter. 1* Les anciens , qui témoignent que saint Matthieu avait écrit en hébreu , le disent pour avoir vu et lu son Evangile écrit en cette langue. Si leur témoignage n'est pas parfaitement uniforme , c'est qu'il y avait deux Evangiles hébreux attribués à saint Matthieu, l'un pur et entier, duquel ils ont parlé avec estime, l'autre altéré par les ébionites , et qui n'avait plus aucune autorité , comme nous le dirons ci-après. 2° L'on convient que la langue grecque était assez communément parlée dans la Palestine , mais il n'est pas moins vrai que le commun des Juifs y parlait l'hébreu mêlé de chaldaïque et de syriaque. Saint Paul , arrêté dans le temple de Jérusalem, harangua le peuple en hébreu (Act. xxi, 4.). La paraphrase d'Onkélos , composée vers le temps de Jésus- Christ , et celle de Jonathan , faite peu de temps après , sont dans cette même langue. Saint Matthieu a donc pu écrire pour ceux d'entre les juifs convertis qui n'avaient pas
l'usage du grec, 3" Il y a dans son Evangile îles noms hébreux expliqués en grec ; mais cela ne prouve rien, sinon que le traducteur était grec et. l'original hébreu. k° De dix passades de l'Ancien Testament cités par saint Matthieu , il y en a sept qui sont plus approchants du texte hébreu que de la version des Septante; et si les trois autres sont plus conformes au grec , c'est que le grec lui-même, dans ces passages, est exac ement conforme au texte hébreu. 5° Quoique l'original hébreu de saint Matthieu soit actuellement perdu , il ne s'ensuit pas qu'il n'a jamais existé ; la raison pour laquelle les églises le négligèrent peu à peu , c'est que les ébionistes en avaient corrompu plusieurs exemplaires ; de là le grec, auquel ils n'avaient pas touché, fut regardé comme seul authentique. Gu Quoique les autres a, êtres aient écrit en grec aux Juifs de la Palestine, et à ceux qui étaient dispersés dans l'Orient, il s'ensuit seulement que saint Matthieu aurait absolument pu faire de même, mais il ne s'ensuit point qu'il ne leur ait pas écrit en hébreu. A quoi sert d'opposer des raisonnements et des conjectures au témoignage formel des anciens, en particulier d'Origène et de saint Jérôme, qui entendaient l'hébreu, et qui étaient capables d'en juger? On no peut pas douter qu'il n'y ait eu dès le premier s ècle un Evangile écrit en hébreu, qui a été nommé dans la suite l'Evangile des ébionites, des Nazaréens, selon les Hébreux, et qui a encore eu d'autres noms. Or, il n'y a aucune preuve que cet Evangile ait été dans l'origine différent de celui de saint Matthieu; mais comme il avait été interpolé et altéré par les ébionites, les chrétiens orthodoxes ne voulurent plus s'en servir. Les Nazaréens en avaient communiqué un exemplaire à saint Jérôme , qui prit la peine de le traduire ; il ne l'aurait pas fait, s'il y avait eu une opposition formelle ou des différences considérables entre cet Evangile et celui de saint Matthieu. Le dessein principal de cet évangéliste était de montrer aux Juifs que Jésus-Christ est le Messie promis à leurs pères; conséquemment il prouve, par la généalogie de Jésus, qu'il est descendu de David et d'Abraham; que, par ses miracles, par sa naissance d'une vierge, par ses souffrances , il a vérifié en lui les prophéties, et qu'il a été revêtu de tous les caractères sous lesquels les prophètes avaient désigné le Messie. Mais les incrédules accusent saint Matthieu d'avoir appliqué faussement à Jésus-Christ plusieurs prophéties qui ne le regardaient point. Avant de les examiner en détail , nous devons observer qu'il n'est pas nécessaire qu'une prophétie ait désigné directement et uniquement le Messie, pour que les évangélisles aient eu droit de lui en faire l'application. C'était chez les Juifs un usage établi d'appliquer au Messie, dans un sens figuré et allégorique, plusieurs prédictions, qui, dans le sens littéral, désignaient d'auti es personnages. Saint Matthieu, qui écrivait principalement pour les Juifs, était donc en droit de suivre la tradi-
MAT
MAT
lion établie parmi eux , et de donner aux prophéties le mêmesens qu'y donnaient leurs docteurs; c'était un argument personnel auquel ils ne pouvaient rien opposer. Voy. Allégorie, Sens mystique, Type, etc. Mais nous soutenons que la plupart des prophéties que les évangélistes ont entendues de Jésus-Christ la regardaient littéralement , directement et uniq lernent. et nous allons le prouver à. l'égard de saint Matthieu en particulier.
Au mot Bethléem , nous avons fait voir que la prédiction du prophète Michée, c. v, v. 2; au mot Emmanuel, que celle dlsaïe , c. vu, v. 17, désignent le Messie dans le sens propre et littéral. Au mot Nazaréen, nous prouverons que ce terme, dans quelque sens qu'on le prenne, lui convient parfaitement, et qu'il lui est attrib ié par les prophètes. Saint Matthieu n'a donc pas eu tort de prétendre que ces trois prophéties regard dent Jésus-Christ. En parlant du retour de la sainte famille d'Egypte dans la Judée, c. n, v. 15, il dit que ceh se fit pour accomplir ce qui a été dit par un prophè e, J'ai appelé mon Fils de l'Egypte. Ces paroles du prophète Osée, c. xi, v. 1, regardent directement la sortie des Israélites de l'Egypte. Aussi saint Matthieu ne dit point qu'elles aient été accomplies dans ceîte seule circonstance. Calatin, 1. vni, c. 4, fait voir que les anciens Juifs ont appliqué , comme saint Matthieu , cette prédiction au Messie; c'est donc suleur tradition que l'évangéliste s'est fondé. Ibid. , v. 18, il entend du massacre des innocents ce qu'on lit dans Jérémie, c. xxxi, v. 15 : « On a entendu de loin une voix de douleur dans Rama ; ce sont les cris et les gémissements de Rachel qui pleure ses enta ds, etc. » Or, ce prophète parle des gémissements de la Judée au sujet de ses habitants conduits en captivité. Mais cela n'empêche point que cet événem nt n'ait pu être i egardô comme une figure de ce qui arriva au massacre des innocents : en donnant ce second sens aux paroles du prophète, saint Matthieu n'exclut pas. le premier.
Quant h la prédiction d'Isa e, c. îx, v. 1, qui annonce une grande lumière aux peuples de la terre de Zabulon et de Nephtali, pays qui, dans la suite, fut nommé la Galilée des nations, nous soutenons qu'on ne peut l'entendre que de la prédication du Messie dans cette partie de la Judée, et que saint Matthieu a eu raison de l'expliquer ainsi, c. iv, v. 15. Voyez la Synopse des Critiques sur isaïe. 11 en est de môme du chap. 53, v. 4, ce ce prophète, où il dit du Messie, et non ii'un nuire : « il a vér tableraient supporté nos malades, et a pris sur lui nos douleurs.» Au mot Passion, nous prouverons que tout ce chapitre ne peut être adapté qu'a lui. Il «■st vrai que saint Matthieu, c. vin, v. 17, l'applique non aux soutirâmes du Sauveur, mais aux guérisons miraculeuses qu'il opérait; cette diilerence n'est pasa^sez considérable pour lui en l'aire un crune. Chap. xxvn, v. 9, le Messie est c rtainement désigné par ces paroles de Zacharie, c. xi, v. 12 : « Ils
ont donné pour ma récompense trente pièces d'argent, etc. » 11 est évident, par toute la suite de ce chap tre , que c'est moins une histoire qu'une vision prophétique de ce qui devait arriver à Jésus-Christ. Voyez la Synopse des critiques sur Zacharie. A la vérité, aulieude ce prophète, saint Matthieu nomme Jérémie, mais c'est une faute du traducteur grec, et non de saint Matthieu; aussi ne so trouve-t-elle point dans la version syriaque de cet Evangile.
David a-t-d pu dire de lui-même, Ps. xxi, v. 19 : « Ils se sont partagé mes vêtements, et ont jeté le sort sur ma robe?» Puisque cette circonstance singulière est arrivée à Jésus-Christ pendant sa passion , c'est une preuve évidente que les paroles du psalmiste étaient une prédiction. On remarque que depuis le C. iv , v. 22, de saint Matthieu, jusqu'au c. xiv, v. 13 , cet évangéliste n'a pas suivi dans la narration des faits le même ordre que les autres, mais il ne contredit aucun des faits dont les autres font mention. L'on a forgé sous son nom quelques livres apocryphes, comme le livre de l'Enfance de Jésus-Christ , condamné par le pape Célase, et une liturgie éthiopienne. Nous avons vu que Y Evangile selon les Hébreux était seulement interpolé par les ébionites.
MAXIME (saint), abbé et confesseur, mort l'an 662, fut un des plus zélés défenseurs de la foi catholique contre les monothélites : 1 fut persécuté pour elle, et mourut en exil à l'âge de quatre-vingt-deux ans. S s ouvrag s ont été recueillis par le Père Combefis, et imprimés à Paris eu 1675, en deux vo'. infol.; mais il en reste quelques autres qui ne sont pas renfermés dans cette édition, il ne faut pas le confondre avec saint Maxime, évoque de Turin , qui vivait au v* siècle , et dont il reste plusieurs homélies, publiées par le Père Mabillon et par Muratori.
MAXIM1ANISTES. On nomme ainsi une partie des donafistes qui se séparèrent des autres l'an 393. il condamnèrent, à Cartilage, Primien, l'un de leurs évoques, et mirent Maximien à sa place; mais celui-ci ne fut pas reconnu par le parti des donatistes. Saint Augustin a parlé plus d'une fois de ce schisme; il fait remarquer que tous ces sectaires se poursuivaient les uns les autres avec plus de violence que les catholiques n'en exercèrent jamais contre eux. Ils se réconcilièrent cependant , et se pardonnèrent mutuellement les mômes griefs pour lesque.s ils s'obstinaient à demeurer séparés des catholiques. Voy. S. AugusL, L. de Gestis eum emerito donatista , n. 9; Tdlemont , t. Xlli, art. 77, p. 192.
MÉCHANCETÉ , MÉCHANT. La révélation nous enseigne que l'homme , déchu de la justice originelle par le péc é d'Adam, vient au monde avec une concupiscence etl'réné \ avec des passions violentes, rebelles à ;a i aison, et ddiieiles àdomj ter; qu'il a, par conséquent, plus d'inclination au mal qu'au bien, plus de penchant à être méchant qu'à être bon. Les pensées et les sentiments du cœur de l'homme , dit l'Ecritme sainte, sont