‹ Œuvres completes de Bergier (volume 3)Chapitre 92 sur 228 · M EL · texte numérisé non relu

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des défauts du prochain; toujours indulgents pour nous-mêmes, jaloux à l'excès de notre réputation, prêts à détester pour toujours quiconque aurait parlé contre nous , nous déviions être p'us circonspects et plus charitables à l'égard des autres. Toute médisance qui porte préjudice au prochain entraîne la nécessité d'une réparation; il n'est pas plus permis de lui nuire par des discours que par des actions. De la médisance à la calomnie la distance n'est pas longue , et le pas est glissant : mais lorsque, par l'un ou l'autre de ces crimes , l'on a ôté à quelqu'un sa réputation, son crédit, sa fortune, comment faire pour les réparer? Voy. Calomnie.

MEDITATION. Voy. Oraison mentale.

MEDRASCH1M, terme hébreu ou rabbinique, qui signifie allégories; c'est le nom que les Juifs donnent aux commentaires allégoriques sur l'Ecriture sainte, et t n particulier sur le Pentateuque. Comme presque tous les anciens commentaires de leurs docicurssout allégoriques , ils les désignent tous sous ce même nom.

MÉG1LLOTH, mot hébreu, qui signifie rouleaux; les Juifs appellent ainsi l'Ecclésiaste, le Cantique, les Lamentations de Jérémie , Uuth et Esther : on ne sait pas trop pourquoi ils donnent plutôt ce nom à ces cinq livres de l'Ecriture sainte qu'à t ;us les autres.

MÉLANCOLIE RELIGIEUSE, tristesse née d'une fausse idée que l'on se fait de la religion , quand on se persuade qu'elle proscrit généralement tous les plaisirs, même les plus innocents; qu'elle ne commande aux hommes que la contrition du cœur, le jeûne, les larmes, la crainte, les gémissements. Cette tristesse est tout ensemble une maladie du corps et de l'esprit; souvent elle vient du dérangement de la machine, d'un cerveau faible et du défaut d'instruction; les livres qui ne représentent Dieu que comme un juge terrible et inexorable, qui prêchent le rigorisme des opinions et une morale outrée, sont très-propres à la faire naître ou à la rendre incurable, à remplir les esprits de craintes chimériques et de scrupules mal fondés , à détruire la confiance , la force et le courage dans les âmes les plus portées à la vertu. Lorsque quelques-unes sont malheureusement prévenues de ces erreurs, elles sont dignes de compassion; l'on ne peut [rendre trop de soins pour les guérir d'une prévention qui est également contraire à la vérité, à la raison, à la nature de l'homme, à la bouté infinie de Dieu et à l'esprit du christianisme.

Les grandes vérités de notre foi sont plus propres à nous consoler qu'à nous effrayer ; la doctrine de Jésus-Christ porterait bien mal à propos le nom d'Evangile ou de bonne nouvelle, si elle était destinée à nous attrister. Que Dieu ait aimé le monde jusqu'à donner son Fils unique pour victime de la rédemption (Joan. ni, IGj ; que ce divin Sauveur ait voulu être semblable à nous, et éprouver nos misères , afin d'être miséricordieux (llcbr. u, 17); qu'il ait donné eu effet

son sang et s.» vie pour réconcilier le momie à son l'è.e (Il Cor. v, 19); que la paix ait été ainsi conclue entre le ciel et la terre (Coîoss. i, 20), etc., sont-ce là des dogmes capables de nous affliger ? « Je vous annonce un grand sujet de joie , disait l'ange aux pasteurs de Bethléem; il vous est né un Sauveur (Luc. n, 10). » Cette joie, sans doute, était pour tour. les hommes et pour tous les siècles. Jésus- Christ veut que, dans les afflictions même et dans les persécutions , ses disciples se réjouissent , parce que leur récompense sera grande dans le ciel (Mat th. v, 11 et 12). H distingue leur joie d'avec celle du monde ; mais il soutient qu'elle est plus vraie et plus solide : Je vous reverrai, dit-il ; votre cœur sera pénétré de joie, et personne ne pourra la troubler (Joan. xvi, 20 et 22).

Le royaume de Dieu, selon saint Paul, ne consiste point dans les plaisirs sensuels,, mais dans la justice , dans la paix et la joie du Saint-Esprit (Rom. xiv, 17). « Que le Dieu de toute consolation , dit-il aux Romains , vous remplisse de joie et de paix dans l'exercice de votre foi, afin que vous soyez pleins d'espérance et de force dans le Saint-Esprit (c. xv, v. 13).» Il dit auxPhilippiens : *< Réjouissez-vous dans le Seigneur; je vous le répète, réjouissez-vous; que votre modestie soit connue de tous les hommes; le Seigneur est près de vous , ne soyez en peine de rien (Philipp. iv , k). » II veut que la joie des fidèles dans le culte du Seigneur éclate par des hymnes et par des cantiques (Ephes. v, 19; Coloss. m, 16). On a beau chercher à obscurcir le sens de ces passages par d'autres qui semblent dire le contraire; lorsqu'on examine ceux-ci de près , on voit évidemment que ceux qui en sont affectés les prennent de travers. Mais de même qu'un seul hypocondre suffit dans une société pour eu troubler toute la joie, ainsi un écrivain mélancolique ne manque presque jamais de communiquer sa maladie à ses lecteurs. Ces gens-là ressemblent aux espions que Moïse envoya pour découvrir la terre promise , et qui par leurs faux rapports en dégoûtèrent les Israélites. Ceux , au contraire , qui nous font voir la joie , la paix, la tranquillité , le bonheur, attachés à la vertu, ressemblent aux envoyés plus fidèles, qui rapportèrent de la Palestine des fruits délicieux, afin d'inspirer au peuple le désir déposséder cette heureuse contrée.

Lorsque dans une communauté relig'euse de l'un ou de l'au re sexe on voit régner une joie innocente, une gaité modeste, un air de contentement et de sérénité , on peut juger hardiment que la régularité, la ferveur, la piété, y sont bien établies ; si l'on y trouve de la tristesse, un air sombre, chagrin, mécontent , e'est un signe non équivoque du eontraire; le joug de la règle y parait trop pesant, on le porte malgré soi.

MÉLANCHTONIENS ou LUTHÉRIENS MITIGÉS. Voy. Luthériens.

MELCHISÉDÉC1ENS, nom de plusieurs sectes qui ont paru en différents temps. Les premiers furent une branche de théodotiens.

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cl lurent connus au m' siècle; aux erreurs des deuxThéodctcs, ils ajoutèrent leurs propres imaginations, et soutinrent que Melchisédech n'était pas un homme, mais la grande vertu de Dieu ; qu'il était supérieur^ Jésus- Christ, puisqu'il était médiateur entre Dieu et les anges, comme Jésus-Christ l'est enlre Dieu et les hommes. Voy. Tiiéodotiexs. Sur la fin de ce môme siècle, cette hérésie fut renouvelée en Egypte par un nommé Hiérax, qui prétendit que Melchisédech était le Saint- Esprit. Voy. Hiékacitks. Quelques anciens <mt accusé Origène de cette erreur; mais il faut que ce reproche ait été bien mal fondé, puisque ni M. Huet, ni les éditeurs des œu-. vies d'Origine, n'en font aucune mention. Voy. Huetii Origen.-, lib. n , quœst. 2. Ees écrivains ecclésiastiques parlent d'une autre secte de melchisédéciens plus modernes, qui paraissent avoir été une branche des manichéens, ils n'étaient , à proprement parler, ):i juifs, ni chrétiens, ni païens; mais ils avaient pour Melchisédech la plus grande vénération. On les nommait attingani , gens qui n'osent toucher pe sonne, de peur de se souiller. Quand on leur présentait quelque chose, ils ne le recevaient point , à moins qu'on ne le mit à terre, et ils faisaient de même quand ils voulaient donner quelque chose aux autres. Ces visionnaires se trouvaient dans le voisinage de la Phrygie. Enfin, on peut mettre au rang des melchisédéciens ceux qui ont soutenu que Melchisédech était Je Eils de Dieu, qui avait apparu sous une forme humaine à Abraham, sentiment qui a eu de temps en temps quelques défenseurs, entre aulres Pierre Cunéus, dans sa République des Hébreux , ouvrage savant d'ailleurs. 11 a été réfuté par Chr stophe Schlégel et par d'autres , qui ont prouvé que Melchisédech était un pur homme , l'un des rois de la Palestine, adorateur et prêtre du \rai Dieu. On demandera, sans doute, comment des hommes raisonnables ont pu sa mettre dans l'esprit de pareilles chimères. C'est un des exemples de l'abus énorme que l'on peut faire de l'Ecriture sainte , quand on ne veut suivre aucune règle, ni se soumettre à aucune autorité.

Saint Paul , dans YEpître aux Hébreux , c. vu, pour montrer la supériorité du sacerdoce de Jésus-Christ sur celui d'Aaron et de ses descendants, lui applique ces paroles du psaume 109 : « Vous êtes prêtre pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédech ; » et fait voir que le sacerdoce de celui-ci ne ressemblait point à celui des prêtres juifs. En eil'e't, il fallait que ces derniers fussent de la famille d'Aaron , et nés d'une mère israélite ; Melchisédech, au contraire, était sans père, sans mère, et sans généalogie; l'Ecriture ne dit point qu'il eut pour père un prêtre; ehe ne parle ni de sa mère , ni de ses descendants; sa dignité n'était donc atlac .éc ni à la famille ni à la naissance. Saint Paul ajoute qu'il n a eu ni commencement de jours, ni fin de rie, c'est-à-dire que l'Ecriture garde le silence sur sa naissance , sur sa mort, sur sa succession , au lieu que les prêtres juifs ne

servaient au temple et à l'autel que depuis l'âge de trente ans jusqu'à soixante , et ne commençaient à exercer leur ministère qu'après la mort de leurs prédécesseurs. Leur sacerdoce était donc très-borné, au lieu que l'Ecriture ne met point de bornes à celui de Melchisédech; c'est ce qu'entend saint Paul, lorsqu'il dit que ce roi demeure prêtre pour toujours à un sacerdoce perpétuel ; d'où iî conclut que le ca.actère de Melchisédech était plus propre que celui des prêtres juifs à figurer le sacerdoce éternel de Jésus-Christ; et c'est dans ce sens qu'il dit que ce personnage a été rendu semblable au Fils de Dieu. y Cependant, continue l'apôtre, Melchisédech était plus grand que Abraham, à plus forte raison que Lévi et que Aaron ses descendants, puisqu'il a béni Abraham, et a reçu de lui la dime de ses dépouilles ; donc le sacerdoce de Jésus-Christ , formé sur le modèle de celui de Melchisédech , est plus excellent que celui d'Aaron et de ceux qui lui ont succédé. Tel est le raisonnement de saint Paul. Mais en prenant à la lettre et dans le sens le plus grossier tout ce qu'il dit de Melchisédech, des cerveaux mal organisés ont fondé là -dessus les rêveries dont nous avons parlé.

MELCHITES. Ce nom, dérivé du syriaque vnalck ou melch, roi, empereur, signifie ro»/alistcs ou impériaux , ceux q ;i sont du parti ou de la croyance de l'empereur. C'est le nom que les eutychiens, condamnés par le concile de Chalcédoine, donnèrent aux orthodoxes qui se soumirent aux décisions de ce concile, et à ledit de l'empereur Marcicn qui en ordonnait l'exécution ; pour la même rais n, ceux-ci furent aussi nommés chalcédoniens par les schismaliques. Le nom de mclchites, parmi les Orieniaux, désigne donc en général tous les chrétiens qui ne sont ni jacobiles, ni nestoriens. 11 convient nonseulement aux Crées catholiques réunis à l'Eglise romaine, et aux Syriens maronites, soumis de même au saint-siége, mais encore auxj Grecs schismaliques des patriarcats d'Afilioche, de Jérusalem et d'Alexandrie, qui n'ont embrassé ni les erreurs d'Eutychès, ni celles de Nestorius. Les patriarches grecs de ces trois sièges ont été obligés en plusieurs choses de recevoir la loi du patriarche de Constantinople, de se conformer aux rites de ce dernier siège, de se borner aux deux liturgies de saint Basile et de saint Jean Chrysoslome , desquelles se sert 1 Lglise ue Constantinople. Le patr.arche melchtte d'Alexandrie réside au Grand-Caire, et il a dans son ressort les églises grecques de l'Afrique et de l'Arabie; au lieu que le patriarche cophte ou jacobite demeure ordinairement dans le monastère de Saint-Macah e, qui esi dans la Thébaïde. Celui d'Antioche a juridiction sur les Eglises de Syrie, de Mésopotam e et de Caramame. Depuis que la villa d'Antioche a été ruinée par les tremblements de terre, il a transféré son siège à Damas où il réside, d où l'on dit qu'il y a sept à à huit mille chrétiens du rite £ree; on er. suppose le double dans la ville d'Alep, nuis

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il on reste peu dans les autres villes ; les schismes des Syriens jacobites, des Nestoriens et des arméniens, ont réduit ce patriarcat à un très-petit nombre d'évêchés. Le patriarche de Jérusalem gouverne les Eglises grecques de la Palestine et des contins do P Arabie; son district est un démembrement de celui d'Antioche, fait par le concile de Chalcédoine : de lui dépend le célèbre monastère du mont Sinaï, dont l'abbé a le titre d'arclievèque.

Quoique dans tous ces pays l'on n'entende plus le grec, on y suit cependant toujours la liturgie grecque do Constantinople ; ce n'est que depuis quelque temps que la dit'iiculté de trouver des prêtres et d s diacres qui sussent lire le grec a obligé les melchitesde célébrer la messe en arabe. Lebrun, Explication des cérémonies de la messe, t. IV, p. US.

MELECIENS, partisans de Mélèce, évêque de Lycopolis en Egypte, déposé dans un synode par Pierre d'Alexandrie son métropolitain, vers l'an 306, pour avoir sacrifié aux idoles pendant la persécution de Dioclétien. Cet évêque, obstiné à conserver son siège, trouva des adhérents, et forma un schisme qui dura pendant près de cent cinquante ans. Comme Mélèce et ceux de soo parti n'é'aicnt accusés d'aucune erreur contre la foi, les évoques assemblés au concile de Nicée, Tan 325, les invitèrent à rentrer dans la communion de l'Eglise, et consentirent à les y recevoir. Plusieurs, et Mélèce lui-même, donnèrent des marques de soumission à saint Alexandre, pour lors patriarche d'Alexandrie; mais il parait que cette réconciliation ne fut pas sincère de leur part : on prétend que Mélèce retourna bientôt a son caractère b.ouillon, et mourut dans son schisme. Lorsque sa'nt Athanase lut placé sur le siège d'Alexandrie, les mêlerions, jusqu'alors ennemis déclarés des ariens, se joignirent à eux pour persécuter et calomnier ce zélé défenseur de la foi de Nicée. Honteux ensuite des excès auxquels ils s'étaient portés, ils cherchèrent à se réunir à lui ; Arsène, leur chef, lui écrivit une lettre de soumission, l'an 333, et lui demeura constamment attaché. Mais il paraît qu'une partie des méléciens persévérèrent dans Unir confédération avec les ariens, puisque du temps de Théodoret, leursch'sme subsistait encore, du moins parmi quelques moines ; ce Père les accuse de plusieurs usages superstitieux et ridicules.

Il ne faut pas confondre le schismatique dont, nous venons de parler, avec saint Mélèce, évêque de Sébaste et ensuite d'Antioche, vertueux prélat, exilé trois fois par la cabale des ariens, à cause de son attachement à la doctrine catholique. Ce fut à son occasion, mais non par sa faute, qu'il se fit un schisme dans l'Eglise d'Antioche. Une partie de son troupeau se révolta contre lui, sous prétexte que les ariens avaient eu part à son ordination. Lucifer de Cagliari, envoyé pour calmer les esprits, les aigrit, davantage, en ordonEant Paulin pour prendre la place

do saint Mélèce. Voy. Lucn ékiens. En parlant de ces deux derniers personnages, saint

Jérôme écrivait au pape Damase : Je ne prends le parti ni de Paulin ni de Mélèce. Tillemont, t. V, p. 453 ; t. VI, p. 233 et 202 ; t. VIII, p. lï et 20.

MELOTE, peau do mouton ou de brebis avec sa toison, nom dérivé de pfiXov, brebis ou bétail. Les premiers anachorètes so couvraient les épaules d'une mélote, et vivaient ainsi dans les déserts. Partout oùlaVulgite parle du manteau d'Elie, les Septante disent la mélote d'Elie; saint Paul, parlant des anciens justes, dit qu'ils marchaient dans les déserts couverts de mélotes et do peaux de chèvres {llébr. xi, 37); c était l'habit des pauvres. M. Flcury, dans son Hist. ccclés. , dit que les disciples de saint Pacôme portaient une ceinture, et sur la tunique une peau de chèvre blanche , qui couvrait leurs épaules , qu'ils gardaient l'un et l'autre à table et sur leur grabat ; mais que quand ils se présentaient à la communion, i's étaient la mélote et la ceinture, et ne gardaient que la tunique. C'est que la ceinture était uniquement destinée à relever la tunique quand on voulait marcher ou travail er, et la mélote à so garantir de la pluie ; cet équipage ne convenait plus, lorsqu'on voulait se mettre dans une situation plus respectueuse ; cette attention des solitaires prouve leurs sentiments à l'égard de l'eucharistie.

MEMBRES CORPORELS ATTRiBUÉS A DIEU. Voi/. Anthropologie.

MEMBRES DE L'EGLISE. Voy. Eglise, § 3.

MENACES. Selon la remarque de plusieurs Pères de l'Eglise, les menaces que Dieu l'ait aux pécheurs sont un effet de sa bonté ; s'il avait dessein de les punir, il ne chercherait pas à les effrayer, il les laisserait dans une entière s'eurité. La just ce de Dieu exige, sms doute, qu'il accomplisse toutes ses promesses, à moins que les hommes ne s'en rendent indignes par le ;r désobéissance, mais elle n'exige point qu'il exécute de môme toutes ses menaces ; il peut pardonner et faire miséricorde à qui il lui plaît, sans déroger à aucune de ses perfections. Nous voyons dans 1 Ecriture sainte que Dieu s'est souvent laissé toucher en faveur des pécheurs par les prières dos justes. Combien de fois l'intercession de Moïse n'a-t-elle pas détourné les coups dont Dieu voulait frapper les Israélites? C'est la remarque de saint Jérôme, Dial. 1, contra Pelag., c. 9 ; in lsaiam, o. ult. ; inEpist. ad Ephes., c. 2 ; de saint Augustin, L. de Gestis Pelagii, c. 3, n" 9 et 11 ; contra Julian., 1. in, c. 18, n° 35 ; contra, duos Epist. Pelag.,]. iv, c. G, n" 10; de saint Fu'gence, L. i, ad Monim., c. 7, etc. Voy. Miséricorde.

Il ne s'ensuit pas de là que nous sommes en droit de ne pas craindre l'effet des menaces de Dieu, puis.jue souvent il les exécute d'une manière terrible, témoins les hommes antédiluviens, les Sodorniles, les Egyptiens, les Israélites idolâtres et rebelles, etc. Mais il n'a point accompli colles qu'il avait faites

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