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Benoît XII ane troisième. Le pape la por!e sur sa tête lorsqu'il donne la bénédiction au peuple.
TIERCE. Voxj. Heures canoniales.
TIEllCELiN, TIEUCELINE. Voy. Franciscain, Franciscaine.
T1EHCIAIB.Ë, homme ou femme qui est d'un tiers ordre de religieux. Comme la plupart des ordres monastiques ont subi des réformes, les réformés el les anciens ont été censés deux ordres différents. Us o:it nommé tiers ordre ceux qui formèrent dans la suite, pour quelque nouvelle raison, une troisième congrégation. Mais l'on a donné le même nom à une association de pieux laïques ou de gens mariés, qui contractent avec un ordre religieux une espèce d'affiliation, afin de participer aux prières et aux bonnes œuvres qui se font dans cet ordre , et d'en imiter les pratiques de dévotion, autant que leurs occupations el les devoirs de leur étal peuvent le leur permettre. Ils ne font point de vœ;jx ; leurs directeurs leur prescrivent seulement un règlement de vie propre à les soutenir dans la piété et la pureté des mœurs. La plupart des ordres religieux ont eu des tiers ordres. Comme tous oui commencé par la ferveur et par une vie exemplaire, un grand nombre de laïques, édifies de leurs vertus, ont désiré de les imiter et de s'associer à eux en quelque manière. Ceux qui ont fait le plus de bruit dans le monde sont les frères et sœurs du tiers ordre de Saint François. Lorsqu'une partie des religieux de cet ordre eurent fait un schismeavec leurs frères, dans le xnr elle xîv* siècle, sous prétexte d'observer plus étroitement la règle de leur fondateur, ils se révoltèrent contre toute espèce d'autorité, refusèrent d'obéir même au saintsiége, tombèrent dans des désordres et dans des erreurs : on les nomma fratricelles. Les tierciaires laïques, qui s'étaient mis sous leur conduite, se lièrent d'intérêt avec eux el donnèrent dans les mêmes excès ; ils furent nommés beggards et béguins ; l'on fut obligé de sévir contre les uns et les autres, et de les exterminer. Voy. Beggards, Fratiucelles, eic.
TLMQTHÉE, disciple et compagnon des voyages de saint Paul, pour lequel cet apôtre avait une affection singulière. 11 le sacra évêque, et le chargea de gouverner l'Eglise d'Ephèse, avant que saint Jean l'Evangéliste eût fixé sa demeure dans celte ville. Les Jeux lettres de saint Paul à Timotkéc sont un monument précieux de l'esprit apostolique ; elles renferment en peu de mots les devoirs qu'un pasleur doit remplir, les vertus qu'il doit avoir, les défauts qu'il doit éviter, les instructions qu'il doit douner aux fidèles dans les divers états de la vie ; il paraît qu'elles furent écrites dans les années 64 el 65, peu de temps avant le martyre de saint Paul, que l'on rapporte communément à l'an 63. Les Pères de l'Eglise recommandent à tous les ministres des autels la lecture assidue de ces deux lettres , aussi bien que ds la lettre à Tite, dout nous
allons parler, el ils en ont eux-mêmes donné l'exemple.
Dans l' Apocalypse, c. H, v. 1, sint Jean reçoit l'ordre d'écrire à l'évêque d'Epbèse, de louer ses travaux, sa patience, son zèle contre les méchants, sa vigilance à démasquer les faux apôtres, son courage à souffrir pour le nom de Jésus-Christ, mais de l'avertir qu'il s'est relâché de son ancienne charité. Si celle leçon regardait Timotliée , ce qui est incertain, il eu profita certainement, puisqu'il y a des preuves qu'il souffrit le martyre. Tillemont, tome II , pag. 142 ; Vies des Pères et des martyrs, tome 1,
paj
TJMOTHIENS. L'on nomma ainsi, dans le ve siècle , les partisans de Timolhée JElure, patriarche d'Alexandrie, qui, dans un écrit adressé à l'empereur Léon , avait soutenu l'erreur des eutychiens ou monophysites. Voy. Eutychtanisme.
T1TE, disciple de saint Paul, le suivit dans une partie de ses courses apostoliques. Comme l'Apôtre n'avait fait que passer dans Pile de Crèle el jeter les premières semences de la foi, il y laissa Tite qu'il ordonna évêque de celte Eglise naissante, afin qu'il achevât de la former, et lui recommanda d'élablir des pasteurs dans les villes, en lui désignant les qualités que devaient avoir ceux qu'il choisirait pour cet important ministère. Telles sont les instructions qu'il lui donna dans la lettre qu'il lui écrivit l'an 64. Elle est parfaitement semblable aux deux qu'il adressa à Timolhée, l'utilité en est la même. En les comparant, l'on est convaincu de l'erreur des protestants, qui affectent de supposer que du temps des apôtres les évoques ne s'attribuaient aucune autorité sur leur troupeau, que tout se réglait dans les assemblées des fidèles à la pluralité des voix, que ce gouvernement était purement démocratique. Voy. Evêque , Hiérarchie , Pasteur, etc.
TNETOPSYCH1QUES, hérétiques qui soutenaient la mortalité de l'âme ; c'est ce que signifie leur nom. Voy. Arabiques.
TOB1E, saint homme, juif de la tribu de Nephlbali , emmené en captivité avec les autres sujets du royaume d'Israël, par Salmanazar, roi d'Assyrie, sept cents et quelques années avant Jésus-Cbrist. Le livre qui porte son nom a été déclaré canonique par le concile de Trente, mais il est regardé comme apocrypbe par les protestants, parce qu'il n'est point renfermé dans le canon des Juifs. Il fut d'abord écrit en chaldaïvjue ; saint Jérôme le traduisit en latin, el sa version est celle de noire Vulgate. Mais il y en a une version grecquebeaucoup plus ancienne, dont les Pères grecs se sont servis dès le ir siècle. L'original chaUlaïque ne subsis!e plus; quant aux versions hébraïques qui en ont été faites, elles sont modernes ; la traduction syriaque a été prise sur le grec. La version latine est différente de la grecque en plusieurs choses; mais les savants donnent la préférence à celle-ci, parce que saini Jérôme avoue qu'il fit la sienne eu