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morts; il 8 ainsi prouvé l'universalité (ta
péché originel par l'uni versa! ilé de la re-
demption. Il en Ml de même au passage da l'Evangile : /-e Fils de l'homm ■ est venu chercher et snuver ce qui avait péi i ; cela nous démontre, dit-il, que toute la nature humaine avait péri par Le péché d' Adam, Epist. 1 8G, ad Paulin., c. vin, u. 27 ; donc il a pensé que Jésus-Chris ! est venu sauver tonte la nature humaine. Il cite ces antres paroles de saint Paul : Dieu et it en Jésus-Christ se réconciliant le monde. « Le monde; entier, dit-il, était donc coupable par Adam, il es! réconcilié par Jésus-Christ; 1. vi , cuntra Julian., eu, n. 15. Lorsque vous prétendez, ajoule-t-il a Julien, que plusieurs et non pas tous sont condamnés par Adam et délivrés par Jésus-Christ, vous vous déclarez parce trait horrible ennemi de la religion chrétienne. » lbid., cap. xxiv, n. 81. Nous persuadera- t-on que saint Augustin luimême s'est rendu coupable de ce trait horrible cl a renversé tous ses arguments ? « Selon le psalmisle, dit-il enfin, Dieu jugera avec équité le monde entier, non une partie, parce qu'il n'en a pas acheté seulement une partie; il doit juger le tout, parce qu'il « donné le prix pour le tout. » Enarr. in Ps. xcv, n. 15, in v. 13. Juda alla receler le prix de l'argent pour lequel il avait vendu le Seigneur, et il ne reconnut point le prix pour lequel le S igneur l'avait racheté ; in Ps. lxxviij, Scrm. 2, n. 11.
4-° Saint Augustin a pris plus d'une fois dans la rigueur des termes ces paroles de saint Jean : Le Verbe divin est la vraie lumière qui éclaire tout homme qui vient en ce monde; contra Faust., I. xxn, c. xin; Epist. ikO, ad honorât., c. m, n. 8 ; Serm. k, n. G et 7 ; Serm. 182, n. 5; Serin. 78, de Transpg. Domini; Enarr. m Ps. xcm, n. k\ Uetract , I. i, c. 10, etc. il lui applique ce que le psalmisle dit du soleil; que personne ne se dérobe à sa chaleur : Serm. 22, n. k- et 7. Mais comme les pélagiens abusaient de ces paroles pour prouver que Dieu donne la grâce de la foi et de la justification à tous également et indifféremment, œqualiter, indiscrète, indifferenter, à moins qu'ils ne s'en rendent positivement indignes, saint Auguslin soutint avec raison que ce n'est point là le sens de ce passage, et qu'il faut l'entendre autrement. 1! fil la même chose à l'égard de ces mois, Jésus-Christ est mort pour tous, parce e,ue les pélagiens en faisaient le même abus. En effet, ces deux passades ne prouvent point que Dieu donne également à lous la grâce de la foi et de la justification, comme le voulaient les pélagiens, mais ils prouvent (jue Dieu donne à lous des grâces actuelles intérieures et passagères, pour les excitera faire le bien et à éviter le mal, grâces que les pélagiens ne voulaient pas admettre; il s'ensuit donc que lous les hommes participent plus ou moins dans ce sens au bienfait de la rédemption; et saint Augustin, loin de nier celle vérité, la soutient de toutes ses lorecs. Aussi un protestant, quoique trèsporté par intérêt de système à méconnaître
le vrai sentiment d ce saint docteur, est forcé de convenir qu'il esl tn'-s d;lficilc de répondre aux théologien* qui soutiennent (ju i t Aognslii i cru l'raiversali é an bi if.iit de la rédemption. Basn ••/•■. lli-t. de l'Eglise, I. ai, cix, n.7. lia r ait mieux fait de 'lire <!!"• cela est impossible.