‹ Œuvres completes de Bergier (volume 4)Chapitre 167 sur 219 · VEN · texte numérisé non relu

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loi du talion. — De droit naturel, la vengeance et les représailles ne sont permises qu'à une nation offensée par une autre nation, parce qu'il n'y a point de tribunal supérieur ni de juge auquel elle puisse recourir pour obtenir satisfaction ; parce que chacune en particulier est chargée de sa propre conservation, et parce que la crainte estmalheureusement le seul frein qui puisse retenir en paix des voisins ambitieux. Lorsque le roi prophète demande à Dieu de venger son peuple des insultes de ses ennemis, il implore la justice divine, non pour satisfaire son propre ressentiment, mais pour la sûreté et le repos de sa nation : ce désir est très-légitime. Lorsqu'il semble demander vengeance contre ses ennemis personnels , nous avons observé ailleurs que ce ne sont ni des sentiments de haine ni des imprécations, mais des prédictions. Voy. Imprécation.

Les voyageurs ont observé que chez les peuples simples et non policés la vengeance est implacable, qu'elle paraît aggraver ses fureurs et sa cruauté à proportion de la bonté et de la bienfaisance de leur âme lorsqu' elle est dans son assiette naturelle, qu'il eu e>t ainsi des sauvages de l'Amérique, des nouveaux Zélandais , des Indiens de Madagascar, etc. Ainsi les nations chez lesquelles la vengeance est censée non-seulement un droit, mais un devoir qui passe des pères aux enfants , et qui perpétue les haines entre, les familles , sont encore à cet égard dans l'état de barbarie : on dit que tels étaient les Corses, avant que la crainte de la justice française n'eût étouffé chez eux cette frénésie. Mais s'il est encore un royaume dont les peuples se croient policés , doux, instruits, philosophes même, où l'on juge cependant qu'il est beau de laver la plus légère injure dans le sang de l'offenseur, et qu'il y a du déshonneur à ne pas vouloir commettre ce crime, comment faut-il qualifier cette nation? Voy. Duel.

Il y a néanmoins un cas dans lequel la loi de Moïse permettait, ordonnait même la vengeance particulière. Lorsqu'un homme «mi avait tué un autre volontairement, par haine ou par colère, te plus proche parent «lu mort qui succédait à tous ses biens, avait i roit de tuer le meurtrier partout où il le trouvait , Num., c. xxxv, v. 19 et 21. Il était .ippelé pour celle raison le rédempteur du tang , ou le vengeur du sang. Celte loi, qui a subsisté et qui subsiste encore chez plusieurs peuples, a eu pour motif de prévenir les homicides toujours très-communs dans les sociétés où il n'y a pas une police exacte et sévère. Un meurtrier volontaire ne pouvait guère espérer d'échapper loul à la fois à la justice publique et à la vengeance d<s parents du mort. Longtemps auparavant Dieu avait déjà dit à Noé et à ses enfants : Si quelqu'un répand le sang humain, son propre sang sera versé, parce que C homme est fait à l'image de Dieu [G en. ix, 6). — Pour ceux auxquels il était arrivé de tuer un homme involontairement par cas fortuit cl

sans dessein prémédité , Dieu avait fait désigner des villes de refuge dans lesquelles ils pussent se retirer et demeurer en sûreté, pendant que l'on examinerait s'ils étaient réellement coupables ou non. Si l'un d'eux sortait de cet asile, et qu'il fût rencontré par le vengeur du sang, celui-ci avait droit de le mettre à mort. Un meurtrier même involontaire ne récupérait la liberté et la sûreté qu'à la mort du grand prêtre, Num., c. xxxv, v. 28; Josue, c. xx, v. 2. Quoique l'homicide fortuit ne fût pas un crime, mais un malheur, Dieu voulait néanmoins que celui qui en était l'auteur fût puni par une espèce d'exil. Selon nos lois celui qui se trouve dans ce cas, et dont l'innocence est prouvée, doit cependant obtenir des lettres de grâce; parce qu'il est essentiel à la sûreté et au repos de la société, que tout homme évite jusqu'à la moindre imprudence capable d'ôter la vie à son prochain.

Quelques auteurs ont dit que le vengeur du sang qui tuait le meurtrier involontaire sorti de son asile, n'était point innocent dans le tribunal de la conscience, devant Dieu et selon le droit naturel, quoiqu'il fût à couvert de toute condamnation civile.

Celte décision ne nous paraît pas juste dans cette circonstance; le vengeur du sang était censé revêtu de l'autorité publique en vertu de la loi; ainsi ces paroles : Il sera sans crime, absque noxa erit , Num., ibid.t v. 27, doivent être prises à la rigueur; ce n'était plus une vengeance, mais une punition. Le meurtrier involontaire n'aurait pas dû violer la loi qui lui défendait de sortir de la ville de refuge avant la mort du grand piètre.

VÉNIEL (péché). Voy. Péché.

VEPRES. Voy. Hecres canoniales.

VÉRACITÉ DU DIEU. Attribut en verlu duquel Dieu ne peut ni se tromper lui-même, ni nous tromper lorsqu'il daigne nous parler. Cette perfection divine nous est connue par la lumière naturelle el par la révélation. Moïse dit à Dieu, Exod., c. xxxiv, v. 6 : Seigneur , souverain maître de toutes choses, vous êtes miséricordieux, patient, indulgent, compatissant et vrai, verax. Dieu lui-même force un faux prophète à lui rendre cet hommage, Num., c. xxm, v. 19 : Dieu n'est point , comme l'homme, capable de mentir , ni, comme un enfant, sujet à changer; quand donc il a dit une chose, ne la fera-l-il pas? lorsqu il a parlé, n 'accomplir a-t-il pas su parole? Dieu est vrai , dit saint Paul, mais tout homme est sujet à tromper (Rom. ni, k). Celui ci peut avoir une opinion fausse , parce que son inielligence est très-bornée , et il peut avoir intérêt d'en imposer à ses semblables : Dieu, dont la science est infinie, voit toutes choses telles qu'elles sont; il ne peut donc être sujet à l'erreur ; aucun besoin, aucun intérêt, aucune passion, ne peut l'engager à tromper ses créatures : Dieu , dit le Psalmiste , est fidèle dans lotîtes ses paroles , et saint dans (ouïes ses œuvfes (Ps. cxliv, 13). etc.

Sur celle perfection divine sont fondées la

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certitude de notre foi, la solidité de noire ner l'exemple du mensonge, non plus que espérance, Insoumission de notre obéissance; l'exemple du crime; jamais il n'y a pour c'est pour cela que nous devons croire sur nous un avantage réel à être trompés. Si la parole de Dieu les choses mômes que nous avions lieu de former le moindre doute nous ne comprenons pas. Dès qu'il nous en- sur la véracité infaillible de Dieu, nous ne seigne une doctrine, elle ne peut pas être pourrions plus rien croire de foi divine; fausse; lorsqu'il nous fait une promesse, il nous craindrions toujours que Dieu ne nous ne peut pas manquer de l'accomplir; quand enseignât une erreur pour quelque dessein il nous commande une action, ce ne peut pas que nous ne connaissons pas. Nous serions être on crime. Aussi la foi, prise dans toute même tentés de nous défier de la lumière son étendue, renferme la croyance de tout ce naturelle et de la raison qu'il nous a donqu'il nous a révélé, la confiance à ce qu'il nées; le pyrrbonisme absolu serait la seule nous promet, l'obéissance à ce qu'il nous vraie philosophie. Ainsi les anciens héréliordonne : telle est la foi justifiante dont saint ques qui prétendaient que le Fils de Dieu ne Paul a fait de si grands éloges. Par la même s'élait pas incarne réellement, mais seuleraison , Dieu ne peut pas permettre que ceux ment en apparence; qu'il n'avait pas eu qu'il a envoyés pour nous instruire tombent une chair réelle, mais fantastique ; que Dieu dans l'erreur et nous y induisent; ce serait avait fait illusion à tous ceux qui avaient lui-même qui nous tromperait et nous tendrait cru le voir, l'entendre, le toucher en chair et un piège inévitable. Celui qui vient du ciel, en os, choquaient les plus pures lumières

dit notre Sauveur, est au-dessus de tous du bon sens. Quant aux passages de l'Eeri-

Quicunque reçoit son témoigna/je atteste par ture où il est dit que Dieu trompe, aveugle,

là même que Dieu est vrai {Joan. m, 31). séduit, égare les pécheurs, nous les avons

Olui qui croit à ma parole ne croit pas en moi expliqués plus d'une fois; nous avons fait

(seul), mais en celui qui m'a envoyé (Joan.wi, voir qu'en les comparant à nos discours les

kk). Puisque vous croyez en Dieu, croyez plus ordinaires, il n'y reste aucune difficulté.

aussi en moi (Joan. xiv, 1), etc. Dès que Dieu Voy. Cause, Abandon, Aveuglement, En-

a révéla un homme de tous les caractères durc.ssb.uent, etc.

d'une mission surnature le et divine, nous - v . , r, , , , .

* „ , » ' i. . * \ éracite des livkes saints. C est surtout la ve-

devons croire a sa parole comme a celle de racilé quj domie de raulorUé à UI1 ,ivre< Aus moIg

Dieu, f oy. Mission. Evangiles, I'e.ntateuqce, Genèse, etc., nous avons

L'on accuse quelques théologiens scolas- prouvé la véracité de nos livres saints. tiques d'avoir enseigné que Dieu peul mentir et (romper, mais on a mal pris le VEUBE DIVIN. Terme consacré dans l'Esens de leurs expressions, ils ont dit crilure sainte et parmi les théologiens pour que Dieu pourrait mentir cl tromper, signifier la sagesse éternelle, le Fils de Dieu, s'il le voulait, mais qu'il ne peul pas le la seconde personne de la sainte Trinité, vouloir, parce qu'il est la sagesse et la égale et consubstanlielle au Père. Il est à sainteté même. C'est une de ces fausses remarquer que, dans toules les langues, les subtilités de logique auxquelles les scolasli- mots qui désignent la parole ont une signiques se sont trop souvent exercés, et qu'ils fication très-étendue; ainsi en français chose, auraient dû éviter pour ne pas scandaliser qui vient du latin causa et du grec xaJcw, les faibles. D'autres ont douté si Dieu ne parler ; en latin res, dérivé de fiu, je parle, I eut pas mentir et nous tromper pour notre en grec Kyoç, le ctiscours; dans les langues bien, comme le fait quelquefois un père à orientales emer, et deber, la parole, sont les l'égard de ses enfants, et un médecin à l'é- termes les plus génériques. Us expriment gard de ses malades. Il faut qu'ils n'aient non-seulement la voix articulée, mais la lait attention ni aux passages de l'Ecriture parole intérieure, les opérations de i'esprit, e,ue nous avons cités, ni aux perfections de la pensée, li raison, la volonté, la réflexion, la nature di\ inc. Dieu, dont la puissance et le dessein, une affaire, une action, etc., la sagesse sont infinies, a-t-il besoin d'un parce que tout cela se montre au dehors mensonge ou d'une illusion pour nous per- par la parole, et que rien ne se fait parmi suader et nous faire voiloir ce qu'il lui plaît? les hommes sans penser et parler. Comme Saint Paul ne veut pas que l'on profère un nous ne pouvons concevoir ni exprimer les mensonge afin de faire éclater davantage la attributs et les opérations de Dieu que par véracité de Dieu, ni que l'on fisse un mal analogie avec les nôtres, nous ne devons afin qu'il en arrive un bien, Rom., c. ni, v. pas être surpris de ce que emer et deber dans 7 el 8; à plus forte raison Dieu en est-il in- le texte hébreu, ).ôyo? dans les versions greccapable. Si un père et un médecin avaient ques et dans le Nouveau Testament, verbum d'autres moyens de rendre dociles les enfants dans la Vulgate, signifient non-seulement la cl les malades, sans douie ils n'auraient pas sagesse divine et l'acte de l'entendement direcours au mensonge pour y réussir; mais vin, mais encore l'objet et le terme subsi- Dieu manque -t-il jamais de moyens? L'E- stanl de celle opération, crilure réprouve celle comparaison, en di- Les théologiens ont dû former leur lansanl que Dieu nest pas comme l'homme, ca- gage, autant qu'il était possible, sur celui de pable de mentir. En le créant, Dieu lui a l'Ecriture sainte, après en avoir comparé les inspiré l'amour de la vérité aussi bien que passages. Conséquemmeht ils disent : Dieu, celui de la vertu, il lui a fait un devoir de se connaissant lui-même nécessairement et l'un el de l'antre; il ne peut donc nous don- de toute éternité, proJuil un terme ou un

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objet de celte connaissance, un Etre égal à lui-même, subsistant et infini comme lui, parce qu'un acte nécessaire, continuel et coéternel à la Divinité, ne peut pas être semblable à un ade passager et borné, ni stérile comme les nôtres. Aussi cet objet de la connaissance de Dieu le Père est appelé dans l'.Kcriture son Verbe, sa Sagesse, son Fils, limage de sa substance, la splendeur de sa gloire, etc. Les auteurs sacrés lui attribuent les opérations de la Divinité; ils en parlent comme d'une personne distincte du Père, ils le nomment Dieu comme le Père, etc. Les théologiens nomment génération cet acte de l'entendement divin par lequel Dieu produit son Verbe, parce que c'est le mot consacré dans l'Ecriture sainte à l'exprimer ; Prov. c. vin, v. 26 ; Hebr., c. i, v. 5, etc.

Nous ne devons pas être étonnés non plus de ce qu'un mystère si supérieur à l'intelligence humaine, que l'on ne peut concevoir ni expliquer par aucune comparaison, a été combattu par un aussi grand nombre d'hérétiques. Du temps même de saint Jean, les cérinlhiens et les ébionites, ensuile les gnosliques divisés en différentes sectes, Carpocrate, Basilide, Ménandre, P axéas, Noël, Sabeliius, Paul de Samosate, qui tous ont laissé des disciples; enfin les ariens et leurs descendants l'attaquèrent de diverses manières. Dans les deux derniers siècles, les socinions et leurs adhérents ont fait tous leurs efforls pour anéantir ce dogme essentiel et fondamental du christianisme. Quoique dans les articles Fus de Dieu et Tiunité, nous avons déjà traité plusieurs questions qui ont rapport à celui-ci, nous ne pouvons nous dispenser d'examiner encore ce qui est dit du Verbe divin dans l'Ecriture sainte, dans les ouvrages dos Pères, et la manière dont les hérétiques de notre temps ont travesti cette doctrine. Nous verrons donc, 1° si le Verbe divin e?t une personne subsistante de lou'c éternité; 2^ s'il est Dieu dans toute l'énergie et Sa propriété du terme; 3° si les Pères des trois premiers siècles ont été orthodoxes sur ce dogme de fui; k" si la notion du Verbe divin est empruntée de Platon,ou de quelque autre école de philosophie. § l'r. Suivant l Ecriture sainte, /e Viîiibs divin est une personne subsistante, et non une simple dénomination. C»Ue vérité est clairement enseignée dans l'Evangile de saint Jean, c. i, v. 1 : Au commencement était le Verbe; ce Verbe était en Zh'eu (ou avec Dieu) et il était Dieu : voilà ce qu'il était avec Dieu et au commencement. Toutes choses ont été faites par lui, et rien de tout ce qui est fait ne l'a été sms lui. En lui était la vie, et cette vie était la lumière des hommes; elle luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise.... C'était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde. Il était dans le monde, le monde a été fait par lui, et le monde ne lapas connu; il est tenu parmi les siens, et ils n'ont pas voulu le recevoir... Le Verbe s'est fait chair, il a demeuré parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire propre au Fils unique du Père, rempli de

grâce et de vérité... Personne n'a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous la révélé. Tel est le témoignage que lui a rendu Jean-Baptiste, etc. En effet, v. 34-, Jean-Baptiste rend témoignage que Jésus est le Fils de Dieu.

Rien de plus absurde et de plus impie que le commentaire par lequel Soein s'est attaché à travestir le sens de tout ce passage de saint Jean; c'est un exemple remarquable de la licence avec laquelle les hérétiques se jouent de l'Ecriture sainte. Voici sa paraphrase : Au commencement de la prédication de Jean-Baptiste, était le Verbe ou la parole, savoir, Jésus destiné à annoncer aux hommes la parole et les volontés de Dieu. Ce Verbe était en Dieu, il n'était encore connu que de Dieu, et il était Dieu par les qualités divines dont il était doué. Toutes choses qui concernent le monde spirituel et le salut des hommes, ont été faites par lui, et rien de ce qui concerne celle nouvelle création n'a été fait sans lui. En lui était la vie et la lumière surnaturelle des hommes, il en est le seul auteur ; mais celte lumière luit dans les /éncbrest peu de personnes la cherchent et veulent la connaître. Le Verbe a été chair; quoiqu'il soit appelé Dieu et Fils de Dieu, il a été cependant sujet aux faiblesses de l'humanité, aux humiliations, aux souffrances, à la mort.

Quand un homme aurait lu cent fois l'Evangile, lui viendrait-il à l'esprit d'y donner ce sens? Ou sait, par les témoignages du second siècle, rendus cinquante ou soixan'e ans tout au plus après la mort de saint Jean, que cet apôtre écrivit son Evangile pour réfuter Cérinlhe et les gnostiques, qui niaient non-seulement la divinité de Jésus-Christ, mais qui soutenaient que le monde n'est pas l'ouvrage de Dieu ; que c'est la production d'un esprit très-inférieur à Dieu ; que le Verbe ou le Fils de Dieu ne s'est pas réellement incarné, Iren., ado. Hœr., I. ni, c. ll.n.l. Si le sens decel apôtre était tel que les sociniens le prétendent, ce qu'il dit n'aurait servi de rien pour réfuter les hérétiques; il les aurait plutôt confirmés dans leur erreur. Mais entrons dans le détail. 1° il n'est point question dans saint Jean du commencement de la prédication de l'Evangile, mais du commencement de l'univers; ni delà naissance du monde spirituel, mais de la première création. Le mot de cet évangélistc est le même que celui de Moïse: Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. C'est ainsi que l'a entendu saint Paul, Hebr., c. i, v. 10. Il adresse au Fils de Dieu ces paroles du Ps. ci, v. 20 : Au commencement, Seigneur, vous avez fondé la terre, et les deux sont l'ouvrage de vos mains. Coloss., c. I, v. 10, il dit qu'en Jésus-Christ ont été créées toutes choses dans le ciel et sur la terre, les êtres visibles ci invisibles... Que tout a été créé et subsiste en lui et par lui. Cela est confirmé par un passage célèbre du livre des Prov., c. vm, v. 22, où la Sagesse dit, selon le texte hébreu : Jéhovah m'avait préparée pour Commencement de ses voies et pour principe de ses ouvrages; j'y ai présidé de

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