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saint Clément le Romain, à la fin de sa seconde lettre, enseignait la virginité- Voye2 les l'eres apost., t. I, pag. 189, col. 2.
Nous pourrions citer, au ni* siècle, saint Clément d'Alexandrie, Terlullien, Origènc et saint Cyprien ; mais les protestants ni leurs copis'es ne nient point le fait que nous prouvons, savoir que, dès la naissance de l'Eglise chrétienne, la virginité y a été singulièrement estimée, recommandée et pratiquée par un grand nombre de personnes. Ils soutiennent qu'en cela les premiers chrétiens se sont trompés, aussi bien que les Pères qui les instruisaient ; que ce préjugé n'était fondé sur aucun texte clair et formel de l'Ecriture sainte, et qu'il a produit dans lechristianisme beaucoup plus de mal que de bien. Déjà, au mot Célibat, nous avons prouvé le contraire : mais comme il s'agissait seulement alors de justifier le célibat des ecclésiastiques et des religieux, il nous reste à montrer non-seulement l'innocence, mais la sainteté de la virginité parmi les laïques, à faire voir que la persuasion dans laquelle ont été les premiers chrétiens, touchant le mérite de celle vertu, n'était ni un préjugé ni une superstition, mais une croyance solide, fondée sur les leçons de Jésus-Christ et des apôtres. I3 Le Fils de Dieu a voulu naître d'une vierge, et il a passé sa vie mortelle dans l'état de virginité. De ce qu'il a pris pour mère une vierge et qu'il est demeuré vierge luimême, tous ceux qui ont cru en lui ont dû naturellement conclure que cet état lui était agréable, qu'il y aurait du mérite à lâ< her de l'imiter à cet égard , autant qu'il était possible. Ils ont été confirmés dans celle pensée par les exhortations de saint Paul : Soyez mes imitateurs comme je le suis de Jésus-Christ. Soyez les imitateurs de Dieu (I Cor. iv, 16; xi, 1 ; E plies., v, 1). Que Li grâce soit avec tous ceux qui aiment Notre- Seigneur Jésus-Christ dans la pureté , ou dans la chasteté , c. vi, v. 24. Saint Jean, dans son Evangile, se nomme le disciple que Jésus aimait; au ne siècle de l'Eglise, on était persuadé que cette prédilection du Sauveur venait de ce que saint Jean était vierge et a continué de l'être toute sa vie, que pour celle même raison Jésus-Christ mourant lui recommanda sa sainte Mère; les manichéens mêmcis étaient dans celle croyance. Reausobre prétend qu'elle n'étail fondée que sur des livres apocryphes ; mais, dans un lemps où plusieurs disciples de cet apôtre vivaient encore, avait-on besoin de consulter des livres apocryphes pour savoir en quel état il avait vécu ? — 2° Notre divin Maître dit dans l'Evangile, Matth., c. v, v. 8 : Bienheureux les cœurs purs, parce quils verront Dieu. Celle pureté de cœur consiste dans l'exemption de toute pensée criminelle, de tout désir impur. Or, nous demandons qui sont ceux qui peuvent les écarter plus aisément, ceux qui pensent à se marier, ou ceux qui y renoncent pour toujours, et qui se séparent de tous les objets capables de les exciter ? Nos adversaires, par opiniâtreté , soutiendront sans doute
VIE