‹ Œuvres completes de Bergier (volume 4)Chapitre 181 sur 219 · VIG · texte numérisé non relu

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puisqu'elle était destinée à rappeler aux fuiéles le souvenir des mystères de notre rédemplion, à leur inspirer une tendre reconnaissance envers Jésus-Christ qui a daigné les opérer, et à renouveler la mémoire des persécutions et des combats par lesquels notre sainte religion s'est établie. Il s'y mêla sans doute quelque abus dans la suite, lorsque les mœurs des chrétiens se furent relâchées ; quelques personnes pieuses, surtout des femmes, s'avisèrent de pratiquer par dévotion des veilles particulières, de passer la nuit à prier dans les cimetières ; le concile d'Elvire en Espagne, tenu vers l'an 300, défendit cet abus, can. 33: « Nous défendons « aux femmes de passer la nuit dans les ci- « melières, parce que souvent elles commet- « lent des crimes sous prétexte de prier. » Aussi un concile d'Auxerre, de l'an 578, can. 3, défend de célébrer les veilles ailleurs que dans les églises. Act. concil. Harduini, !. III, pag. 443. — Sur la fin du ivl siècle, l'hérétique Vigilance blâma hautement les veilles qui se faisaient au tombeau des martyrs, parce qu'il n'approuvait ni le culte rendu aux martyrs, ni le respect que l'on avait pour leurs reliques ; il soutint que ces veilles étaient une occasion de débauche et qu'il s'y commettait des désordres. Saint Jérôme prit la défense de tous ces usages et écrivit contre Vigilance. 11 prouva la sainteté des veilles par l'exemple de David qui se levait au milieu de la nuit pour louer Dieu, ps. cxvui, v. G2 ; par l'exemple de Jésus- Christ même qui passait souvent la nuit à prier, Luc,, c. vi, v. 12; par le reproche qu'il fil à ses apôtres de ce qu'ils ne pouvaient pas veiller pendant une heure avec lui, Maiih., c. xxvi, v.40; par la conduite des ajôlres et des premiers fidèles, Act., c.xn, v. 12; c. xvi, v. 25; par les leçons et les exemples de saint Paul, Il Cor., c. vi, v. 5; c. xi, v. 27, etc. Au sujet des désordres qui pouvaient en arriver, il dit que l'on abuse de tout, et que l'usage de ce qui est bon ne doit pas être aboli pour cela.

Comme les protestants ont retranché du christianisme tout ce qui les incommodait, l'abstinence , le jeûne , les veilles, etc., et qu'ils ont adopté la doctrine de Vigilance, ils ont entrepris de réfuter saint Jérôme. Barbeyrac surtout, Traité de la Morale des Pères, c. 15, § 21, a écrit sur ce sujet avec toute la hauteur et le mépris que ses pareils ont coutume d'affecter à l'égard des docteurs de l'Eglise. Il ne répond rien aux paroles de David, il dit que Jésus-Christ rccorninandc la vigilance, non du corps, mais de l'âme, c'est une fausse'.é : les passages que nous avons cités, et l'exemple du Sauveur, démontrent qu'il recommandait l'une et l'autre ; il en est de même des leçons cl de la conduite des apôtres. Saint Paul, dit-il, prêche seulement l'assiduité à la prière, cela est encore faux ; il y joint le jeûne et les veilles, il exhorte les fidèles à prier la nuit aussi bien que pendant le jour. — Les prophètes et les apôtres, continue Beausobre, ont veillé, ou pour des exercices particuliers

de dévotion, ou par nécessité. Nous soutenons que les veilles étaient par elles mêmes un exercice particulier de dévotion ; elles n'avaient pas lieu tous les jours, mais seulement au jour anniversaire de la mort des martyrs et aux fêtes principales des mystères. Voy. Martyre, Reliques, Vigilance, etc. Ce n'est donc point saint Jérôme qui abuse horriblement de l'Ecriture sainte, c'est plutôt son censeur qui en pervertit le sens ; il a peine à retenir son indignation, nous retiendrons la nôtre, quoiqu'elle serait beaucoup mieux fondée.

Il ne s'ensuit pas de là, dit-il, qu'il est bon que les hommes et les femmes aillent en troupe veiller au tombeau d'un martyr, au hasard de mille infamies, dont on a une expérience certaine. >ous nions cette expérience prétendue, et nous allons voir qu'elle est très-mal prouvée. On nous cite d'abord le trente-cinquième canon du concile d'Elvire, que nous venons de rapporter : qu'al-il défendu? I.cs veilles .particulières et arbitraires de quelques femmes qui allaient passer la nuit dans les cimetières sous prétexte de dévotion. Mais il y a de la mauvaise foi à confondre ces veilles de caprice avec les veilles solennelles qui se faisaient au tombeau des martyrs par les fidèles assemhlés pour y célébrer les saints mystères, y prier et y louer Dieu. Ce n'est certainement pas de ces dernières que le concile a voulu parler. Beausobre n'a pas été plus sincère lorsqu'il a voulu prouver, par le même canon, que les femmes avaient été bannies de ces assemblées nocturnes; Hist.du Munich. t I. II, I. ix, c. 4, p. G67. C'est ainsi que les protestants travestissent les monuments do l'histoire ecclésiastique. — Ils allèguent , en second lieu, ce passage de Tertullien, ad Uxorem, 1. h, cap. 4 : « Quel mari souffrirait patiemment dans les assemblées nocturnes, où l'on est obligé quelquefois de se trouver, qu'on lui ôlàt sa femme de son côlé ? Lequel enfin ne craindrait pas de voir, à la fêle de Pâques, sa femme passer la nuit hors de son logis? » Mais ils savent bien que Tertullien parlait d'un mari païen qui aurait épousé une femme chrétienne ; or, ce mari n'<;urait pas pu savoir où allait son épouse, lorsqu'elle le quittait pendant la nuit pour assister à une veille, soit à Pâques, soit dans un autre temps ; il était donc naturel qu'il en eût de l'inquiétude. Il est constant que Tertullien a écrit ses deux livres à sa femme pour la détourner, s'il venait à mourir, d'épouser un païen ; mais nos censeurs malicieux font semblant de croire qu'il parlait d'un mari chrétien qui ne voulait pas accompagner son épouse à une veille, ou qui, s'y trouvant avec elle, ne voulait pas qu'elle quittât son côté. Si Tertullien avait soupçonné le moindre danger dans ces assemblées nocturnes, lui qui était si sévère, il n'aurait pas dit que l'on pouvait être obligé de s'y trouver ; il aurait tonné contre cet usage. — Ils prétendent, en troisième lieu, que saint Jérôme lui-même est convenu que dans ces veilles il se commettait souvent des

crimes ; il ilil : « La faute et l'égarement des jeunea gens el uVs femmes débauchées, que

l'on rencontre souvent pendant la nuit, ne doivent pas être imputes aux hommes religieux ; el parce que, la veille de Pâques, le même désordre arrive ordinairement, la religion ne doit recevoir aucun préjudice du libertinage d'un petit nombre de débauchés qui sans ces veilles peuvent également pécher, ou chez eux, ou dans d'autres maisons. » Adversus Vigilant., Op. t. IV, col. 283. S'ensuit-il de là que ces veilles fournissaient aux libertins des deux sexes une occasion de plus pour pécher, comme le soutient Barbcyrac? Le même saint Jérôme défend à une jeune vierge d'aller à l'église s.ins sa mère et de s'écarter d'elle dans les veilles et les assemblées nocturnes, lipist. ad Lœtam, ibicl., col. 594. Cela se fait encore aujourd'hui, lorsque les mères sont véritablement chrétiennes ; mais il est ridicule d'alléguer, pour preuve d'un désordre, les précautions mêmes que l'on prend pour qu'il n'arrive point. — On cite, en quatrième lieu, une lettre écrite par saint Augustin vers l'an 392, dans laquelle il se plaint de ce qu'en Afrique on se permet 1rs festins et l'ivrognerie, non-seulement dans les fêles des martyrs, mais tous les jours, et à leur honneur. Epist. 22, n. 3 et 4. Dans celle lettre même saint Augustin témoigne que ce désordre n'a pas lieu dans l'Italie ni dans les autres Eglises au delà de la mer, qu'il n'y a jamais régné, ou qu'il a été réformé par les soins el la vigilance des évêques. Croit-on que quand il n'y aurait jamais eu de fêtes des martyrs, les Africains en auraient été moins adonnés aux débauches de la table? Une preuve que ce même vice n'avait pas régné pendant les quatre premiers siècles, du moins hors de l'Afrique, c'est qu'aucun des Pères qui ont parlé des veilles ne l'a reproché aux chrétiens.

Par un nouveau trait de prévention, Barbeyrac prétend que ce fut pour arrêter ce désordre que l'on ordonna le jeûne pour les veilles des fêtes; c'est une fausse imaginalion : le jeûne a fait parlie essentielle des veilles depuis l'origine. Les protestants ne peuvent en disconvenir, puisqu'ils ont observé que les veilles des martyrs el des autres fêles furent instituées sur le modèle do celle de Pâques; or, on jeûnait certainement ce jour- là. Dans Minutius Félix, c. 8, l'accusateur des chrétiens leur reproche en même temps les assemblées nocturnes et les jeûnes solennels ; l'auteur du dialogue in'itulé Philopatris l'a imiié. Est-il croyable d'ailleurs que les premiers chrétiens qui jeûnaient régulièrement deux fois par semaine, et que Tertullien appelle des hommes desséchés par le jeûne, ne l'aient pas pratiqué pour se préparer à la célébration d'une lé e? Saint Paul, // Cor., c. ri, v. 5, joint le jeûne avec les veilles. C'est de cette circonstance rué. ne que naquit l'abus dont se plaignent les protestants, et qu'ils exagèrent très-mal à propos. Il était naturel que les fidèles qui osaient jeûné la veille et qui

avaient passé a nuit en prières, fissent un repas en rentrant chez eux ; et comme c'était un jour de fête, on y mettait un peu peu plus d'appareil que les autres jours. Ceux qui étaient naturellement intempérants s'y livrèrent à des excès ; voilà ce que déplorait saint Augustin ; mais il ne s'ensuit pas de ses plaintes que le très-grand nombre des chrétiens étaient coupables de ce désordre ; il faut en revenir à la maxime de saint Jérôme , que le vice d'un petil nombre ne doit point porter préjudice à la religion.

Qu'aurait pu répliquer Barbeyrac, si on lui avait soutenu que le jeûne solennel observé par les proleslants deux fois l'année est une momerie et un abus ? Il est constant que, dans ces jours, les jeunes personnes vont au prêche plus parées qu'à l'ordinaire; qu'avant d'y aller, plusieurs se munissent d'un déjeuner gras el se remettent à table au retour : nous avons été témoin oculaire de ce fait, et lorsque nous en avons témoigné notre é'onnement, on nous a dit que, selon l'Evangile, ce n'est point ce qui entre dans la bouche de l'homme qui souille son âme. C'est ainsi qu'en abusant de l'Ecriture sainte les prolestants justifient lous les autres abus. Lorsque saint Jôiôme répond à Vigilance que l'usage de ce qui est bon ne doit pas être aboli à cause des abus : « Fort bien, réplique notre censeur ; mais il faut que la chose dont il s'agit soit véritablement bonne et d'une nécessité indispensable. » Qu'il nous prouve donc que les prétendus jeûnes de sa secte sont meilleurs en eux-mêmes et d'une nécessité plus indispensable que les veilles des chrétiens du ve siècle. Enfin il s'obstine, aussi bien que Beausobre, à soutenir que ces veilles étaient une imitation de celles des païens, une pratique venue du paganisme, el qui naturellement devait y conduire. Il a cilé en preuve Arnobc, contra Gentes, 1. v, el cet auteur n'en dit pas un mot. Nous voilà donc réduits à croire que Jésus-Christ et ses apôtres copiaient les païens lorsqu'ils passaient les nuits à veiller et à prier, ou que les premiers chrétiens se sont proposé de suivre plutôt l'exemple des païens que celui de Jésus-Christ et des apôtres. Il est du moins bien certain que, dans les veilles de Bacchus, de Cérès et de Vénus, leurs adorateurs ne passaient pas la nuit à jeûner, à prier et à lire des livres saints, et que les occupalions des chrétiens pendant les veilles ne ressemblaient guère à celles de leurs ennemis et de leurs persécuteurs. Nous serions mieux fondés à dire que ce sont nos censeurs qui imitent la conduite des païens, qui répèlent leurs calomnies contre les premiers fidèles, qui poussent même la malignilé plus loin que Cécilius dans Minulius Félix, que Celsc, Porphyre et Julien dans leurs écrits contre notre religion, et qui fournissent sans cesse aux incrédules des armes contre elle ; mais cela ne les louche point : Barbeyrac, après toutes les inepties de sa diatribe, s'esl flallô d'avoir confondu saint Jérôme. Voy. Thomassin, Traité du

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Jeûne, 1" partie, cliap. 18; n' partie, o. 14.

VIGILES DES MORTS. L'on nomme ainsi les matines el les laudes de l'office des mûris, que l'on chante, ou aux obsèques d'un défunt, ou au service que l'on fait pour lui. Par un statut dressé l'an 1215 pour l'université de Paris, on voit que ces vigiles se chantaient pour lors pendant la nuit. Thomassin, ibid.

VINCENT de Lérins, Gaulois de naissance el moine du célèbre monastère de Lérins près de Marseille, mourut l'an 450, on ignore à quel âge. Il composa, l'an 434, trois ans après le concile général d'Ephèse, un Irès-bon ouvrage intitulé : Tractatus Peregrini, pro catlïolicœ fidei antiquitate, etc. Il est plus connu sous le nom de Commonitoraim, ou avertissement contre les hérétiques ; il prouve que la règle de la vraie foi est d'abord rEcriture sainte, et que le sens de ce livre divin doit êlre déterminé et fixé par la tradition de l'Eglise ; ainsi la vraie doctrine de Jésus-Christ est ce qui a été cru, enseigné el professé dans tous les lemps, dans tous les lieux el par tous les fidèles, quod ubique, quod semper, quod ab omnibus; pour la connaître, il faut s'allacher à l'anliquité, à l'universalité, à l'uniformité de l'enseignement et de la croyance : in omnibus sequamur anliquilatem , universitalem, consensionem. La meilleure édition de ce traité est celle qu'a donnée Baluze.

De lout lemps on a reconnu le mérite de cet ouvrage, plusieurs protestants en sont convenus, quoique intéressés par système à le contredire. Mosheim, Ilist. ecclés., V siècle, ir part., c. 2, § 11, avoue que Vincent de Lérins s'est acquis une réputation immortelle par son petit, mais excellent traité contre les sectes. Cave, Uéeves et d'autres Anglais en ont parlé de même, mais d'autres critiques n'ont pas élé aussi équitables. Le traducteur de Mosheim soutient que ce livre ne mérite pas les éloges que l'on en a faits: je n'y vois, dit-il, qu'une vénération aveugle pour les anciennes opinions, préjugé funesie aux progrès de la vérité, et le dessein de prouver qu'il faut s'en rapporter à la tradition pour fixer le sens de l'Ecriture. Tel a été en effet le dessein de l'auteur, et il a prouvé celle vérité par des raisons auxquelles les prolestants n'ont encore pu rien opposer de solide. Voy. Tradition. La méthode contraire a laquelle ils se tiennent, loin de favoriser les progrès de la vérité, n'a produit parmi eux que des erreurs ; témoin la multitude de celles qui sont nées chez eux, el qui les a divisés en une infinité de sectes.

Basnage, Hist. de l'Eglise, 1. xx, c. 6, § 7, a poussé beaucoup plus loin la prévention contre ce même ouvrage; il prétend que Vincent n'a fait son Commonitoire que pour établir le semi-pélagianisme duquel il était imbu ; les preuves qu'il en donne sont, 1° que c'était pour lors l'erreur dominante dans le monastère de Lérins, où Vincent étail moine ; 2° qu'il est l'auteur des objections contre la doctrine de saint Augustin, auxquelles

saint Prosper a répondu dans son livre initiale : Responsio ad objecliones Vicentianas. 3' Le sentiment des semi-pélagiens était que l'homme peut désirer, chercher, demander la grâce, par ses propres forces ; or, cela se trouve en mêmes termes dans le Commonitoire, c. 37, où Vincent tourne en ridicule ceux qui soutiennent qu'il y a une grâce personnelle que l'on peut avoir sans frapper, sans la chercher et sans la demander. 4° 11 en appelait à l'antiquité comme tous les semi-pélagiens, et il traitait comme eux de nouveauté la doctrine de saint Auguslin. 5° En faisant semblant de louer la lettre du pape Céleslin aux évêques des Gaules, il en travestit le sens pour le tourner en sa faveur. 6° Plusieurs auleurs catholiques et savants sont convenus du semi-pélagianisme de Vincent et l'ont prouvé.

Il n'est pas difficile de faire voir que toutes ces accusations sont ou des faussetés ou des soupçons sans fondement. En premier lieu, Cassien, que l'on regarde comme le premier auteur du semi-pélagianisme, était abbé de Saint-Victor de Marseille , et non moine de Lérins; Fauste de Riez, autre défenseur de la même erreur, n'a écrit sur la grâce que plus de vingt ans après la mort de Vincent. Hist. litt. de la France, t. Il, pag. 591. Cassien ni Fausle n'ont pas caché leurs sentiments; pourquoi Vincent aurait-ii dissimulé les siens? Il parle tout autrement que ces deux personnages, nous le verrons ci-après ; donc il ne pensait pas de même. Cent fois les protestants ont répété que, pour accuser un auteur d'hérésie, il faut avoir des preuves formelles et positives ; où sont celles que l'on produit contre Vincent? Des conjectures malicieuses, des interprétalions forcées, des suppositions hasardées, ne sont pas des preuves. — En second lieu, ceux qui attribuent les objections de Vincent à celui de Lérins, ne sont fondés que sur la ressemblance du nom, préjugé frivole, et ils pèchent en cela contre toute vraisemblance. Si saint Prosper avait eu les mêmes soupçons qu'eux, il aurait certainement ménagé davantage ses expressions. 11 dit, dans sa prélace, que les auleurs de ces objections n'agissent que par envie de nuire, qu'ils forgent des mensonges et des blasphèoies, qu'ils les débitent en public et en particulier, qu'ils en dressent une liste diabolique, qu'ils les font valoir afin d'exciter la haine contre lui, que les inventeurs de ces calomnies doivent êlre punis, il n'aurait p;is convenu à un laïque, tel que saint Prosper, de traiter ainsi Vincent de Lérins, prêtre et moine respectable par ses talents et par ses vertus. D'autre part, si Vincent s'était scnli attaqué personnellement par ces invectives, il n'aurait pas parlé avec tant de modération des accusateurs des semi-pélagiens, en faisant mention de la lettre que le pape Céleslin écrivit aux évêques des Gaules, à la prière de Prosper et d'Hilaire. Enfin, il était Irop équitable pour travestir la doctrine de saint Auguslin d'une manière aussi indigne que l'a fait l'aulcur des objections. — En

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