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c. xiii, v. i. 2° Comme les fidèles doués du mémo esprit étaient en assez grand nombre,
si l'un d'entre eux avait avancé une révélilion fausse ou douteuse, il aurait été convaincu d'erreur par ceux qui avaient reçu de Dieu le discernement des esprits, c. an, v. 10. 3° L'on ne recevait comme vraies prophéties que celles qui annonçaient dos événements contingents et dépendants du libre arbitre des hommes ; lorsqu'il y avait de l'obscurité, elles pouvaient être expliquées par ceux qui avaient le don de les interpréter, c. xiv, v. 29, ou l'on attendait que l'événement en eût confirmé la vérité. iu Celles qui ne pouvaient servir à l'édification de l'Eglise, mais seulemeut à satisfaire une vaine curiosité, ne furent jamais censées élre des révélations divines, c. xiv, v. 3. 5° L'on rejeia toujvmrs celles qui avaient pour auteurs des hérétiques , parce qu'elles manquaient des caractères exigés par saint Paul, et parce que Jésus-Christ, qui a promis le Saint-Esprit à son Eglise, ne peut pas l'accorder aux socié'és révoltées contre elle. Z>iew, "dit ce même apôtre, n'est pis h Dieu de la dissension, m sis de la paix, c. xiv, v. 33. 0° L'on voulait que toute prédiction eût été prononcée de sang- froid, et non dans les accès d'une espèce de fureur, comme les prétendus oracles des païens ; saint Paul a dit que l'esprit des prophètes leur est soumis, v. 32; il voulait que tout se fit avec ordre et décence, v. 40.
Dodwel a donc raison de conclure que des visions prophétiques , revêtues de tous les signes dont nous venons de parler, ne peuvent donner prise au mépris ni aux railleries des incrédules. Mais il n'a consulté que les préjuges du protestantisme, lorsqu'il a décidé que ce don ilu Saint-Esprit n'a subsisté dans l'Eglise chrétienne que jusqu'au temps de Constantin ; et qu'il n'y en a plusdj vestiges depuis cette époque. 11 suppose faussement qu'Eusôbc l'insinue ainsi, ll'xl. ecc'és., 1. vu, c. 32. Si, en exposant les latents et les vertus des saints évêques de son temps, il n'a rien dit de leurs révélations ni de leurs miracles, ce silence ne prouve rien, il n'a rien dit non plus de la plupart des faits que nous avons cités dans les deux siècles précédents. Il est encore faux que les docteurs du ivc siècle aient été étonnés de celle prétendue cessation de l'esprit prophétique, et qu'ils en aient recherché les raisons ; D.nivvel, qui l'affirme ainsi dans sa Dissert., § 22, n'eu donne aucune preuve; c'est a nous d'en apporter du contraire. 1* Au mat Miracle, § », nous avo:is fait voir qu'il s'en est opéré dans l'Eglise au iv' siècle , ;iu v et dans les suivants; pourquoi n'y auraii-il eu plus de révélations? L'un de ces dons ne vient pas moins du Saint-Esprit que l'autre. De même que Jé»us-Chrisl n'a mis aucune resli iclion eu promettant le premier à ceux qui croiraient en lui, Marc, c. xvi, v. 17; Joan., c. xiv, v. 12; il n'en n point mis non plus à la promesse de l'esprit de vérité, Joan., c. xvi, v. 13 ; il l'a promis •tu contraire pour toujours , in (e'ernuut,
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c. xiv, v. 10. Si l'un de ces dons était capable de contribuer beaucoup à la conversion des païens, comment prouvera l-on que l'autre n'y servait de rien ? 2' Puisqu'il faut des faits ei îles témoignages, Théodore!, Ilist. ecelés., I. ni, c. 23 et 2ï, rapporte que la mort de l'empereur Julien fut annoncée positivement par des chrétiens, plusieurs jours avant que l'on pûi en recevoir la nouvelle. La révélation faile à saint Ambroise des reliques des saints martyrs Gervais et Protais , et les miracles qui se firent à celte occasion, sont attestés par saint Augustin, témoin oculaire, et par d'aulres. Les prédiclions et les miracles de saint Martin ont éléécrils par Sulpice Sévère, qui avait été son disciple, et qui en avait vu de ses yeux la plupart. L'élection des saints évêques de ce même siècle a été souvent faite en vertu d'une révélation divine, et plusieurs ont prédit distinctement le jour et l'heure de leur mort. Nous savons que les protestants les plus hardis ont traité de fables, de fraudes pieuses , d'impostures et de fourberies tout ce qui s'est fait dans ce genre au iv et au ve siècle , mais ils n'ont pas respecté davantage ce qui est arrivé au n* et au iiie. Dodwel et les anglicans no peuvent faire aucun reprocha contre les témoins postérieurs, qui n'ait été allégué par les luthériens, par les calvinistes, p.ir les socinieus, contre les Pères de l'Eglise les plus anciens. C'est donc aux anglicans de nous apprendre pourquoi les mêmes règles de critique ne doivent pas avoir lieu à l'égard des uns et des autres. Aussi c'est ici un des points sur lesquels ils sont accusés par les autres protestants de ne pas raisonner conséquemment. 3" il est conslanlqu'ati ive siècle cl même au v% il restait encore beaucoup de païens à convertir dans les Gaules, que les vertus et les miracles de saint Martin et d'autres saints évêques y ont infiniment contribué. Les Anglo-Saxons ne reçurent la foi chrétienne qu'au vi, et les autres peuples du Nord encore plus lard. De quel droit peut-on supposer que Dieu a opéré ces conversions par des moyens tout différents de ceux dont il s'est servi au commencement du christianisme ? Il n'est pas moins certain que, parmi ceux qui y ont travaillé, il y a eu des hommes qui ont imité le désintéressement, la pauv relé, le courage et la constance des apôtres ; sur quoi fandé souliendra-t-on que Dieu n'a pas coopéié à leur zèle, comme il a fait à celui des premiers prédicateurs de l'Evangile, par des moyens surnaturels? Ce zèle a produit les mêmes effets, donc il a eu les mêmes causes. Ces saints hommes ont obéi au commandement de Jésus-Christ , ils ont compté sur ses promesses, ils se sont sacrifiés pour lui et pour le salut de leurs frères ; ceux qui les accusent des vices les plus odieux, manquent tout à la fois aux règles de la saine critique, et à la reconnaissance qu'ils doivent à Dieu pour la conversion de leurs aïeux. Voy. Missions.
Dans tous les siècles, il a pu y avoir trop de crédulité d'une part et un faux zèle de l'autre , m;iis il eu a été de même du temps
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des apôtres , puisque saint Jean ordonnait aux fidèles de ne pas croire à tout esprit, mais de mettre les esprits à l'épreuve, pour savoir s'ils sont de Dieu, / Joan., c. iv, v. 1, et que saint Paul prescrivait des précautions pour n'y pas être trompé. Plusieurs incrédules tournaient en ridicule les révélations dont parlait saint Cyprien. S'ensuilil de là que Dieu n'est l'auteur d'aucune révélation ni d'aucun miracle? Ce n'est donc pas selon les intérêts de système qu'il faut en juger, mais selon les règles de sagesse et de circonspection prescrites par les apôtres. Pour nous qui n'avons ni deux poids ni deux mesures, nous croyons que le bras du Seigneur n'est pas raccourci, qu'il a toujours voulu la conversion des peuples, et qu'il n'a pas cessé d'y coopérer; qu'il ne veille pas moins sur son Eglise dans un siècle que dans un autre; qu'un auteur digne de foi qui atteste un fait surnaturel doit êire cru, dans quelque pays et dans quelque siècle qu'il ait vécu.
11 est impossible que, pendant un espace de dix-sept cents ans, il n'y ait pas eu une infinité de personnes qui ont cru faussement avoir eu des visions prophétiques, ou avoir reçu des révélations. Souvent on ne s'est pas donné la peine de les examiner, parce que ces faits n'avaient aucune relation avec le dogme, ni aucune influence sur la doctrine de l'Eglise; ainsi le laps des temps leur a donné un certain crédit. Les prolestants ont eu grand soin de les recueillir, d'en contester l'authenticité, et surtout d'y jeter du ridicule. Ils en ont conclu que les dogmes et les usages de l'Eglise catholique qui leur déplaisent n'ont été fondés que sur des fables et des impostures. C'est comme si l'on disait : de tout temps il y a eu de faux monnayeurs cl de la fausse monnaie; donc il faut bannir du commerce toute espèce de monnaie.
Vision oe Constantin. Voy. Constantin.
VISITATION, fêle célébrée dans l'Eglise romaine en mémoire de la visile que la sainte Vierge rendit à sa cousine Elisabeth. Il est dit dans l'Evangile, Luc, c. i, v. 36, que l'ange Gabriel, en annonçant à Marie le mystèçe de l'incarnalion, lui apprit que sainte Elisabeth, sa cousine, qui jusqu'alors avait éié stérile, était grosse de six mois; que Marie s'empressa d'aller voir cette parente qui demeurait avec Zacharie son mari, dans une des villes de la tribu de Juda. Il paraît que c'était à Hébron, ville située à vingt-cinq ou (rente lieues de Nazareth. On présume que la sainte Vierge partit le 26 mars, et arriva le 30 à Hébron. Elisabeth n'eut pas plutôt entendu sa voix, qu'elle sentit son enfant tressaillir dans son sein : elle lui dit : Vous êtes bénie entre toutes tes femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. Ce fut alors que Marie prononça le cantique sublime qui commence par Magnificat, et que l'Eglise répète tous les jours dans l'office divin. Après avoir demeuré environ trois mois chez sa cousine, elle retourna à Nazareth ; peu importe de savoir si elle partit
avant ou après les couches d'Elisabeth. Il est bon de remarquer que ces deux saintes personnes ont montré dans cette circonstance des connaissances et des lumières qu'elles ne pouvaient naturellement avoir. Il est dil qu'Elisabeth fut remplie du Saint- Esprit; elle s'écria : D'où me vient cette faveur, que la mère de mon Seigneur vienne à moi? L'enfant que je porte viml de tressaillir de joie. Vous êtes heureuse d'avoir cru, parce que tout ce qui vous a été dit par le Seigneur s'accomplira. Ainsi Elisabeth sut par révélation tout ce que l'ange du Seigneur avait dit à Marie, et comprit le mystère de l'incarnation. Elle ajoute que le mouvement de son enfant a été un tressaillement de joie ; ce ne fut donc pas un mouvement naturel. On en conclut que Jean-Baptiste, dans le sein de sa mère, fut éclairé d'une lumière divine, et fut sanctifié par la présence du Verbe incarné dans le sein de Marie. La sainle Vierge de son côté loue le Seigneur dans le style le plus sublime des prophètes, et montre l'humilité la plus profonde; elle rappelle le souvenir des grandes choses que Dieu a faites en faveur de son peuple, et reconnaît en elle l'accomplissement des promesses qu'il avait faites à Abraham et à sa postérité.
Les commentateurs protestants paraissent peu touchés de toutes ces circonstances; ils semblent n'y rien voir de surnaturel ; on est scandalisé en lisant les remarques toutes profanes de Beausobre sur ce chapitre de saint Luc ; il y affecte de comparer plusieurs expressions de la sainte Vierge avec celles des auteurs païens.
Quant à l'institution de la fêle, le premier qui ait pensé à l'établir est saint Bonaventure, général de l'ordre de Saint-François ; il en fit un décret dans un chapitre général tenu à Pise, l'an 1263, pour toutes les ég'ises de son ordre. Dans le siècle suivant, le pape Urbain étendit colle fêle à toute 1 Eglise ; si bulle, qui est de l'an 1379, ne fui publiée que l'année suivante par Boniface IX son successeur. En 1431, le concile de Bâle l'ordonna de même pour toute l'Eglise et en fixa le jour au 2 juillet. Quoique cette institution ne soit pas ancienne, elle est trèsconforme à l'esprit du christianisme, qui est de nous rappeler souvent en mémoire les principales circonstances des mysières do notre rédemption. La sainte Vierge ellemême nous en adonné l'exemple, puisqu'elle célèbre dans son cantique les bienfaits que Dieu avait accordés à son peuple, mais qui ne sont pas d'un aussi grand prix que ceux dont il nous a comblés par l'incarnation dj son Fils.
Visitation (religieuse de la), ordre fondé l'an 1610, à Annecy en Savoie, par saint François de Sales, et par sainle Jeanne- Françoise Frémiot, baronne de Chanlal. Ce ne fui dans son origine qu'une congrégation de filles el de veuves destinées à visiter, à consoler et à soulager les malades et les pauvres, et qui prenaient pour modèle la sainte Vierge dans la visite qu'elle fil à sa cousine; elles ne firent d'abord que des
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\reux simples. Mais par le conseil au cardinal de Marquemonl, archevêque de Lyon, saint François de Sales consentit, contre son premier dessein, à ériger cette congrégation <>n ordre religieux, afin de lui donner plus de solidité. 11 est principalement destiné aux personnes d'un tempérament faible, et qui ne pourraient pas soutenir un régime austère. Il y en a trois maisons à Paris. Ordinairement ces religieuses prennent de jeunes personnes en pension, poor les élever dans la crainte de Dieu et les former à la piété. Cet institut a été confirmé par Paul V.
VOCATION ; ce terme , dans le Nouveau Testament, signifie ordinairement le bienfait ». ne Dieu a daigné accorder aux Juifs et aux (lentils en les appelant à croire en Jésus- Christ , par la prédication de l'Evangile. Saint Paul nomme constamment les fidèles, les bien-aimés de Dieu, appelés à la saintelé : ddectis Dei, vocaiis sanctis, Rom., c. i, v. 7, etc. Saint Pierre, Epist. I, c. î, v. 10. les exhorte à rendre certaine, par de bonnes œuvres, leur vocation et le choix que Dieu a fait deux. En second lieu, vocation désigne aussi la destination d'un homme à un ministère particulier; ainsi saint Paul se dit appelé à l'apostolat, vocatus aposlolus, Rom., c. i, v. 1. Il décide que personne ne doit s'allribuer l'honneur du pontifical , s'il n'y est appelé de Dieu, comme Aaron, Hebr., c. v, v. i. En troisième lieu, il exprime l'état dans lequel était un homme lorsqu'il a été appelé à la foi. Voyez votre vocation, dit ('Apôtre, I Cor., c, i, v. 28, il n'y a parmi vous ni beaucoup de sages ou de savants, ni beaucoup d'hommes puissants, ni un grand nombre de nobles; et c. vu, v.20: Que chacun demeure dans la vocation, ou dans l'état de vie dans lequel il a été appelé à la foi, circoncis ou incirconcis, libre ou esclave, marié ou célibataire. Mais il y a quelques passages de saint Paul dans lesquels le mot de vocation mérite une attention particulière. Rom., c. vin, v. 28, il dit : Nous savons que tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu, secundum propositum. Car ceux qu'il a prérus, il les a aussi prédestinés à devenir conformes à l'image de son Fils... Ceux qu'il a prédestiné?, il les a aussi appelés ; ceux qu'il a appelés, il les a rendus justes, il les a aussi glorifiés. Il esl question de savoir ce que saint l'aul entend par vocation selon le dessein de Dieu, ou ce que signifie propositum dans le style de cel apôtre. Rom., c. iv, v. 5, il dit : Au fidèle qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi est réputée à justice , selon le dessein de la grâce de Dieu; c. ix , v. 11, après avoir parlé de Jacob et d'Esaii, il observe qu'avant leur naissance, et avant qu'ils ( lissent f.iit ni bien ni mal, il fut dit, non en vertu de leurs œuvris, mais d'une vocation divine, l'aine sera le serviteur du cadet, afinque le dessein de Dieu fût accompli selon son choix. Ephe*., c. i, v. 5 : Dieu nous a prédestinés à être adoptés pour ses enfants , par Jésus-Christ et pour lui, selon le dessein de sa volonté ; saint Paul le répèle , ib'ul., v. 1J Enfin, Il Tim., c. i, v. 0 : Dieu
nous a délivrés et nous a appelés par sa vocation sainte, non selon nos œuvres, mais selon son dessein et sa grâce qu'il nous a donnée en Jésus Christ avant la révolution des temps. Dans tous ces passages le dessein de Dieu est exprimé par propositum. Après les avoir comparés, il nous paraît évident que par ce terme saint Paul a entendu le dessein que Dieu a eu en appelant à la foi ceux qu'il lui a plu, non à cause de leurs mérites présents ou futurs, mais par un choix très-libre et très-gratuit, dessein et choix qui sont une vraie prédestination, puisque Dieu n'exécute rien dans le temps, sans l'avoir résolu de loule éternité. Aussi saint Augustin, liv. n, contra duas epist. Pelag., cap. 9, n. 22, a cité ces mêmes passages, et les a ainsi expliqués contre les pélagiens , qui entendaient par propositum, non le dessein gratuit et miséricordieux de Dieu, mais le bon dessein ou les bonnes dispositions de l'homme. Le saint docteur dit à ce sujet : « Ces gens-là ignorent que quand il est parlé de ceux qui oni été appelés selon le dessein, il est question, non du dessein de l'homme, mais de celui de Dieu, par lequel il a élu avant la création du monde ceux qu'il a prévus et prédestinés à être conformes à l'image de son Fils. Car tous ceux qui ont été appelés ne l'ont pas été selon le dessein, puisqu'il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus ; ceux-là ont donc été appelés selon le dessein, qui ont été élus avant la création du monde. » Les partisans de la prédestination absolue ont trouvé bon de supposer que, par les élus, saint Augustin a entendu les bienheureux, et par le dessein de Dieu, la prédestination à la gloire éternelle. Il n'en est rien. 1° Il s'agissait seulement dans cel endroit de prouver contre les pélagiens que la prédestination à la grâce et à la foi est purement gratuite, indépendante de tout mérite et de toute bonne disposition de la part de l'homme, jamais il n'y a eu aucune dispute entre saint Auguslin et les pélagiens louchant la prédestination à la gloire éternelle ; si donc le saint docteur semble confondre quelquefois ces deux prédestinations, ceia ne peut pas obscurcir le vrai sens des paroles de saint Paul. 2° 11 esl évident que, dans tous les passages cités , l'apôtre s'est uniquement proposé de prouver que la grâce de li loi accordée, soit aux Juifs, soit aux gentils, n'a pas été la récompense de leurs œuvres ni de leurs vertus, mais une grâce, un don gratuit de la miséricorde de Dieu. A quel propos saint Auguslin aurait-il détourné ce sens? 3" Lorsque saint Paul et saint Augustin disent que les fidèles sont prédestinés de Dieu à être conformes à l'image de son Fils, il ne s'agit pas d'une con fortuite dans la gloire éternelle , mais dans la sainteté et la verlu. I Cor., c. xv, v. 49, l'Apôre dil : De même que nous avons porté l'image de l'homme terrestre, portons aussi l'image de l'homme céleste. II Cor., c. m, v. 18, après avoir parlé de l'aveuglement des Juifs, il ajoute: Pour nous, qui voyons la gloire du Seigneur à découvert, noue sommes