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Jésus-Christ qui raisonne mal, mais ce sont les incrédules qui l'entendent mal. Le crime des scribes et des pharisiens ne consistait point à bâtir des tombeaux, aux prophètes, mais à imiter l'incrédulité, l'opiniâtreté, la méchanceté de ceux qui les avaient mis ù mort, et à prétendre néanmoins qu'ils n'auraient point eu de pari à ce meurtre, s'ils avaient vécu dans ce temps-là. En effet, h-s Juifs, loin de croire en Jésus-Christ, poursuivaient avec acharnement sa mort ; déjà plusieurs fois ils avaient voulu le lapider : ils ne cessaient de lui tendre des pièges, de lui faire des demandes captieuses, etc. Jésus- Christ le leur reproche dans les deux chapitres mêmes que nous examinons. Ils prouvaient donc par leur conduite qu'ils étaient les enfants et les imitateurs de ceux qui avaient tué les prophètes, qu'ils combleraient bientôt la mesure de leurs pères, en mettant à mort le Messie et ses apôtres. Par conséquent c'était de leur part une hypocrisie tle bâtir des tombeaux aux prophètes, afin de persuader qu'ils avaient horreur du meurtre de ces saints hommes , et qu'ils étaient incapables d'en faire autant. Si ce sens paraît embarrassé dans la version latine, il est beaucoup plus clair dans le texte grec, surtout en vérifiant la ponctuation. liep. cril., ibid., p. 195 et 234.
La prophélie de Zacharie est renfermée en quatorze chapitres; son principal objet est d'encourager les Juifs à la reconstruction du temple, et de leur promettre par la suite les bienfaits de Dieu les plus abondants. Comme le prophète les annonce en termes pompeux cl sous des emblèmes magnifiques, les juifs en abusent, ils prennent tout à la lettre, et soutiennent que tout cela s'accomplira sous le règne du Messie qu'ils attendent, puisque les événements n'y ont pis exactement répondu après le retour de la captivité de Babvlone. Mais Dieu ne fera certainement pas des miracles absurdes pour contenter la folle ambition des Juifs. Saint Jérôme, dans la. préface de son Commentaire sur Zacharie, convient que c'est le plus obscur des douze petits prophètes. — Quant à Zacharie, père de saint Jean-Baptisle, nous nous bornons à dire que le cantique dont il est l'auteur, Luc, c. i, v. G8, est vraiment sublime, plein d'énergie et de sentiment.
ZÉLATEURS ou ZÉLÉS. C'est ainsi que Ton nomma certains juifs qui causèrent beaucoup de tumulte dans la Judée, vers l'an G6 de notre ère, quatre ou cinq ans avant la prise de Jérusalem parles Humains. Ils se donnèrent eux-mêmes ce nom, à cause >.iu zèle excessif et mal entendu qu'ils témoignaient pour la liberté de leur patrie. On leur donna aussi celui de sicaires ou d'assassins, à cause des meurtres fréquents dont ils se rendirent coupables ; ils se croyaient en droit d'exterminer quiconque ne voulait pas imiter leur fanatisme. Quelques auteurs ont pensé que c'étaient les mêmes sectaires qui sont nommmés hérodiens dans l'Evangile, Mat th., C, xxii, v. 16, et Marc , c. in, v. 13, mais celte conjecture
n'a aucune probabilité. Aux approches du siège de Jérusalem, les zélateurs se retirèrent dans cette ville, et ils y exercèrent des cruautés inouïes : Josèphe l'historien en a fait le détail.
ZÈLE. Ce mot se prend en plusieurs sens dans l'Ecriture sainte; il signifie souvent l'indignation et la colère; ps. lxxviii, v. 5, David dit à Dieu : Votre colère (zelus) s'allumera comme un feu. Num., c. xxv, v. 13, Phi nées se sentit animé de zèle contre les impies qui violaient la loi du Seigneur. Il désigne aussi la jalousie ; Act., c. xm, v. 4-5, il est dit que les Juifs furent remplis de zèle ou de jalousie, Ps. xxxvi, v. 1, nous lisons : Ne soyez point rival des méchants, ni jaloux de la prospérité des pécheurs. Prov.y c. vi, v. 33, la jalousie du mari n'épargne point l'adultèredans sa vengeance. Sap. c. I, v. 10, l'oreille jalouse entend tout. Dieu s'est nommé le Dieu jaloux [zelotcs).Voy. Jalousie. Dans le prophète Ezéchiel, c. vm, v. 3 et 5, l'idole du zèle peut signifier ou la statue de Baal, ou celle d'Adonis, ou toute autre idole quelconque, dont le culte excite l'indignation de Dieu. Dans quelques endroits cependant il exprime une forte affection, un attachement violent à quelqu'un ou à quelque chose. Ps. Lxvin, v. 10, David dit à Dieu : Le zèle de votre maison m'a dévoré. Le prophète Elie. 111 Reg., c. xix, v. 10 et 14 : J'ai été transporté de zèle pour le Seigneur des armées. Zachar., c. i, v. 15 : J'ai été transporté de zèle pour Sion et pour Jérusalem, C'est dans ce derniersens que nous appelons zèle de religion rattachement que nous avons pour le culte de Dieu qui nous parait le plus vrai, le désir que nous témoignons de l'étendre et d'y amener nos semblables , le chagrin que nous ressentons lorsqu'il est méconnu, méprisé et attaqué par les incrédules. Il est évident qu'un homme ne peut être véritablement religieux sans être zélé, puisque le zèle n'est dans le fond qu'une ardente charité. Est-il possible d'aimer sincèrement Dieu, d'être reconnaissant de la grâce qu'il nous a faite en serévélantà nous, sans désirer que tous nos semblables jouissent du même bonheur ? C'est le sentiment que Jésus-Christ a voulu nous inspirer lorsqu'il nous a enseigné à dire tous les jours à Dieu dans notre prière : Que votre nom soit sanctifié, que votre royaume arrive, que votre volonté se fasse sur la terre comme dans le ciel. Ce désir ne serait pas sincère, si nous n'étions pas résolus d'y contribuer de toutes nos forces. Il dit, Luc, c. xn, v. 49 : Je suis venu apporter un feu sur la terre, et que. veux-je, sinon qu'il s'allume ? Ce feu était certainement le zHe pour la gloire de son Père et pour le salut des hommes, et il l'a poussé jusqu'à répandre son sang, afin de procurer l'un et l'autre. Personne, dit-il, ne peut aimer davantage sss amis, que de donner sa propre vie pour eux [Joan. x v, 13).
Quels effets ce sentiment sublime n'a-til pas opérés dans le tnimde? Douze apôtres faibles, ignorants , timides, mais enflammés de zèle pour la gloire de leur maître, se soûl
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partagé l'univers, onl porté son nom et sa doctrine d'un bout à l'autre. Il leur avait dit : Enseignez toules les nations ; ils l'ont entrepris et ils en sont venus à bout. Dans l'espace d'un demi-siècle les fondements de l'Eglise ont été posés, et dès ce moment rien n'a pu les ébranler. Après avoir continué leurs travaux jusqu'à la mort, les apôtres ont laissé par succession à d'autres leur zèle, leur courage, leur mission ; Jésus- Christ, qui leur avait promis d'être avec eux jusqu'à la lin des siècles, n'a point manqué à sa parole; le f. u qu'il avait allumé n'est pas éteint, le foyer en sub^sle toujours dans son Eglise, et sert à la distinguer de toutes les sociétés formées sans l'aveu de ce divin Sauveur. De. siècle en siècle le zèle n'a rien perdu de son activité, les missionnaires intrépides n'ont été rebutés ni par la barbarie des peuples, ni par la dislance des lieux, ni par la différence des climats ni par les dangers de la mer, ni par les bizarreries du langage; ils ont également bravé les glaces du nord et les chaleurs du midi, l'orgueil des nations civilisées et la stupidité des sauvages. Ces derniers, aussi malheureux que corrompus, et plus semblables à des brutes qu'à des hommes, une fois instruits, ont presque changé de nature: la société, la police, les lois, la culture, l'industrie, les arts, l'abondance, ont succédé parmi eux à la vie purement animale; en leur procurant un étal plus heureux sur la terre, l'Evangile leur a encore donné l'espérance d'un bonheur éternel après leur mort. Ce ne sont ni des philosophes, ni des conquérants, mais des missionnaires zélés, qui ont apprivoisé successivement les Maures , les Libyens , les Ethiopiens, les Arabes, les Perses et les Parlhes, les Scythes et les Sarmates, les Danois et les Normands, les Pietés et les Bretons, les Germains et les Gaulois. Ce n'est point la philosophie, mais l'Evangile qui a dompté la férocité des Huns et des Vandales, des Goths et des Bourguignons, des Lombards et des Francs. Le zèle a été plus hardi que l'ambition des conquérants, que l'avidité des négociants, que la curiosité et l'inquiétude naturelle des peuples; et si les missionnaires n'avaient pas commencé par diriger la route des navigateurs, la moitié du globe serait peut-être encore inconnue aux philosophes.
Mais quel déluge de crimes, de désordres, de malheurs le christianisme n'a-t-il pas fait disparaître partout où il a pénétré? Le meurtre des enfants nés ou près de naître, l'usage de les exposer oude les vendre.de destiner les garçons à l'esclavage et les filles à la prostitution, l'habitude de se jouer de la vie des esclaves, de les laisser mourir de faim, lorsqu'ils étaient vieux ou malades; les provinces dépeuplées pour multiplier ces victimes du luxe public, l'impudicité la plus effrénée, les combats de gladiateurs, etc. On frémit en lisant le tableau des mœurs païennes ; notre religion les a changées, et il n'en resterait plus de vestiges, si elle était mieux couuue cl praliquéc. Mais nous ne nous
souvenons plus de ce qu'étaient nos pères avant d'être chrétiens. Le laps des siècles, l'habitude du bien-être, une ignorance alïectée, une philosophie perfide, nous ont rendus ingrats et injustes.
Non-seulement les incrédules n'avouent point que le zèle de religion soit une vertu ; ils soutiennent que c'est un vice odieux, et l'un des plus grands fléaux du genre humain. « Tant de passions disent-ils, se cachent sous ce masque, il est la source de tant de maux, qu'il serait à souhaiter qu'on ne l'eût pas mis au rang des vertus chrétiennes. Pour une fois qu'il peut être louable* on le trouvera cent fois criminel, puisqu'il opère avec une égale violence dans les religions vraies et dans les religions fausses. » Quelques-uns néanmoins onl daigné convenir qu'un zèle doux, charitable, patient, compatissant, tel que celui de Jésus-Christ et des apôtres, serait une vertu, mais, suivant leur avis, il n'en est plus de tel dans le monde : les prétendus zélés, conduits par l'orgueil, par l'ambition de dominer sur les esprits et d'exercer l'empire de l'opinion, s'irritent delà moindre contradiction; ils regardent comme un impie quiconque ne pense pas comme eux; à leurs yeux toula erreur est un crime , toute résistance à leurs volontés est un attentat. Il ne tiendrait pas à eux d'exterminer dans un seul jour tous les mécréants. Le mensonge, l'imposture, la calomnie, l'injustice, la cruauté, leur semblent permis dès qu'il est question de la cause de Dieu; il n'est aucun crime que le zèle de religion ne sanctifie.
Cette invective est trop violente pour être juste; en voulant peindre leurs adversaires, les incrédules se sont représentés eux-mêmes; ils prouvent que le zèle anti-religieux est jplus redoutable que le zèle de religion : pour peu que nous comparions les causes, les symptômes, les effets de ces deux maladies, nous en serons convaincus. 1° Un chrétien zélé n'a pas tort de croire qu'il est du bien général de la société que la pureté de la foi et des mœurs y soit maintenue, quo toute erreur et toute impiété en soient bannies. Lorsqu'il tâche d'y contribuer, et qu'il désire que tout mécréant soit mis hors d'étal de nuire, son intention est certainement louable, puisqu'elle n'a pour but que la conservation du bien que le christianisme a produit dans le monde. S'il entre dans ses sentiments de l'humeur, de la haine, de la colère, de la malignité, s'il emploie des moyens illégitimes pour nuire à quelqu'un, il est coupable, sans doute; s'il croit que la pureté du motif peut les sanctifier, il est dans l'erreur. Une des maximes du christianisme est qu'il ne faut pas faire du mal, afin qu'il en arrive du bien, Kom., c. ni, v. 8. Mais lorsqu'une armée de prétendus philosophes a conjuré la ruine du christianisme, a forgé des milliers de volumes remplis d'invectives, de calomnies, d'impostures contre cette religion sainte et contre ses sectateurs, a prêché le déisme, l'athéisme, le matérialisme et le pyrrhonisme, quel motif louable
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n-t-el!e pu nvoir?quel effet salutaire at-elle pu espérer? Ce zèle infernal ne pouvait aboutir qu'à replonger les nations dans l'ignorance, dans la corruption, dans l'abrutissement, d'où le christianisme les a tirées. Cela est démontré par l'exemple decellesqui, pour avoir renoncé à cette religion, sont retombées dans la barbarie. Il est bien absurde de louer en apparence le zèle de Jésus-Christ et des apôtres, et de travaillera détruire tout le bien qu'il a produit. — 2° Les moyens dont les incrédules se sont servis pour établir, s'ils l'avaient pu, l'irréligion dans l'Europe entière, sont-ils plus honnêtes et plus légitimes que ceux qu'ils reprochent aux croyants animés d'un faux zèle? Cent fois nous les avons convaincus de mensonge, d'imposture, de fausses cilalions, de fausses Iraductions, de calomnies forgées contre les personnages les plus respectables de tous les siècles ; ils ont employé les invectives les plus fougueuses pour allumer le fanatisme anlichrélien dans l'esprit du peuple , ils se sont érigés en prophètes , en annonçant la chute prochaine de l'empire de Jésus-Christ; quelques-uns ont poussé la démence jusqu'à exhorter les sujets à se révolter contre les souverains, et les esclaves à égorger leurs maîtres. Avant eux , les prédicants du xvi' siècle s'étaient servis des mêmes armes pour faire embrasser l'hérésie; si ceux de nos jours n'ont pas poussé comme les sectaires le zèle jusqu'à égorger leurs ennemis, c'a été plutôt par impuissance que par modération. L'on sait que le plus célèbre de leurs chefs avait fait pendre en effigie ceux qui avaient écrit con:re lui; nous ne sommes que trop bien fondés à juger que, s'il en avait eu le pouvoir, il aurait substitué la réalité à la représentation. — 3° Nous ne savons pas si leur zè'e est allé jusqu'à sanctifier tous ces excès à leurs yeux ; toujours ont-ils osé soutenir que leurs motifs étaient louables, leurs procédés irrépréhensibles, leurs fureurs légitimes; que loin d'être dignes de châtiments ils méritaient des statues. Est-ce à de pareils hommes qu'il convient de prêcher la douceur, la charité, la tolérance, et de reprocher des crimes au zèle de religion? Il faut, disent-ils, honorer la Divinité, et ne jamais songer à la venger. Si cela signifie qu'il faut permettre à tout incrédule de blasphémer impunément contre Dieu, et d'insulter ainsi à tous ceux qui l'adorent, nous demandons d'abord quel avantage il en peut revenir au genre humain; niais expliquons les termes. A proprement parler, la Divinité ne peut être ni outragée ni vengée; essentiellement heureuse et indépendante, souveraine maîtresse de toutes les créatures, inaccessible à tout besoin et à toute passion humaine, eile ne peut rien perdre de son état ni rien acquérir; elle commande aux hommes de la respecter, de 1 adorer, de lui être soumis, non pour son propre bien, mais pour le leur. 11 est démontré qu'aucune société ne peut subsister sans religion ;. quiconque attaque celle-ci, sape
donc, autant qu'il est en lui, le fondement de la société. Lorsqu'on le punit de ses blasphèmes, on venge la société et non la Divinité; elle saura, quand elle le voudra, se venger comme il lui convient.
On a beau multiplier les sophismes pour pallier les effets de l'impiété : tout homme qui croit en Dieu et qui aime sa religion se sentira toujours blessé par les invectives, les sarcasmes, les insultes lancées contre les objets qu'il révère. Un honnête citoyen ne souffrira jamais patiemment que l'on noircisse ou que l'on méprise sa nation, sa patrie, ses lois, ses mœurs, ses usages; comment serait-il indifférent à l'égard de sa religion,qui est la première de toutes les lois, et la base sur laquelle elles reposent? On commence par nous outrager, et l'on prêche la tolérance; c'est comme si un voleur prêchait le désintéressement à l'homme qu'il a dépouillé : la dérision est trop forte. Que les incrédules gardent le silence, nous n'irons pas nous informer de ce qu'ils croient ou ne croient pas; mais ils veulent inquiéter et provoquer tout le monde, et n'être inquiétés par personne.
Tant de passions, disent-ils encore, so cachent sous le masque du zèle; soit. Elles ne se cachent pas moins sous le masque du bien public, de l'intérêt social, du patriotisme, du salut de l'Etat, du droit et de l'équité, etc. Sous ce déguisement perfide se sont cachés tous les ambitieux, les séditieux et les brouillons de l'univers, les incrédules s'en servent eux-mêmes pour pallier l'orgueil, la jalousie, l'envie de dominer, qui les agitent, et il ne s'ensuit rien. — Ce zèle, disent-ils enfin, agit de même dans toutes les religions, soit vraies, soit fausses. Qu'importe? Tous les sentiments naturels de l'humanité se retrouvent aussi les mêmes chez toutes les nations policées ou barbares, éclairées ou stupides, heureusement ou malheureusement situées sur le globe. Mais puisque le zèle pour une religion fausse est réellement un faux zèle, c'est à ses sectateurs qu'il faudrait aller prêcher la tolérance, et non à ceux qui suivent une religion vraie.
L'on nous objecte les guerres de religion; mais à cet article nous avons fait voir que nos adversaires raisonnent aussi mal sur ce point que sur tous les autres. Non contents de ces déclamations vagues, ils ont cité des faits; voyons s'ils sont assez graves pour mériter tant de clameurs. Théodoret , Hist. ecclés.A. v, c. 39 , rapporte qu'un évêque de Suze , dans la Perse , nommé Abdas , ou plutôt Abdaa , fit détruire un temple du feu, l'an 414; que le roi, informé de ce fait par les mages , exhorta d'abord cet évêque à rebâtir le temple ; que, sur le refus obstiné de celui-ci , le roi le fit mourir, qu'il fil raser toutes les églises des chrétiens, qu'il suscita contre eux une persécution qui dura trente ans, et dans laquelle il péril un nombre infini de chrétiens. Théodoret convient que Abdas eut tort de détruire ce temple ou pyrée, mais il soutient que cet évêque eut raison d'aimer mieux mourir que de le rétablir; autant vaudrait-il adorer le feu que de
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