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c'est ce que les Grecs oui nommé palingén sie.C.o terme ne si; Irouve que trois fois d ins l'Ecriture sainte. Muith., c. xix.v. 88, Jésus-Chrisl dit à ses apôtres: Au temps de la régénération, lorsque le Fill fie l'homme sera assis sur le trône de si majesté, vous serez aussi assis sur douze tiégtê% pour juger les douze tribus d'Israël. Saint Paul écrit à Ti' c, c. III, v. !), que Dieu nous a sauvés par le bain de 1 a régénération el du renouve!l<'m"ni du Saint-Esprit. » / Petr., c I, v. 3, nous lisons que Dieu nous a régénérée [tour nous donner une ferme espérance par la résurrection de Jésus-Christ.
Les interprètes conviennent que dans ces deux derniers passages il est question dn baptême, cl qu'il esi appelé régénération, parce que le baptisé doit mener une vie nouvelle; mais dans celui de saint Matthieu plusieurs pensent que Jésus-Christ a voulu parler de la résurrection générale el du rang que tiendront les apôlres au jugement dernier; parce que la plupart des auteurs ecclésiastiques ont appelé régénération la vie nouvelle des corps ressuscites. D'aulres sont d'avis que, dans saint Matthieu, commedans les deux autres passages, la régénération est la nouvelle naissance que Jésus-Christ a donnée à son Eglise par le baptême, et la vie que doivent mener les chrétiens, Irèsdiiïérente de celle des juifs; que Jésus-Chrisl fait allusion à ce qu'il avait dit ailleurs, Joan., c. m, v. 5: Si quelqu'un n'est pas régénéré (renatus) pur l'eau et p ir le Saint- Esprit, il ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu. D'ailleurs le Sauveur distingue dans cel endroit la récompense destinée aux apôtres d mis celle vie d'avec celle qui leur est réservée en l'autre: or, la première est évidemment l'aulorilé qu'il leur a donnée sur son Eglise et sur tous les fidèles, et non la fonction de les juger au jugement dernier. C'est le sens que donnent à ce passage saint Hilaire, dans son Commentaire sur suint Matthieu, c. xx, et l'auteur de l'ouvrage imparfail sur cet évangélisle, attribué autrefois à saint Jean Chrysostome : c'est aussi l'opinion de la plupart des commentateurs cités dans la Synopse des critiques, sur cet endroit.
Ainsi, au mot Lois ecclésiastiques, nous n'avons pas eu tort de citer ce passage pour prouver que les apôtres el leurs successeurs ont reçu de Jésus-Christ le pouvoir de faire des lois auxquelles les fidèles sont obliges •l'obéir, pouvoir communément exprimé dans l'Ecrilure sainie par le mol juge el juger; i:ousy sommes autorisés par des commentateurs même protestants.
ULGIONNAIKE, titre que l'on a donné dans VHist. ecclés., depuis le ve siècle, à ceux auxquels on confiait le soin de quelque quartier ou région, et L'administration de quelques affaires dans un certain district. Pour observer plus d'ordre dans la police ecclésiastique, on avait partagé la ville de Home en divers quartiers ; on appelait diacres légionnaires ceux qui étaient chargés du soin des pauvres cl de la distribution des
aumônes dans un de ces quartiers, il y avait aussi de* sous-iliacres et des notaires réqionnaires. On appelait encore éiéques régionn tires des missionnaires revélus du carac- I c épiecopal, et qui n'avaient point de liège particulier, mais qui allaient préefi eu divers lieux, et exercer les fondions de leur ministère eu il en était besoin.
REGLE DE FOI. Vog. Foi, § 1 ; Bcurn m s a m i , | i .
REGLE MONASTIQUE, recueil de lois et de constitutions, suivant lesquelles les religieux d'une maison ou d'un ordre sont obligés de vivre, el qu'ils ont fait vœu d'observer. Tontes les règles monastiques onl besoin d'être approuvées par les supérieurs ecclésiastiques, et même par le saint-siège, pour imposer une obligation de conscience à des religieux : le vœu que l'on aurait faii d'observer ane règle non approuvée serait eeoté nul. La rii/le de saint Benoît est appelée par quelques auteurs la sainte règle; cellcsdesaitit Bruno, de saint François el de la Trappe, qui est l'étroite observance de celle de Citeaux, sont les plus austères. Lorsqu'on religieux ne peut pas supporter l 'austérité de sa règle, il est obligé d'en demander dispens ; à ses supérieurs, ou au saint-siége la permission d'entrer dans un ordre plus mitigé.
Quand on a médité sur le caractère des hommes en général, on reconnaît la nécessité d'une règle pour rendre leur conduite constante el leurs travaux utiles. C'est une erreur de croire qu'il est avantageux à l'homme de jouir d'une liberté absolue ; il a besoin d'un joug qui le captive, el la religion seule a le pouvoir de lui faire aimer le joug qu'il s'est imposé lui-même. Ce n'est pas un petit avantage de savoir ce que l'on doit faire à chaque heure du jour, el d'être encouragé à le faire par l'exemple de ceux avec lesquels on vil. Il n'est aucun état de vie dans lequel les moments soient mieux employés que dans les communautés où la règle est observée et fait marcher toul le monde. Dans la société civile, la moitié du temps est perdue à remplir de frivoles bienséances, à s'ennuyer les uns les autres, à rêver à ce que l'on doit faire, à chercher des amusements puérils. Un protestant même a fait celle reflexion ; nous avons cilé ses paroles au mot Communal té kelig.euse. Aussi les monastères dans lesquels la règle est le mieux observée, sont toujours ceux où règne une paix profonde, une société douce el charitable, et où l'on vit le plus heureux. Yog. Moine.
REINE DU CIEL. C'est le nom que les juifs prévaricateurs et idolâtres donnaient à la lune, à laquelle ils rendaient un culte supersiiiieux. Jérémie, c. vn, v. 13, le leur reproche : « Les enfants, dit-il , amassent le bois, les pères allument le feu, el les femmes mêlent de la graisse avec la farine pour faire des gâleaux à la reine du ciel. » Lorsqu'il fit la même réprimande à ceux qui s'étaient enfuis en Egypte , ils lui répondirent insolemment, c. xliv, G: « Nous ne vous écouterons pas , et nous ferons ce qu'il nous plaira ; nous offrirons à la reine du ciel des
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sacrifices el des libations, comme nous avons fait autrefois avec nos pères, nos rois et nos princes ; alors nous ne manquions de rien , nous étions heureux, et nous n'éprouvions point de mal ; depuis que nous avons cessé de le faire, nous manquons de tout, nous périssons par le glaive cl par la faim. »
11 paraît que c'est la même divinité qui est nommée Méni dans le texte hébreu d'Isaïe, c. lxv, v. 11, nom sous lequel l'auteur de la Vvlgnte a entendu la Fortune. Elle était aussi appelée Isis , Aslarté, Mytitta, Hécate. Diane, Ti ivia, Venus la céleste, Vhœbé, Astérie, etc.. suivant la langue des différents peuples. On n'est pas étonné du culie pompeux que tous lui ont rendu, quand on eon- Mdère le pouvoir singulier qu'ils attribuaient à ses influences, lis lui faisaient honneur de la plupart des phénomènes de la nature et des événemei is de la vie. La fertilité des campagnes, la fécondité des troupeaux, la naissance et l'heureuse destinée des enfante, le succès des voyageurs sur terre ou sur mer, etc., dépendaient de la lune ; son cours était distingué en jours heureux et en jours malheureux. Hésiode, Théogon., v. k\2 et suiv. Les travaux et les jours, v. 765. Souvent les juifs adoptèrent ce préjugé des païens, qui règne encore jusqu'à un certain point parmi le peuple des campagnes.
Bayle, Dict. Crit. Junon, Rem. M. , prétend que les catholiques, eu donnant à la sainte Vierge le titre de reine du ciel, et en lui rendant un culte excessif, ont imité la superstition des f aïens et des juifs ; c'est le reproche que nous font communément les protestants. S'ils étaient moins prévenus , ils verraient deux différences essentielles entre nos idées et celles des païens. 1° La sainte Vierge est une personne réellement existante,et que Dieu a placée dans le bonheur éternel ; la lune est un corps inanimé, auquel les païens n'adressaient un culte que parce qu'ils lui supposaient faussement une iimeel qu'ils la croyaient intelligente. 2° Les catholiques n'ont jamais attribué à la sainte Vierge d'autre pouvoir que d'intercéder pour nous auprès de Dieu et d'en obtenir des grâces par ses prières ; les païens, au contraire, envisageaient la lune comme une divinité souveraine et indépendante, douée d'un pouvoir qui lui était propre et personnel : le culte qu'ils lui rendaient était doue absolu, et se terminait à cet astre ; celui que nous rendons à Marie se rapporte à Dieu dont elle est la créature, duquel elle a reçu toutes les grâces et tous les avantages qu'elle possède. Si quelques écrivains mal instruits ont attaché un autre sens au titre de reine du ciel donné à celle sainte Mère de Dieu, s'ils ont outré les expressions, en parlant de son pouvoir auprès de Dieu, s'il leur en est échappé plusieurs qui ne sont pas conformes aux notions exactes de la théologie, il ne faut pas en rendre responsable l'Eglise catholique ; elle a déclaré el expliqué sa croyance au concile de Trente et ailleurs, d'une manière qui ne donne lieu à aucun reproche raisonnable. Voy. M.w.i:..
Rkink. i>k Saba. Y oy. Saba.
RELAPS, hérétique qui rclomhe dans uno erreur qu'il avait abjurée. L'Eglise accorde plus difficilement l'absolution aux hérétiques reiips qu'à ceux qui ne sont tombés qu'une fois dans l'hérésie; elle exige des premiers de plus longues et de plus fortes épreuves que des seconds , parce qu'elle crainl avec raison de profaner les sacrements en les leur accordant. Dans les pays d'inquisition les hérétiques relaps sont condamné* au feu, el dans les premiers siècles les idolâtres relaps étaient exclus pour toujours de 1 1 société chrétienne.
RELATION entre les trois personnes de la sainte Trinité. Voy. Trinité.
RELIGIEUX. F oy. Moine.
RELIGIEUSE, ûlle on veuve qui s'est consacrée à Dieu par les trois vœux de chasteté, de pauvreté el d'obéissance, et qui s'est obligée à vivre dans un monastère sous une certaine règle.
Lorsque le désir de servir Dieu plus parfaitement eut engagé des hommes à se retirer dans la solitude pour y vaquer uniquement à la prière et au travail, ils furent bientôt imités par des personnes de l'autre sexe qui embrassèrent le même genre de vie. La vie monastique des hommes avait commencé en Egypte au milieu duiuc siècle: dès le IV, saint Basile parle de couvents de religieuses dans lesquels il y avait une supérieure à laquelle toutes les autres devaient obéir; il leur recommande les mêmes devoirs et les pratiques qu'il avait prescrits aux moines, Serm. Ascet., 2, n. 2, op. , lom. II, p. 320 ; el saint Jean Ghrysoslome, Homil. 8 in Malth., n. 5, op., loin. VIII, p. 120, témoigne qu'en Egypte les assemblées des vierges étaient presque aussi nombreuses que les maisons de cénobites; Homil. 30 in 1 Cor., u. 4, op., lom. X, p. 27i, il loue les veuves qui célébraient les louanges de Dieu le jour et la nuit. Outre ces vierges et ces veuves qui vivaient en commun, il y en avait d'aulres sans doute qui demeuraient chez leurs parents, qui ne se distinguaient des autres personnes de leur sexe que par une vie plus retirée, des habits plus modestes, une piété plus exemplaire ; mais il paraît que dans l'Orient, partout où elles se trouvèrent en grand nombre, on jugea qu'il était avantageux qu'elle.'» vécussent en commun dans un même monastère, sous une règle uniforme.
Il ne serait pas aisé de fixer l'époque précise à laquelle ces religieuses ont co nmencé à faire profession solennelle de virginité , ea recevant de leur évoque le voile et l'habit monastique ; nous savons seulement que sainte Marcelline, sœur de saint Ambroisc , reçut cet habit de la main du pape Libère, dans l'église deSainl-Pierrc de Rome, le jour de Noël de l'an 352, en présence d'une multitude de peuple. Mais nous no voyons pas qu'il y eût déjà pour lors des monastères do filles dans l'Occident. On prétend qu'en France les premiers n'ont été bâtis qu'au vu siècle : cependant il y a un canon du concile d'Epaonc, tenu l'an 517, qui défend