‹ Œuvres completes de Bergier (volume 4)Chapitre 23 sur 219 · REL · texte numérisé non relu

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portion gardée, qu'il ne fut jamais. Pendant que la multitude des tilles non mariées cxcède celle des religieuses, que le nombre ex-( cessif des tilles débauchées corrompt les mariages et pervertit les mœurs, que le luxe absorbe la'meilleure partie de la population, il est bien absurde d'attribuer cette diminution à la multitude des couvents.

Au jugement de nos politiques réformateurs, la plupart des religieuses ont une vocatîoa forcée; ce sont des victimes de la vanité, de l'ambition, de la cruauté de leurs parents. Imposture grossière. L'Eglise a pris toutes les précautions possibles pour que la profession religieuse ne puisse jamais être forcée. Une novice, avant de la faire , esl toujours examinée ou par l'évéque, ou par un ecclésiastique député de sa part , qui enjoint à celle fille, sous la loi du serment, de déclarer si elle a elé forcée, ou séduite , ou engagée par des motifs suspects, à se faire religieuse] si elle connaît las devoirs et les obligations auxquels elle doit s'engager par les vœux, etc. Pour que cet examinateur soit trompé, il faut que ce soit la novice elle-même qui le trompe, aussi bien la communauté et les parents. Si dans la suite il était reconnu qu'une novice a manqué de liberté , ses vœux seraient déclares nuls. D'ailleurs des parents assez barbares et assez impies pour forcer leur fille à prendre le voiie, ne seraient- ils pas assez impérieux pour la retenir chez eux dans un célibat prolongé jusqu'à leur mort? L'inconvénient serait donc à peu près le même, quand il n'y aurait point de couvents. Une preuve évidente de la liberté avec laquelle les filles eutrent en religion, c'est que, dans les communautés même où l'on ne fait que des vœux simples et passagers, l'on voit rarement sortir des sujets pour rentrer dans le monde. Un souverain de l'Europe a évacué depuis peu un grand nombre de couvenls ; il a fait d( s pensions aux religieuses en leur laissant la liberté de vivre dans le monde; en a-l-on vu beaucoup qui aient profile de celte permission? Les unes se sont retirées dans les couvents que l'on a conserves; les autres ont cherché un asile ailleurs ; plusieurs en ont trouvé un en France sous la protection d'une auguste princesse qui fut ellemême l'ornement de l'étal religieux.

Nos philosophes disent enfin que l'éJucalion des filles dans les couvents ne vaut rien. Nous soutenons qu'elle esl préférable à presque toutes les éducations domestiques. La perversité des mœurs pub iques , le luxe, la mollesse, la vie dissipée des mères, les dangers de la part des domestiques , l'ineptie des parents qui ont manque euxmêmes d'é ucalion, leur folle tendresse, ele , seront toujours des obstacles invincibles à une bonne éducation. En général il est utile que les enfants aient une nourriture simple cl frugale, beaucoup de mouvement, d'ébats, deg'iieté; qu'ils soient dans une égalité parfaite avec ceux de leur a^e; qu'ils se reprennent et se corrigent les uns les autres , de. ; et cela est peut-êlre encore plus

nécessaire pour les (i lies que pour les garçons. Nous ajoutons que si l'éducation des ""couvents n'est pas plus parfaite, c'est moins la faute des religieuses que celle des parents, qui leur font la loi par leurs goûts dépraves et par leurs idées gauches.

RELIGION, connaissance de la Divinité 1 1 du culte qu'il faut lui rendre, jointe à la volonté de remplir ce devoir. Suivant la force du terme, c'est le lien qui attache l'homme à Dieu et à l'observation de ses lois par les sentiments de respect, de reconnaissance, de soumission, de crainte, de confiance et d'amour que nous inspirent ses divines perfections et les bienfaits que nous avons reçus de lui. Pour décider si l'homme doit avoir une religion, il sulfil de savoir qu'il y a un Dieu, el que c'est lui qui a créé l'homme; il n'a pas pu le faire tel qu'il est, capable de réflexion et de sentiment, sans lui ordonner d'adorer sou Créateur. D'ailleurs l'expérience démontre que l'homme sans religion serait très-peu différent d'un animal ; tels sont les sauvages isolés que l'on a trouves errants dans les forêts { V oy. Langage), et deux castes d'indiens qui vivent, dit-on, comme les brutes, qui se mêlent sans distinction de père ni de mère, de frère ni de sœur. Voyage» des Indes, par M. Sonnerai, t. i, I. F, c. 5.

11 esl bien étonnant qu'il se trouve des hommes qui se piquent de philosophie, et qui lâchent de se rapprocher de cet elal de stupidité; qui, peu contents d'abjurer tout sentiment de religion, voudraient encore l'étouffer dans leurs semblables. Pour y parvenir, les uns disent que la religion esl née de l'ignorance des causes naturelles et de la crainte ; les autres, qu'elle est l'ouvrage des politiques ou des prêtres ; la plupart .soutiennent que la religion est fort inutile; plusieurs vont plus loin, ils prétendent qu'elle est pernicieuse au genre humain, et la principale cause de tous ses maux. Il est triste pour nous d'avoir à réfuter de pareilles absurdités.

Au mol Religion NâTURKLLK ci-après , nous démontrerons un lait important qui renverse d'abord toutes ces suppositions: c'est que la première religion qu'il y ail eu dans le monde a été l'effet des leçons que Dieu avail données au premier homme en le créant, et qu'il lui avait ordonné de Iransmeltre à sa postérité; donc ce sentiment n'est venu ni de l'ignorance, ni de la crainte des phénomènes de la nature, ni de l'intérêt des politiques, ni de l'imposture des prêtres : puisque la religion esl un don de Dit u, elle n'est ni pernicieuse ni inutile au genre humain.

Rien de si frivole que des conjectures qui se détruisent : or, tels soûl les arguments de nos adversaires. L'un dit : La religion a pu venir de l'ignorance ou de la crainte, donc ell; en vient effectivement; un autre répond : Elle a pu aussi venir de l'inslitu> lion des politiques ou de la fourberie des imposteurs, donc c'est en effet leur ouvrage. Ouaad ce'a pourrait être, il ne s'ensuit pas

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eue cela soit. Lune de ces suppositions dé- que Descartes, Newton, Loi bnilz , ont été imil l'autre : à laquelle nous lien lirons nous? religieux (le bonne foi ; lorsque ceux qui ont On n'a jamais conou aucune nation réunie professé l'athéisme ont voulu parler de phyen cor|)s de société qui n'eût une religion; tique, et tout expliquer par le mécanisme est-ce la même cause qui l'a fait naître par- des causes naturelles, ils ont pleinement «létout, ou l'ignorance Pa-t-elle produite tlans voilé leur ignorance et leur ineptie, ils ont un pays, la crainte dans un autre, l'intérêt débité un verbiage inintelligible et qu'ils des politiques chez tel peuple, celui des pré- n'entendaient pas eux -mêmes, très chez tel autre, ou toutes ces causes dif- lin troisième lieu, si l'on imaginait que férentes se sont-elles réunies partout pour l'athéisme et l'irréligion sont une preuve et rendre tous les hommes plus ou moins reli- un effet des progrès que notre sièce a faits gieux ? Les athées n'en peuvent rien aliir- dans la connaissance d" la nature, on se n;er, puisqu'ils n'en ont point de preuve, ils tromperait beaucoup ; c'est plutôt un lémoicommeneent par supposer ce qui est en ques- Rua^e de l'inertie dei esprits énervés par lo lion, savoir, qu'il n' y a point de Dieu, que luxe, et du dégoût que l'on a pris poor les toute rdvjton est une chimère; ensuite connaissances so i les. Dès le moment au ils argumentent à perle de vue pour de- quel l'épicuréisme s'introduisit dans la Grèce viner d'où est venue celle imagination. Voilà et à Rome, quel grand philosophe y a-l-on une logique bien singulière. Nous ne rai- vu paraître? Ce n'est point dans un âge sonnons point ainsi, nous ne supposons avancé, après avoir acquis beaucoup d'éru rien, et nous prouvons ce que nous avan- ditmn el de lumière, qu'un homme détient çons. alliée et incrédule; c'est dans la fougue des

1. II est faux que la religion vienne de Pi- passions de la jeunesse, avant d'avoir eu le

guorance des causes naturelles. Nous conve- temps de réfléchir et de s'ins'r .ire ; aveu-

uons que la vue des phénomènes de la na- glé par Porgneii et par le libertinage, il se

lure et l'ignorance des vraies causes qui les croit plus habile que tous les savants de Ptt-

produiseul peuvent faire naître une religion nivers, il ose traiter d'ignorante tous ceux

fausse. C'est en effet ce quia produit le po- qui croient en D.eu. Heureux, s'il acquiert

lythéisme et l'idolâtrie; nous l'avons fait des connaissances en avançant en âge! il

voir ailleurs, et nous le prouverons encore, y a lieu d'espérer qu'en sortant de l'igno-

Mais il lie laut pas confondre l'idée d'un rance il abjurera l'athéisme»

Dieu et d'une religion en général avec la II. La religion ne vient point de la crainte

fausse application que l'on fait de celte idée, qu'inspirent les phénomènes souvent ef-

le sentiment d'une cause intelligente qui ré- frayants de la nature; nous convenons que

git la nature avec l'erreur de ceux qui sup- les ignorants s'éponvauleiil pius aisément

posent plusieurs causes el plusieurs mo- de ces phénomènes que les savants, mais

leurs. Une erreur née de l'ignorance n'a rien cette crainte n'est punit la première cause

de commun avec une vérité dictée par la rai- des sentiments religieux ; il y a des preuves

son el par la nature. Or nous soutenons que positives du contraire,

la notion d'un Dieu en général et de la né- lu Les athées supposent que la première

cessité d'une religion ne vient point de l'i- religion des hommes a été le polythéisme cl

guorance. l'idolâtrie; elle l'aurait été sans doute si

En premier lieu , si cela était , plus les Dieu n'y avait pas pourvu en les inslruipeuples sont ignorants, plus ils auraient de sant lui-même. Mais oublions pour un utoreligion ; tout au contraire, chez les nations ment le fait de la révélation primitive, et sauvages, ignorantes el slupîdes à l'excès, p irions de la supposition de nos adversail'on a eu peine a découvrir des vestiges de res. Selon l'histoire sacrée e! profane, la religion; mais à mesure qu'elles se sont in- plus ancienne idolâtrie a été le culte des assimiles et policées, leur religion a pris de la très, du soleil, de la lune, de l'armée du ciel force, de. la consistance, de l'éclat extérieur, et des éléments, parce que l'on supposait Souliendr i-t-on que les Pélasges, premiers que tous ces êtres étaient animes, et les habitants de la Grèce, très-sauvages et très- philosophes le croyaient comme le peuple, grossiers, ont connu la foule de divinités Yoy. Astres, Idolâtrie. Or, quels fléaux, chantées par Hésiode et par Homère? qu'a- quels malheurs les hommes ont-ils éprouvés vanl Numa l'on pratiquait à Rome tout le de la part des astres? Aucun: mais ils en fatras d'idolâtrie qui s'y est introduit de- ont admiré l'éclat et la marche, ils en ont puis? reconnu les services. Les poêles les ont cé-

En second lieu, les athées voudraient nous lébrés dans leurs hymnes, el ne leur ont ja-

faire croire que leurs prédécesseurs ont été mais altribué la colère ou la méchanceté,

les plus savants physiciens el les meilleures C'est donc l'admiration el la reconnaissance

tètes qu'il y eût dans les écoles de Home et plutôt que la crainte qui leur ont inspiré ce

d'Athènes, el qu'ils sont eux-mêmes fort ha- culte, et l'Ecriture sainte le témoigne ainsi

iules dans la connaissance de la nature. (Deut., iv, 19; Job xxxi, 26 et 27 ; Sap. xini.

Fausse vanité. Epicure était le plus iguo- 11 en est de même des éléments : ils sont

ranl des philosophes en fait de physique; ordinairement bienfaisants, rarement dans

ce qu'il en a écrit fait pitié, et on le lui a un étal de convulsion ; ils servent à la con-

souvenl reproché; ses disciples n'étaient servalion et au bien-être de 1 homme bien

pas plus habiles que lui. Parmi les moJer- plus souvent qu'à sa destruction. Les horn-

ucs,itos philosophes les plus célèbres, tels mages que l'on adressait à Jupiter el à Ju-

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non, maîtres du beau temps et de la pluie; cunc pratique du paganisme qui ait été des-

a Vesia et à Vuîcain, conservateurs du feu ; tinée à rappeler la mémoire d'un événement

à Neptune , aux fleuves, aux nymphes des malheureux ; ceux de cette espèce étaient

eaux, ou aux fontaines, à la terre nourri- marqués dans le calendrier par un jour de

ciêre et à Cérès, avaient communément pour jeûne ou de deuil ; mais les fêtes avaient un

objet de leur demander des bienfaits ou de tout autre objet. Cher les Romains, fcstusel

les en remercier, et non d'apaiser leur co- festivus signifiaient heureux et agréable,

1ère et de déplorer des malheurs. mfesius, triste et malheureux. Si l'idolâtrie

2° Parmi la multitude énorme de diviuilés avait inspiré la tristesse, les regrets, la

chaulées parmi les poêles, il n'y en a pas la frayeur, il n'aurait pas été si difficile d'en

dixième partie que l'on puisse envisager retirer les peuples et de les amener à la

comme des êtres malfaisants par leur ni- vraie religion.

lure; l'épilhèle ordinaire qu'ils donnent aux Nous convenons que la prospérité condieux est celle de bienfaisants, dii da'ores stante et le bien-être habituel pervertissent bonorum: ils donnent à chacun en parlicu- souveut les hommes , les rendent ingrats , lier le nom de pater, el aux déesses celui de leur font méconnaître le souverain bieufaitnater; ce ne sont pas là des signes de frayeur leur ; c'est le cas de la plupart des athées ni de défiance. « Nous offrirons, disaient les et des incrédules: pour les rendre religieux Juifs idolâtres à Jérémie, nous offrirons des il faut un revers de fortune, une maladie, sacrifices et des libations à la reine du ciel, une affliction ; ils en concluent que la relicomme nous avons fait autrefois, parce gion est un effet de la tristesse, de la môqu'alors nous ne manquions de rien, nous lancolie, de rabattement d'esprit causé par étions dans l'abondance; depuis que nous le malheur. Mais ils connaissent mal le avons cessé de le faire, nous sommes misé- cœur d'aulrui, quand ils en jugent par le râbles, nous périssons par le fer des enne- leur. Parce que la prospérité excessive reud mis et par la faim {Jérem. xl;v, G). C'est aussi l'homme dur, injuste, insensible aux donc l'intérêt soiide, l'espérance d'obtenir maux d'aulrui, il ne s'ensuit pas que ces des biens temporels, et non la frayeur, qui vices sont conformes à la raison, non plus ont présidé au culte des païens. Parmi les que l'incrédulité, et que les vertus contraihéros a-t-on plus honoré ceux qui se sont res vienneut de faiblesse d'esprit. Enfin, fiit redouter par leur méchanceté, que ceux quand il serait vrai que la religion ne vient qui ont rendu des services à leurs sembla- aux hommes que quand ils souffrent, il s'enbles? « Si tu es un dieu, disaient les Scythes suivrait encore qu'elle leur est nécessaire a Alexandre, lu dois leur faire du bien, el pour les consoler dans leurs peines ; el puisnon pas leur ôti r ce qu'ils possèdent. » Ce que tous sont exposés à souffrir, que le trèspeuple, quoique grossier, comprenait que le grand nombre souffre en effet, il est évipropre du la Divinité est de répandre des dent que croire un Dieu est l'apanage nécesbienfaits, d'inspirer l'amour et non la crain- saire de l'humanité, que les athées sont des le. tous les peuples ont pensé de même. insensés lorsqu'ils se flattent de détruire Les Egyptiens ont honoré les animaux uti- celle croyance.

les beaucoup plus que les animaux nuisi- III. La religion n'est point l'ouvrage de b!cs, et les plantes salutaires plutôt que les la politique des législateurs ni de la fourbepoisons. Les premiers Phéniciens adoraient rie des prêtres.

les éléments el les productions de la lerre On comprend d'abord que l'hypothèse

dont ils se nourrissaient. Les parsis ren- que nous attaquons est absolument contraire

dent unculte au bon principe el non au mau- aux deux précédentes. S'il est vrai que la

vais. La divinité principale des Indiens est religion est venue de l'ignorance des peu-

hrahma, qu'ils prennent pour le Créateur. p!e> grossiers et barbare*, ou de la crainte

Les Péruviens adoraient le soleil el la lune, et du souvenir des malheurs auxquels ils

les Nègres maudissent le soleil parce qu'il ont élé tous exposés, il n'a pas été besoin

les brûle par sa chaleur; mais ils rendent que des politiques vinssent leur suggérer

de grands honueurs au dieu des eaux. D'un des sentiments religieux pour les asservir

bout de l' univers à l'autre, nous voyons par là, el il y a certainement eu partout de la

l'.'spérance et la reconnaissance éclater dans religion avant qu'il y eût des prêtres. Si au

le culte des différents peuples. contraire il a fallu que des hommes ambi-

3' Les fêtes et les assemblées religieuses lieux el rusés inventassent la chimère d'un

dans les premiers temps e! chez loules les Dieu pour assujettir leurs semblables, il

nations, loin d'avoir rien de lugubre, an- n'est donc pas vrai que ceux-ci l'aienl put-

nonçaient le contentement, la confiance et sée dans l'ignorance des causes naturelles

la joie ; un repas commun, la musique, la ni dans le sentiment de leurs malheurs,

danse, ont toujours fait partie du culte Ceux d'entre les athées qui ont voulu réunir

rendu à la divinité. Ces lê'es étaient relali- ces différentes suppositions sont tombés en

ves aux travaux de ("agriculture ; on les ce- contradiction. Mais il y a d'autres preuves

lébrait après les semailles, après la mois- de la fausseté de leur théorie. son, après les vendanges ; ell-s avaient donc En premier lieu, nos adversaires sont

pour but de reconnaître les bienfaits de> .■- hors d'état de nommer un seul d'entre les

dieux. Vit-on jamais la tristesse régner législateurs connus qui ait introduit pour

dans les fêtes de Pouione, de Cérès. de 15ac- li première fois la notion d'un Dieu chez un

chus el de Venu» ? Nous ne connaissons an- peuple encore athée; les philosophes in-

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