‹ Œuvres completes de Bergier (volume 4)Chapitre 29 sur 219 · RI · texte numérisé non relu

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Kijun, ont mis Rmph in. Dans les Actes des opôtres, c. \u, v.'rl, saiui Btienne répèle le leste d'Amos suivant la version des Seplanie ; il ci i i aux Juifs : « Voua avez porté

la ((Mile de Moloch < l l';islre de voire «lieu liemphan, ligures que vous avez faites pour les adorer. » Spencer et d'autrei pensent que lîijun en hébreu, Rœphan en égyptien, désignent Saturne, ailre et divinité, il y a plus d'apparence que Moloch, Kijun, Ki m, t'hevan, llœphun ou Jinnpltan, sont différents noms du soleil. Il est Incontestable, que cet astre a été la principale divinité des différents peuples orientaux, comme Job nous le fait assez entendre ; et l'on ne voit pas pourquoi ces peuples se seraient avisés d'adorer Saturne, planète qui n'est guère connue que des astronomes. Voy. la dissert, de dotn Calmet sur l'idolâtrie des Israélites dans le désert ; Bible d'Avignon, t. XI, p. 447.

RENÉGAT. Voy. Apostat.

RENONCEMENT. Jésus- Christ dit dans l'Evangile (M al th. xvi, 2V) : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à luiméme, qu'il porte sa croix et qu'il me suive. Est-il donc possible de renoncer à soi-même, disent quelques incrédules ? S;ins l'amour de soi, l'homme serait slupide, ou serait tenté de se détruire. Mais il y a un amour propre bien réglé et bien entendu auquel Jésus-Christ ne nous ordonne pas de renoncer; il y a aussi un amour de soi excessif cl mal réglé, qui tourne cà notre propre dommage, et c'est celui dont il faut nous dépouiller. Le Sauveur s'explique assez en ajoutant : Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, et celui qui la perdra pour moi la retrouvera. Pour suivre Jésus-Christ en qualité de son disciple, il fallait être prêt à tout quitter pour se livrer à la prédication de l'Evangile, même à souffrir la mort pour en attester la vérité, comme ont failles apôtres. Renoncer ainsi aux choses de ce monde et à l'amour de la vie, ce n'était pas renoncera l'amour bien réglé de soi-même : au contraire, c'était consentir à perdre une vie fragile et passagère pour en acquérir uue éternelle (Jonn. xii, 25).

Dès la naissance de l'Eglise l'usage s'est établi que les catéchumènes, prêts à recevoir le baptême, étaient obligés de renoncer solennellement au démon, à ses pompes et à ses œuvres, avant de faire leurs professions de foi. Par là ils renonçaient nonseulement à l'idolâtrie, que Ton regardait comme le culte du démon, mais aux jeux, aux spectacles, aux plaisirs scandaleux que se permettaient les païens, à toute espèce de péché, que Jésus-Christ appelle les œuvres du démon. Terlullien, saint Cyrille de Jérusalem et d'autres Pères de l'Eglise, parlent de ce renoncement, et font souvenir les fidèles des obligations qu'il leur impose. Saint Jérôme nous apprend que, pour renoncer au démon, le catéchumène se tournait du côté de l'occident, qui est le côté de la nuit et des ténèbres ; que pour faire la profession de foi, il se tournait du côté de l'orient, pour adorer aiusi Jésus-Christ, lu-

mière du monde et soleil de justice. Ces! ai*«i que I Eglise multipliait les cérémonies [tour instruire les nouveaux enfants qu'elle recevait dans son sein. Bage conduite, qii no méritait pus la censure de ses restants rebelles. Ménard, Moles sur le Sucramenl. de S. (iréy., p. 140.

Il v <ut dans les premiers siècles divers hérétiques nommés apostoliques, apost.ctit'S, enstathiens, saccopltores, qui enseignélent que tout chrétien, pour faire son salut, était obligé de renoncer à tout ce qu'il p -sôdait et de vivre avec ses frères en communale de biens. 1 1 ■> furent condamnés pae le concile de Gangres, l'an 325 ou * J V 1 , ci leur erreur fut taxée d'hérésie. Eu effet, cette doctrine ne pouvait servir qu'à rendre la religion chrétienne odieuse, et à en détourner les païens. Ces hérétiques furent aussi proscrits par les lois des empereurs, Cad. Théod., I. xvi, t. V; de livret., \c\i. 7 cl 11. Ils abusaient évidemment de ces paroles de Jésus-Christ (Luc. xiv, 3-i) : Si quelqu'un d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède, il ne peut pas être mon discip c On peut être chrétien et très-attaché à la doctrine du Sauveur, sans être son disciple dans le même sens que les apôtres, sans être destiné comme eux à prêcher l'Evangile à toutes les nations. Pour remplir cette vocation, les apôtres étaient obligés sans doute de renoncer à tout, à leur fortune, à leur patrie (Matlh. x:x,27); mais c'était une absurdité de vouloir obliger tout chrétien à faire de même. Dans la suile plusieurs chrétiens fervents, dans le dessein d'imiter les apôtres, de servir Dieu plus parfaitement, de se consacrer à l'utilité spirituelle de leurs frères, ont renoncé à toutes choses, ont vécu dans la solitude, se sont exercés à la prière, à la méditation, au travail ; mais ils n'en ont pas fait une loi aux autres. 11 est constant qu'un très-grand nombre de moines, soit anachorètes, soit cénobites de l'Orient et de l'Occident, ont été missionnaires et ont contribué beaucoup à la conversion des païens. Il faut donc louer le courage avec lequel ils ont renoncé à tout comme les apôtres, afin de se rendre utiles à tous.

RÉORD1NATION, action de conférer les ordres à un homme qui les a déjà reçus, mais dont l'ordination a été jugée nulle. Selon la croyance de l'Eglise catholique, le sacrement de l'ordre imprime à ceux qui le reçoivent un caractère ineffaçable, par conséquent il ne peut pas être réitéré ; mais il y a dans l'histoire ecclésiastique plusieurs exemples d'ordinations dont la validité pouvait seulement paraître douteuse, et qui ont éié réitérées. Ainsi au vin* siècle, le pape Etienne 111 réordonna les évèques qui avaient été sacrés par Constantin, son prédécesseur, et réduisit à l'étal des laïques les prêtres et les diacres que celui-ci avait ordonnés ; il prélendit que celte ordination était nulle. Quelques théologiens ont cependant cru que le pape Etienne n'avait fait autre chose que rehabiliter les evéques dans

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