‹ Œuvres completes de Bergier (volume 4)Chapitre 31 sur 219 · II · texte numérisé non relu

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an-si parfaite qu'après sa venue. Cependant Job l'appelle I> ci lrè*-ex pressentent, cl il indique que ce Du'u sera revêtu d'un corps, puisqu'il le verra dans sa chair, H (\\\c ses yeux le contcmplcron'.

« En annonçant l'a: parisien d'un Sauveur viotolicux, le 'J léa-tteul, dit Eaber, voulait empêcher que les nations tombassent dans le désespoir ou dans l'îgi orance. Mous trouvons, en effet, qu'une fl«€ alterne d'un pnissnnl libérateur et réparateur, vainqueur du serpent, et Fils du Dieu suprême, ailenlc dérivée en partie de la prophétie de Italaam, et en partie de la tradition plus ancienne d'Abraham et «le Noé, ne cessa jamais de prévaloir d'une manière plus ou ii.oins précise et distincte, dans toute l'élendiie du monde païen., jusqu'à ce que les inaj:e-', guidés par un météore surnaturel, vinrent d'Orient chercher Vétoite destinée à relever Israël, et à renverser l'idolâtrie. • (livra: Mosaicœ; or a dissertation on the credibility :>nd iheology of the Penialeueli; by George Stanley Faher, vol. Il, sec. i, cliap. Il, P- 98, seconde édit., London, 1818).

L'idolâtrie n'était presque tout entière qu'une corruption, un abus du dogme même tle la médiation, Cl elle prouve invinciblement la vérité de ce dogme, lié d'une manière inséparable à celui de la dégradation de notre nature, comme la multitude des remèdes ridicules et impuissants prouve la réalité des maladies qui nous aflligent, et le besoin senti d'un remède efficace. Les dieux des païens, dit IJeausobre, n'étaient autre chose. me des médiateurs aupiès du Dieu suprême, nu tout au plus des ministres plénipotentiaires, chargés de dispenser ses grâces à ceux qui en étaient digues, (lleausobrc, llist. du Munich., liv, ix, en. f>, tom. Il, pag. 609.) Les Zabicns ou Sabéens étaient divisés en plusieurs sectes; mais elles reconnaissaient lotîtes la nécessité de quelque médiateur entre l'homme et la Divinité. (Hrucker, flisl. ait. philos., Itv. n, cap. 5, loin. I, p. 21i j Les Egyptiens enseignaient aussi, suivant lient, es, cité par JàmlHique, que le Dieu suprême :ivait préposé un autre Dieu comme chef de tous les esprits célestes ; que ce second Dieu, qu'il appelle conducteur, est une sagesse qui transforme et convertit en elle toutes les intelligences. » (Jainbliq., de M y st. jEgypl., p. 154, Lugd., 1552.)

t 11 est manifeste, observe H.unsay, que les Egyptiens admettaient un seul piincipe et un Dieu mitoyen semblable au Mitbrai des Perses. L'idée d'un esprit préposé par la Divinité suprême pour être le chef et le conducteur de tous les esprits, est trèsancienue Les docteurs hébreux croyaient que l'àme du Messie avait été créée dès le commencement «lu monde, et proposée à ions les ordres des intelligences. » (Disc, sur ta Mythologie, p. 25.)

* Parmi les différents Hernies révérés en Egypte, il y en avait un que les Ciialdéens appelaient Dhouvuiiai, c'est à-dire le Sauveur des hommes. « Ce surnom, obseivo il'llerbelol, pourrait fort bien convenir nu patriarche Joseph, que les Egyptiens qnalii.èreui P; ont hum Pliai ces, ce qui signifie dans leur langage, Sauveur du monde; d'où il ié->ulie que ces peuples attendaient un Sauveur, et qu'ils d muaient ce titre d'avance à ceux desquels ils recevaient de grands bienfaits, ignorant celui qui devait porter ce nom par excellence, i (Bibliolli. oiienl. , art. liem.ès, tom III, p. 197.)

« Il y a, dit Plutarque, une opinion de la plus haute antiqu lé, et qui a passé des théologiens et des législateurs aux poètes el aux philosophes ; l'auteur en est inconnu, mais elle repose sur une foi constante et inébranlable, el elle est consacrée nonseulement dans les discours et dans les traditions du genre humain, mais encore dans les mystères et dans les sacrilices, chez les Grecs et chez les barbares universelleinent. » (De Isid. et Osirid., Oper., p. 3o9.)

• Cette opinion, c'est que l'univers n'est poiul

abandonné au hasard, et qu'il nest pas non plus - mm l'empire d'une raison unique; assis qu'il existe deui principes vivants, l'un du bien et l'autre du mal ; le premier qu'on appelle Dtsn, et le second nue l'on appelle démon. (Ibid.) Plutarque ajoute que Zoroastre donne au bon prineipe le nom d'Orocuaze, et au mauvais le nom d'Arimane; < t qu'entre ces deux principes est Muhra, que les Perses appellent le médiateur , el à qui Zoroaslie ordonne d'oiïnrdes sacrifiées d'irapétmioa et exaction de grâces. Les Ivre» Zends confirment le témoignage de Ptotérejach < J'adresse, y e*l-il dit, ma prière a Miihra, que le grand Orinuzd a ciéé médiateur sur la monligno élevée en laveur des iiombtetiv s àau s <lc la terre. » [liound Behesch,Jesihl de Milhra, 1-2* Cardé.)

« Muhra, ob-erve Anquelil, est miloy n, c'est. àdire place entre Orinuzd et Ahriinan, parce q i'il combat pour le premier contre le Second ; il est inéJiuteur eulre Orinuzd, dont il reçoit les ordres, et les boulines qui sont confiés à sessoius. (Sy^t. théologiijue des Mages, elc, Mé<n. de l'Àcad. des lnscript. , loin. LXI, p. 2'IK.) Le génie de la droiture accompagne Milhra. (Ibid , t. LXIX.) H eu appelé dans plusieurs inscriptions Dieu invincible (Spauheim, ad. Jul. Cœs., p. 14'») ; Dieu tout-puissant (Gfuter, p. $4, n. 6). Les Oracles chalduïques, qui contiennent la doctrine de l'école d'Alexandrie, el où il est ranime allusion continuelle aux principes de Zoroistre, distinguent deux intell gences, l'une princ pe de toutes choses, et l'autre engendrée de la première. Cette seconde intelligence, à qui le l'ère a donné le gouvernement de l'univers (Stanley, Ilist. Philosoph., c. 2), est le Démiurge des Grecs (S. Irénée, lib. n contra hœres., c. 25 et 28), et suivant Plelhon, le Milhra des Perses (Pleth. Comment, in orac. chald.). Milhra est en effet établi par Oi iniizd sur le monde pour le gouverner (Anquelil du Perron, Mém. de l'Acad. des lnscript., tom. LXI, p. 299): il fient de lui; et l'on voit dans les livres Zends une parole qui vient du premier principe < qui était avant le ciel, avant l'eau, avant la terre, avant les troupeaux, avant les arbres, avant le feu, fi s u'Ormux I ; avant les dews, les kharfeslers (productions) des dews, a\aul tont le monde existant, avant tous les biens, tous les purs germes donnés par Orinuzd. > (Idem, ibid., t. LXIX, p. 177.) Son nom est Je sais, i Je le protinuce Cunt nuellemenl el dans toute -on éleodue, dil Orinuzd, el l'abondance se multiplie. > (Ibid., p. 17o' et 177.)

i Ahriinan, balançant un moment entre le bien et te mal : c Quel esl, dit-il à Orinuzd. telle p mie qui doit donner la vie à mon peuple, qui doit l'augmenter, si je la regarde avec lespect, >i je fais des vœux avec celle parole? i Orinuzd lui répond : < C'esl moi qui, par celte parole, augmente le uehescht(le ciel). C'e>t en regardant celle parole avec respect, en faisant des vœux avec cette parole, que tu auras la vie et le bonheur, Ahrimau, maître de la mauvaise loi. i (Ibid., p. lyî el ty& y Cette parole médiatrice qui, selon là doctrine des Perses, aurai: pu sauver A!iruua:i luimême, et son peuple, s'ils avaient voulu fin tonner ou lui obéir; lette parole engendrée de Dieu avant lo. s les lemps, el dont le nom est Je suis, ressemb'o beaucoup au Logos ou au Verbe de Platon, qui a .-u évidemment quelque notion obscuie de la pluralité d. s Personnes divines, et qui aile >da l, uvc c tous les peuples, un Dieu libérateur qui dev.iit sauver ies hommes et leur enseigner le véritable culte. Ce D eu que. dans le Banquet, il appelle l'amour, et qui, suivant Parménide el les anciens poètes, av.til éié e igendré avant tous tes dieux (Plat., m Convie, Op. loin. X, p. 1 77, éd. Bipon.), participe à ta nature de Dieu el à la nature de l'homme, de sorte qu'il esl comme ie cenire d'union el le lien universel de toutes chocs. C'esl de lui que pro< è lent l'esprit prophétique, le sacerdoce, les sai rilices et les expiations (Bruck'T, liist. ait. philo*., tom. Il, p * .4). Plein de bienveillance, t o u les nommes, il vient a

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