‹ Œuvres completes de Bergier (volume 4)Chapitre 34 sur 219 · HEP · texte numérisé non relu

HEP

« El sur quoi reposait celte attente générale* La philosophie nous Pappreiidra-t-ellc?Ecnulez Volney : < Les traditions sacrées et mythologiques des temps antérieurs avaient répandu dans toire l'Asie la croyance d'un grand Médi ■leur qui devait venir ; d'un Juge final, d'un Sauveur futur, mi, Dieu, conquérant et législateur, qui ramènerait Page d'or sur la l-rre, et déliverail les hommes de «'empire du mal. » (La Uuines, ou Méditations sur les révolutions des empires, p. 220.)

« Ceries, un ne trouvera pas ces témoignages suspects. Ain i la véri c se suscite partout des témoins pour confon ire ceux qui refusent de la reconnaître, quels que soient leur prévention el leur aveuglement. Elle for. e les livres menttuses à lui rendre hommage, el l'erreur à s'accuser el à se condamner elle-même. Mentitaestiniquitassibi. (Psal. xxvt, v. 12.)» — E\lr«il (ie VEssai sur l'indifférence, loin. III, ch. 28. Yoy. Surnaturel.

RÉPARATION. Voy. Uest.tution.

REPAS. La manière dont les patriarches, les Juifs el les autres peuples prenaient leurs repas ordinaires, ne nous regarde pas; c'csl un sujet qui appartient à l'histoire ancienne. Nous nous bornons à observer qu'il ne faut pas s'étonner de ce que les Juifs avaient de la répugnance à prendre leurs repas chez les païens. Non-seulement ceuxci usaient de plusieurs viandes desquelles il n'était pis permis au* Juifs de manger, niais ils pratiquaient dans leurs repas plusieurs actes superstitieux et qui tenaient à l'idolâtrie; ils invoquaient les dieux, et ils leur rendaient grâces; ils leur faisaient des libations, souvent ils plaçaient sur la fable les idoles des dieux: lares, ou des dieux patalques, etc. Il y a bien de l'apparence que les cérémonies religieuses, toujours mêlées aux repas des anciens, ont été la cause pour laquelle différents peuples admettaient difficilement des étrangers à leurs repas.

A la vérité, lorsque les juifs eurent essuyé des guerres sanglantes et des vexations de toute espèce de la part des rois de Syrie, ils poussèrent à l'excès leur aversion pour les païens. Du temps de Jésus-Christ ils ne voulaient pas manger avec des Samaritains (Joan. tv, 9). Ils lui faisaient un crime de manger avec des publicains et avec des pécheurs [Mat th. ix, 11). Ils firent scandalisés de ce que saint Pierre avait mangé avec d s incirconcis (Ad. xi, 3). Mais ce n'est pas leur loi qui leur avait inspiré celte aversion, elle leur ordonnait le contraire; elle leur disait : « Si un étranger se trouve au milieu de vous, vous ne le rebulerez pas, vous ne le maltraiterez point, vous l'aimerez et vous en agirez avec lui comme avec un concitoyen : vous avez été vous-mêmes étrangers en Egypte. »

Quant aux repas des chrétiens, dit l'abbé Fleury, ils étaient toujours accompagnés de frugalité et de modestie. Suivant 1 1 remarque de saint Clément d'Alexandrie, il leur étail recommandé de ne pas vivre pour manger, mais de manger pour vivre ; de ne preu dre de nourriture qu'autant qu'il en faut pour la santé cl pour avoir la f «rce nécessaire au travail j de renoncer à lotîtes les viandes exquitv», à l'appareil des grands

RKP

Page 1