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point loucher, comme a fait Jésus après sa rsuncctioti. Los apôtres n'onl [tas pu on imposer au\ juifs, de manière à leur fermer la bouche et à déconcerter leur conduite ; ils n'ont pas pu fasciner les yeux ni les oreilles à la multitude de témoins oculaires et placés sur les lieux, qui oui cru à leur prédication.
Nous demandons aux incrédules quelle espèce de preuves plus convaincantes ils exigent pour croire la résurrection de Jésus- Christ. D;ms l'impuissance d'attaquer directement celles que nous alléguons, ils se jettent sur les accessoires ; ils objectent :
1 Que personne n'a vu Jésus-Christ sorlir du lombcau. D'abord on ne sait pas si les gardes ne l'ont pis vu; l'Evangile n'en dit rien. Kn second lieu, tous les témoins qui se seraient trouvés là, fussent-ils au nombre de milie. auraient été aus>i effrayés que les gardes. Un tremblement d.' terre, la pierre du tombeau renversée, un ange assis dessus avec un regard terrible, un mort qui sort du tombeau, ne sont pas des objets que l'on puisse envisager de sang-froid : or, Jésus- Chiist ne voulait point épouvanter les témoins de sa résurrection , il voulait au contraire les rassurer, et il eut beaucoup de peine à dissiper leur frayeur les premières fois qu'il leur apparut. Enfin, qu'impose qu'on ne l'ail pas vu sorlir du tombeau, pourvu qu'on l'ail vu, entendu et touché après qu'il en a été sorti ? Il n'en résulte pas moins qu'il a été vivant après avoir été mort. — 2° Les incrédules disent que la narration des évangélistes est chargée de circonstances difficiles à concilier. C'est justement ce qui prouve qu'elle est vraie ; si ces quatre écrivains l'avaient forgée el l'avaient arrangée de concert, ils l'auraient rendue plus claire. Ils auraient fail sortir du tombeau Jésus resplendissant de gloire, comme les peintres ont coutume de le représenter; au lieu de placer un ange sur la pierre, ils y auraient supposé Jésus-Christ lui-même assis avec un regard menaçant fixé sur les gardes. Ils auraient dit : Nous y étions, nous ruions vu : ce mensonge ne leur aurait pas plus coûté que le reste, et il aurait été plus imposant. Si au contraire les quatre évangélistes avaient forgé chacun en particulier, et sans s'être concertés, une histoire fausse, il serait impossible qu'il ne se fût pas trouvé dans leur récit des circonstances contradictoires et inconciliables ; or, il n'y en a point, et elles sont très-bien conciliées dans les concordances. — 3" Jésus-Christ ressusrité, disent nos adrersaires, devait se montrer aux juifs, à ses juges, à ses bourreaux, pour Ips convaincre el confondre leur incré- H alité ; Celse le soutenait déjà ainsi, cl cette objection a été cent fois répétée de nos jours. Si elle est sensée et raisonnable, Jésus ressuscité devait se montrer aussi à toutes les nations auxquelles il voulait envoyer ses apôtres, afin de les convertir; il devait se faire voir aux persécuteurs de ses disciples et à tous les ennemis de sa religion, afin d'amortir leur fureur. Il devrait même res-
susciter aujourd'hui de nouveau sons les yeux des incrédules, afin de les rendre dociles : ils nul mérité celle grâce parleur impiété, tout comme les juifs s'en étaient rendus dignes en crucifiant celui qui venail les sauver. Ne r<;ugira-t-on jamais de celte absurdité? Dieu ne multip'ie point les preuves, les motifs de foi, les grâces de salut, au gré des incrédules el des opiniâires ; il en donne suffisamment pour les âmes droites et dociles ; les autres méritent d'être abandonnées à leur entêtement. Lorsque le mauvais riche, tourmenté dans l'autre vie, conjurait Abraham d'envoyer un mort ressuscité prêcher la pénitence à ses frères, ce patriarche lui répondit : « S'ils ne croient pas Moïse ni les prophètes, ils ne croiront pas plus un mort ressuscité (Luc. xvi,3l). » De même, dès que le témoignage des gardes joint à celui des apôtres n'a pas suffi pour convaincre les juifs, ils n'auraient pas été plus touchés du témoignage de Jésus-Christ lui-même, lis avaient dit pendant sa vie : C'est le prince des démons qui opère les miracles de Jésus ; ils auraient dit de sa résurrection : C'est ce même prince des ténèbres qui a pris lu figure de Jésus pour venir nous séduire. N'avonsnous pas entendu dire aux incrédules modernes : Quand je verrais ressusciter un mort, je rien croirais rien , je suis plus siir de mon jugement que de mes yeux. — k" Us prétendent que le récit des apparitions qui ont suivi la résurrection du Sauveur est rempli de difficultés et de contradictions ; c'est une fausseté. 11 n'y en a point lorsque l'on ne cherche pas à y en mettre, lorsque l'on n'ajoute rien à la narration et lorsque l'on rapproche les évangélistes l'un de l'autre; c'est ce que l'on a fait dans les concordances. Mais les incrédules ne veulent aucune conciliation ; ils ne veulent que disputer et s'aveugler. Lorsqu'un des évangélistes rapporte un fail ou une circonstance dont un autre ne parle pas, ils appellent cette différence une contradiction, comme si le silence était une dénégation positive. Voy. Apparition. — 5' Ils soutiennent que les apôlres et les évangélistes sont des témoins suspects, qui étaient intéressés à forger une fausse histoire pour leur propre honneur et [tour celui de leur maître. Déjà nous avons démontré l'absurdité de cette calomnie. Les apôtres n'auraient pu avoir aucun intérêt à soutenir l'honneur de Jésus-Cbrist, s'il avait été fourbe et imposteur et s'il n'était pas ressuscité ; leur propre honneur les aurait engagés à reconnaître qu'ils avaient été trompés, et à retourner à leur premier étal. Jésus-Christ, loin de leur promettre des honneurs, de la célébrité el une gloire temporelle, leur avait prédit qu'ils seraient haïs, persécutés, C'uvcrls d'ignominie et mis à mort pour son nom ; ce sont eux-mêmes qui le déclan ni : celle sincérité est-elle compatible avec un motif d'intérêt temporel? ©
Mais dès que Jésus-Christ est véritablement ressuscité comme il l'avait promis, les apôlros ont été conduits par le seul intérêt qui agil sur les âmes vertueuses, par le