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l'opinion des nouveaux platoniciens. Jamblique, dans la Vie de Pyt/iayore, ch. 28. avoue que « l'homme doit faire ce qui esl Agréable à Dieu; mais il n'est pas facile de le cnnnaî- I rc , dit— il , à moins qu'on ne l'ail appris de Dieu lui-même ou des génies, ou que l'on n'ail élé éclairé d'une lumière divine. » Dans son livre des Mystères, sect. 3, cap. 18, il dit qu'il n'esi pas possible de bien parler des dieux, s'ils ne nous instruisent eux-mêmes. Porphyre est de même avis, de Abstm., 1. n, n. 53. Selon Proclus, nous ne connaîtrons jamais ce qui regarde la Divinité, à moins que nous n'ayons élé éclairés d'une manière céleste, in Platon. Théol., c. 1. L'empereur Julien, ennemi déclaré de la révélation diretienne, convient néanmoins qu'il en faut une. « On pourrait peut-cire, dit-il, regarder comme une pure intelligence, et plutôt comme un Dieu que comme un homme, celui qui connaîtrait la naiure de Dieu. » Lettre à Thémistius. « Si nous croyons l'àme immortelle, ce n'est point sur la parole des hommes, mais sur celle des dieux même, qui seuls peuvent connaître ces vérités. » Lettre à Théodore, pontife.
C'est dans celle persuasion que (ous es nouveaux platoniciens eurent recours à la théurgie , à la magie, à un prétendu commerce avec les dieux ou génies , pour en apprendre ce qu'ils ne pouvaient pas découvrir eux-mêmes; mais, par une inconséquence palpable , ils rejetèrent le christianisme, qui leur offrait la connaissance de ce qu'il leur importait le plus de savoir. Le simple peuple sentait le même besoin de rérelation que les philosophes, et c'est pour cela qu'il ajoutait foi si aisément à tous ceux qui se disaient inspirés, cl à tous les moyens par lesquels il espérait de connaître les volontés du ciel. A/al à propos les incrédules argumentent sur cette crédulité des peuples pour conclure que la conGance à de prétendues révélations a été la source de toutes les erreurs et de toutes les superstitions possibles, qu'il ne faut donc en admettre aucune. Puisque le besoin en esl démontré , il s'ensuit seulement qu'il faut rejeter les fausses révélations et s'attacher à ia seule vraie.
k* Quoi qu'ils en disent , il y en a une ; elle a commencé avec le monde , elle a été renouvelée à deux époques célèbres, et Dieu a toujours proportionné les leçons qu'il donnait aux hommes à leur capacité présente et à leurs besoins actuels. Une révélation dirigée sur un plan aussi sage porte déjà avec elle la preuve de son origine ; on sent d'abord qu'elle n'a pu partir de la main des hommes, qu'elle esl venue de Dieu seul.
En effet, en donnant l'être à nos premiers parents, Dieu leur enseigna par lui-même ce qu'ils avaient besoin de savoir pour lors ; il leur révéla qu'il est le seul créateur du inonde, et en particulier de l'homme ; que seul il gouverne toutes choses par sa providence, qu'ainsi il esl le seul bienfaiteur et 1 • seul législateur suprême ; qu'il esl le veutcur du crime cl le rémunérateur de la vertu.
Il leur apprit qu'il Je -i avait créés à son image et à «a ressemblance, qu'ils éiaicnt par conséquent d'une nature très— supérieure à celle des brutes , puisqu'il soumil à leur empire lous les animaux sans exception. Il leur prescrivit la manière dont il voulait être honoré, en consa< rant le |eptième jour à son culte; il leur accorda la fécondité par une bénédiction particulière, bien entendu qu'ils devaient transmettre a leurs enfants les mêmes leçons que Dieu daignait leur donner. Voila ce que nous apprenons dans l'histoire même delà cr lion, ce qui nous est confirmé par l'auteur de ["Ecclésiastique, quidil que nos premiers parents ont reçu de Dieu non - seulement l'intelligence et le sentiment du bien et du mal, m. lis encore des instructions, des leçons, une règle de vie; qu'il leur a enseigné sa loi, qu'ils ont vu la majesté de son visage, et qu'ils ont entendu sa voix Eccli. xvii, k. 9, 11); et nous voyons celte religion sainte et divine se perpétuer dans la race des patriarches.
Pouvail-elle mieux convenir aux hommes placés dans cet état primitif? Alors il n'y avait encore point d'autre société que celle delà famille ; le bien particulier des peuplades naissantes était censé le bien général ; Dieu y pourvut en consacrant l'union des époux, l'autorité paternelle , I élal des femmes, les liens du sang, et en inspirant l'horreur du meurtre. En commandant de l'adorer lui-même comme seul auteur et seul gouverneur de la nature , il prévenait l'erreur dans laquelle les hommes, infidèles à ses leçons, ne tardèrent point de tomber lorsqu'ils imaginèrent que tous les élres étaient animés par des génies, par de prétendus dieux particuliers , et qu'ils leur adressèrent le culte religieux, source fatale du polythéisme et de toutes ses conséquences. Yoy. Paganisme, § 1. 11 aurait été pour lors inutile de faire des lois pour défendre des abus qui ne pouvaient pas encore produire les mêmes effets que dans la société civile , ou pour prescrire des devoirs qui ne pouvaient pas encore avoir lieu. C'est donc assez mal à propos que l'on a nommé cet état primitif des homuies létal de nature, et la loi qui leur fui imposée, la loi de nature, puisque c'était évidemment une loi rêvé ée de Dieu. Les déistes ont abusé de ce terme, mais l'équivoque d'un mot ne prouve rieu ; il est aisé de leur démontrer que, si Dieu ne l'avait pas dictée lui -même , les premiers hommes auraient élé incapables de l'inventer.
En effet, de quelles connaissances, de quels raisonnements pouvait êlre capable l'homme naissant, avant d'avoir acquis aucune expérience du cours de la nature ? On dira que Dieu avait donné à notre premier père, en le créant , toute la capacité d'un homme fait , et toute l'habileté d'un philosophe consommé ; soit '• celle manière d'instruire l'homme est certainement surnaturelle , elle équivaut à une révélation faite de vive voix. On dira que Adam, qui a vécu
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neuf cenls ans , a ou tout le temps de s'instruire, de méditer sur la nature et de raisonner. D'accord : mais alors sa postérité était très-nombreuse ; comment aurait-elle connu Dieu et son culle , s'il avait fallu attendre jusque-là pour lui donner les premières leçons? Les premiers enfants d'Adam ont adoré Dieu , donc ou c'est leur père qui le leur a fait connaître, ou c'est Dieu qui les a instruits, aussi bien que lui, comme l'Ecriture nous l'apprend. En second lieu , si la religion primitive n'a pas été révélée de Dieu depuis la création, sous quelle époque, sous quelle génération des patriarches en placera-t-on la naissance? Quelque supposition que l'on fasse, l'embarras sera le même. Après quatre mille ans de réflexions, d'expérience, de méditations philosophiques, il ne s'est trouvé aucun peuple capable de rétablir la religion primitive une fois oubliée ; tous se sont plongés dans le polythéisme et dans l'idolâtrie, plusieurs nations y persévèrent encore depuis leur première formation. Donc il est absurde de supposer que , dans le premier âge du momie , les hommes se sont trouvés capables de se former une religion aussi sage et aussi pure que celle qui leur est attribuée parles livres saints. En troisième lieu, les incrédules ont si bien senti l'impossibilité de celte supposition , qu'ils ont dit que le polythéisme et l'idolâtrie furent la première religion du genre humain. Ce fait est certainement faux ; mais Jes incrédules ne l'ont imaginé qu'après ;>voir réfléchi sur les idées qui sont venues naturellement à l'esprit de tous les peuples., et sur le penchas! général de tous à croire la pluralité des dieux plutôt que l'unité, cl nous convenons avec eux que si Dieu n'avait pas instruit les premiers hommes par révélation , il y a tout lieu de penser qu'ils auraient été polythéistes et idolâtres. Mais puisqu'il est constant qu'ils ont professé l'unilé de Dieu , sa providence , sa boule el sa justice , il s'ensuit que cette croyance ne vient p s de leur lumière naturelle, mais de la révélation de Dieu.
Apiès deux mille cinq cenls ans depuis la création , le g. nre humain s'était multiplié, les peuplades s'étaient réunies en corps de nation; il leur fallait des lois et une religion qui rendît ces lois sacrées ; déjà la plupart avaient oublié les dogmes essentiels de ta religion primitive; elles avaient embrassé le polythéisme , pratiquaient l'idolâtrie , se livraient à tous les désordres dont celte erreur fatale est la source. Toutes voulaicnl avoir dis dieux indigènes et nationaux; des protecteurs particuliers ennemis des autres peuples ; elles divinisaient leurs rois el leurs fondateurs. Dieu se fit connaître aux Hébreux sous de nouveaux rapports analogues aux circonstances. Non-seulement il renouvela par Moïse el confirma les leçons qu'il avait données à leurs pères, mais il y en ajouta de nouvelles, il leur apprit qu'il est le fondateur de la société civile , l'auteur el le vengeur des lois, l'arbitre du sort des nations, leur seul protecteur et leur roi su-
prême. Continuellement il répète aux Hébreux : C'est moi </ui suis lotre seul maître et votre Dieu : Eyo Dominas Deus vester. Conséquemmen't , dans le code mosaïque, Dieu incorpora ensemble les lois religieuses, civiles, politiques et militaires; il imprima aux unes el aux autres le sceau de son autorité , et leur donna la même sanction; il statua les mêmes peines contre les in fracleurs , les mêmes récompenses pour ceux qui seraient fidèles à les observer. De là les lois sévères contre l'idolâtrie, la défense de sacrifier aux dieux des autres nations, la peine de mort prononcée contre les prévaricateurs. []n Israélite coupable en ce genre était non-seulement criminel de lèse-majesté, mais traîlre envers sa patrie; il était censé rendre hommage à un roi étranger. Ceux qui ont déclamé contre cette théocratie , contre cette religion locale , nationale , exclusive , sévère cl jalouse , n'étaient ni de profonds raisonneurs ni d'habiles politiques. Les peuples étaient alors dans l'effervescence des passions de la jeunesse, ils ne respiraient que la guerre, les conquêtes , le meurtre, le brigandage ; ils ne goûtaient que les voluptés gro sières , ils ne connaissaient d'autre bien que la satisfaction des sens. Il fallait donc un frein rigoureux, une législation sévère et menaçante pour les réprimer. Iduméens, Egyptiens, Phéniciens, Assyriens, tous étaient possédés de la même fureur. Dieu p'aça au milieu d'eux la république juive pour leur servir de modèle el pour leur montrer ce qu'ils auraientdû faire (1). Ils ont mieux aimé se dépouiller les uns les autres et s'entre-délruire , nourrir enlre eux des jalousies , des inimitiés , des guerres continuelles, qui ont été la source de tous leurs malheurs.
Aux mots Judaïsme, Lois cérêmonielles, Moïse , etc., nous avons fait voir la sagesse,
(I) < L:\ loi mosaïque, dit M. Gerbet, n'était obligaloiie ni pour la plus grande partie du genre humain, qui ne pouvait la connaître, ni même pour ceux des gentils qui l'enraient pu. Saint Tliomas, en ensi'ignaul celle doctrine, ajoute : < Qu'on n'admettait des gentils à la profession du judaïsme que comme à un étal plus sur et p'us parfait, de même qu'on ail, net les séculiers à la profession de la vie religieuse, quoiqu'ils pui-sent' se sauver hors d'elle, i (l'rim. secund., qua'sl. 'JS. ) « Si la loi mosaïque, d:l un autre théologien , n'a pas été donnée à tout lit genre humain, mais à un seul peuple, c'est qu'elle m était pas elle-même nécessaire au salut ; car, avant elle, les hommes pouvaient se sauver, el, pendant qu'elle a subsisté, les gentils pouvaient se sauver sans elle. > (Suarez, de Leqibus, lit», ix, c. 5, art. 6.) Dépositaire d'une loi locale, la Synagogue n'était doue qu'une pat tic de l'Eglise, dépositaire de la loi nécessaire universellement ; mais elle avait cela de particulier, qu'existant sous la forme de société publique, clic était le type de la constitution future de l'Eglise ; et c'est pour celle raison que, lorsque les Pèieset les théologiens, en traitant de l'Eglise depuis Jé-tfe- Elirist, cherchent des comparaisons dans l'Egliso ancienne, ils les prennent particulièrement dans la Synagogue. » — M. Gerbet, dans son excellent ouvrege des Doctrine* philosophiques sur lu Certitude, dans leurs rapports avre les fondements de la théologie, ehap. 3.
l'Utilité , la divinité <lc ce nouveau plan de de la Providence, qui est la seconde époque de la révélation , el nous avons répondu aux objections des déistes.
I) cii avait annoncé son dessein quatre cents ans auparavant , et il l'avait fait connaître au patriarche Abraham, en disant : Venez dans le pays que je vous montrerai . je vous y rendrai père d'une ç/rande nation (Gen. xu, 2). M. lis en lui ajoutant , toutes les nations seront brnies en vous, il lui faisait entrevoir de loin une troisième époque et un nouvel ordre de choses qui ne devait avoir lieu que quinze cents ans après. Pour y amener le genre humain , Dieu s'est servi de la démence générale des peuples , de la manie des conquêtes. Vers l'an 4000 du inonde, l'empire romain avait cnglou'i tous les autres ; la plupart des habitants du monde connu étaient devenus sujets du même souverain. Par les transmigrations, par les voyages, par les exploits des guerriers , par le commerce, par les arts, par la philosophie, le genre humain semblait être parvenu à l'âge mûr. Les peuples étaient devenus capables de fraterniser, de former ensemble une société religieuse universelle ; Dieu a daigné l'établir. Il avait parlé aux premiers hommes par leur père, aux nations naissantes par un législateur; il a parlé à l'univers entier par son Fils. Jésus Christ, fidèle interprète des volontés de son Père , n'est point venu fonder un royaume ni une société temporelle, mais le royaume des deux , le royaume de Dieu, la communion des saints ; tout s'y rapporte au salut et à la sanctification de l'homme; la rédemption générale est VEvangite, ou l'heureuse nouvelle qu'il a daigné nous apporter. Celte troisième époque de la révélation est appelée par les apôtres les derniers jours, la plénitude des temps , la consommation des siècles, parce que c'est le dernier état de choses qui doit durer jusqu'à la fin du inonde. Notre divin Maître n'a contredit aucun des dogmes révélés dès le commencement ; au contraire il les a étendus , expliqués, confirmés ; il n'a révoqué aucune des lois m »raies prescrites à Adam, à Noé, el renfermées dans le décalogue de Moïse ; mais il les a développées, il en a montré le vrai sens ei les conséquences , il en a rendu la pratique plus sûre par des conseils de perfection. Au culte matériel et grossier qui convenait aux premiers âges du monde , il a substitué l'adoration en esprit et en vérité, un culte simple , mais majestueux, praticable el utile dans toutes les contrées de l'univers.
Le christianisme est donc le dernier complément d'un ouvrage commencé à la création , d'un plan constamment suivi par la Providence divine, d'un dessein à l'exécution duquel Dieu a fait servir toutes les révolulions de l'univers. Mais ce plan divin n'a été connu que quand il a été porté à sa perfection ; c'est Jésus-Christ qui nous l'a révélé. Il embrasse loute la durée des siècles: un homme n'a pu le concevoir ni le tracer , encore moins l'exécuter. Les incrédules ne Tout jamais aperçu : qu'ils le considèrent
enfin , qu'ils en comparent les époques , qu'ils eu examinent l'unité , les mou'ih, la correspondance avec l'ordre de la nature , et qu'ils nous disent si c'est le hasard qui a disposé ainsi les événements.
Ouand ou dit que le christianisme suppose le judaïsme, on ne saisit que deux anneaux de la chaîne; on laisse de côté le premier, auquel les deux autres sont attachés. La révélation faite aux Juifs supposait aussi nécessairement celle qui avait été acconice aux patriarches , que l'Evangile suppose la loi de Moïse. Si ce législateur n'avait pas eotn« mencé son ouvrage par l'histoire de la réiélation primitive , il aurait bâti «ur le sable. Qui aurait pu se persuader que Deu , après deux mille ans d'un silence profond , s'était enfin déterminé à parler aux hommes ?
Mais non , lorsque Moïse alla faire part da sa mission aux Israélites en Egypte , il le fil au nom du Dieu de leurs pères , du Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, qui avait donné des instructions à ces patriarches et leur avait fait des promesses [Exod. m, 6 , 1o , 16). Le souvenir des anciennes espérances de leurs pères, autant que les miracles de Moïse, persuada les Israélites; is crurent à la parole de cet envoyé , et se prosternèrent pour adorer Dieu ( c. iv , 30 et 31). Dès le commencement du monde , Dieu a prédit plus ou moins clairement ce qu'il voulait faire dans la suite des siècles ; au moment même de la chute d'Adam , il en fit espérer le réparateur , il ranima la confiance par les promesses des bénédictions que devait répandre un descendant d'Abraham , et par la prédiction que fit Jacob d'un envoyé qui serait l'attente des nations, Ainsi la conformité des événements avec les promesses a servi dans tous les siècles à prouver la vérité de la révélation. Tel a été, depuis l'origine du christianisme, le seul ment de tous les Pères de l'Eglise; ils ont allégué l'antiquité de notre religion pour en démontrer la divinité , el ce fait mérite attention.
Saint Justin, Apol. / , n. 7 , ne craint point d'appeler chrétiens les sages qui ont vécu chez les barbares , n. U> , tous ceux qui ont vécu suivant la droite raison, parce que Jésus-Christ , Verbe divin . esl la raison universelle qui éclaire tous les hommes. Apol. Il , n. 10 , il dit que Socrate a connu en parlie Jésus-Christ , parce que celui-ci est le Verbe qui pénè're partout . qui a prédit les choses futures par les prophètes el par luimême ; n. 13 . il prétend que tout ce qui a été dit sagement chez toutes les nations appartient aux chrétiens. Il ne faut pas croire que saint Justin ne parle ici que de la lumière naturelle , puisqu'il compare l'action du Verbe sur tous les hommes à l'inspiration qu'il a donnée aux prophètes. On sait d'ailleurs que ce Père enseigne l'universalité dj la grâce, qui est une espèce de révélation intérieure.
Saint lrénée. contra [Jcvr., lib. iv. c. 6, n. 7. dil : a Le Verbe n'a pas commencé à révéler son Père, lorsqu'il est ué de Marie ; mais il l'a fait connaître à tous, dans tous