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dcuieiueni stérile*, cl s'atrophient par les dévi lions li'-; plus moiislrinMisfi< : el ce secours lui eût manqué au moment même où il en svaii le plus pressant besoin ! el le genre humain eùi été condamné en niasse, (tarant de* milliers d'années, à des erreurs profondément corruptrices el aux superstitions les plus dégradantes! Cela est-i| bien vraisemblable? Peut-on le supposer n priori, quand on croit un Dieu lion et sage? Evidemment non! Cela ne saurait paraître possible qu'au point de vue des athées et des panthéistes. Quand on regarde le genre humain émane le produit du hasard, <>u comme l'enfant d'une loi aveugle de progrès nécessaire ; quand on tu voit en lui qu'une excroissance du chimpanzé, oh! alors je comprends qu'on refuse de croire à la révé'a ion. Mais qu'un préfère des hypothèses comme celles de l'état de nature et du fétichisme primitif, quand on croit sincèrement à la sagesse el à la bonté de la Providence, c'est ce que je ne comprends p'us (n). »
Nos livre* saints lèvent toute difficulté : ils constatent l'existence de la révélation primitive. R eu s'entretient avec Ad un et parle à Abel. Nous le voyons avo rde fréquents entretiens avec les patriarches. Pour suivre celte révélation, il faudrait faire l'histoire de nns premiers parents et de leurs descendants jusqu'à Moïse. Elle est entre les mains de tout le monde.
La révélai on primitive avait donné à nos premiers paren's une notion exacte de. D eu et du culte qui lui est du, 4e sa providence divine, de l'exislence îles b .ns el des mauvais anges, de la chute de l'homme, de la promesse d'un Libérateur, de la vie future. Ces grandes vérités se sont obscurcies peu à peu. Cependant il en est res.é des vestiges chez tous les peuples qui peuvent servir de témoin el de preuve à la révélation primitive. Yoij. Dieu, Providescb, Ani.e, Originel (Péché), Réparateur, Immortalité or. l'ame.
* Révélation mosaïque. Yoy. Loi mosaïque et Judaïsme.
* Révélation chrétienne. Yoy. Christianj-ke.
* REVOLUTIONS (les) ET L'EGLISE. L'idée du pouvoir, dit M. Bcugnoi, é aut partout ou affaiblie ou méconnue, nous voyons renverser, ici successivement el avec méthode, là tout à coup et avec colère, de sages tradiiions, de bonnes et utiles lois, des institutions anciennes, niais qu'il eût é'é facile de réfoinnr, et envelopper dans une nème réprobation tout ce qui ne daie pas d'nier. L'Europe présente aujourd'hui l'image d une grande cité qu'un tremblement de lerre aurait amenée soudainement de ses fondements et jetée sur le sol, où sont couchées pêle-mêle les ruines des p us beaux édifices et des plus modestes habitations, des plus antiques palais et des plus réi entes constructions. La force qui a causé ce désastre était évidemment une lorce aveugle. Cependant du milieu de ces décombres s'élève une institution que rien n'a pu ébranler, car ce ne sonl pas les hommes qui l'ont fondée. Cette institution divine conserve dans son sein le principe dont l'abandon cause les désordres el les révolutions au bruit desquelles nous nous éveillons chaque jour, el c'est à elle que nous bons le redemander , quami nous serons las de poursuivie la solution du problème insoluble de fonder des sociétés sans pouvoir, c'esl-à-diie sans ba>e.
Le monde nouveau repousse l'unité du pouvoir, comme l'équivalent delà tyrannie; l'Eglise proclame celte unité il ne lui est jamais plus dévouée qoo quand celui eu qui dese personnifie est méconnu, trahi el malheureux. Lorsque la raison sera rentrée dans nos e-prits, son exemple seul suffira pour nous faire comprendie les véritables londitiOM d'exisicuce
(a) Eti.de* critiques sur le nationalisme contemporain , liv. u, c. i, eu;.
de la souveraineté. Elle nous eiiseigncia,ceqne nous sommes liers d'ignorer, à respecter el à obéir ; pane que le respect et l'obéissance, sans lesquels il ne peut pas plus exister de république que de monarchie, sont chez elles des habitudes innées. Elle nous dira qu'aucune constitution politique, qu'aucune l> i fondamentale ne peut prendre racine el vivre, si les citoyens ne lui vouent pas une sorte de foi qui calme leurs dé>irs, modère leurs critiques el les oblige de croire à la durée de ce qu'ils ont fondé. Enfin, le spectacle de celte grande institution, qui trouve dans une organisation hiérarchique pleine de force les moyens de maintenir la paix et l'ordre au milieu de ses nombreux. enfants, san* qu'aucun d'eux 'ne ressente la sévérité du commandement ou la pesanteur du joug, ce spectacle, dis-je, réconciliera bien des esprits égarés avec le principe d'une autorité à la fois bienveillante et inflexible. Les idées véri ahlement sociales, celles qui peuvent seules conduire les hommes vers la poition de bonheur doiïl il leur est permis de joair dans ce monde, so il mises en pratique sous nos yeux par l'Eglise, dans un but différent, il est vrai, et plus élevé, mais qui ne change point leur nitnre ni leur mode d'action. Malgré tout ce que nous voyons s'accomplir et tout ce qui est annoncé, il ne faut donc pas désespérer de la vérité, de ia justice, du droit. L'Eglise sauvera encore une fois la civilisation.
il existe en effet une analogie singulièrement triste entre les devoirs de l'Eglise en <e moment el la lâche immense que Dieu lui imposa le jour où il décida la ruine de l'Empire romain, nécessaire à l'accomplissement de ses desseins.
Lorsque les peup'es de la Germanie eurent couvert de leurs flots ce grand empire, l'ancienne société, minée par une longue corruption, impuissante à se défendre, et encore plus à réagir sur les mœurs des vainqueurs, disparut ; et l'Eglise, gardienne de la foi catholique, se trouva en même temps l'un que dépositaire de tout ce qu'il y avait de bon et de grand dans l'ancienne civilisation romaine. A quoi servira t d'insister sur ce point? Qui ne siitquece fut l'Eglise seule qui, dans ces temps de conquête et d'épouvante, sauva ies sciences, les lettres et les arts, el ouvrit les larges voies où un monde nouveau marcha pendant tant de siècles avec gloire ? S'il était possible de ne considérer l'Eglise catholique que comme une institution civilisatrice, à ce seul liire elle mériterait l'éternelle reconnaissance du genre humain. Aujourd'hui nous subissons l'invasion non plus de peuples barbares , mais de doctrines véritablement barbares. Ce n'est pas ici une frivole opposition de mots : les doctrines qui se prêchent en Erance, en Allemagne, en Italie et ailleurs, si ell s venaient à triompher, précipiteraient les peuples de ces contrées dans un éial de société près duquel celui des Francs , des Huns et dos Vandales, serait de la haute civilisation. Contre cette invasion qui a pris, dans notre pays, de redoutables proportions, le clergé a, dès le premier jour de péril, compris, avec une admirable sagacité, quels étaient ses devoirs. Qu'il me soit permis dédire comment il les remplit.
Les barbares île nos jours ressemblent fort peu à leurs i réJécesscurs du xL' siècle : ce ne sonl pas des guerriers, ce sont des sophistes que l'envie et l'orgueil poussent à réchauffer de vieilles erreurs, moitié politiques, moitié économiques, qui, à toutes les époques, ont trouvé, pour les préconiser, des esprits malades ou pervertis. L'antiquité païenne symbolisa dans le supplice de Prométhoe la punition réservée à ces lêveurs présomptueux qui croient avoir découvert dans certaines combinaisons philosophico-politiques le moyen assuré de refaire l'homme el le monde, et de supprimer l'injustice, la misère , l'inégalité el le vice. Par leur nature même, ces systèmes semblent se dérober à I action du clergé, dont la mission n'est pas de combattre les fausses lltéo-
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riis sur la réorganisation de la société extérieure : mais comme ils blessent do plus d'un côté la religion ri i.i inora'e, comme ils tendant à détruira la fa mille, œuvre de Dieu, h Semer parmi les hommes d'inexorables discordes, tique leurs adeptes prétendent les rattacher par une odieuse profanation aux doctrines que le Christ a révélées, le clergé intervient, selon son droit et son devoir, dans ces brûlantes discussions, avec l'autorité de son caractère et la douceur de ses paroles. S'il ne réussit pas à triompher, si quelquefois il se trouve combattre seul pour la cause de la vérité, c'est que la société, afl.iihlie par l'oubli du droit et du devoir, par son antipathie contre le principe d'autorité, impuissante à se défendra elle-même, semble destinée à devenir la proie de ceux qui oseront le plus contre elle.
Il est dans la société, telle que ce scepticisme politique Ta laite, un nombre infini de hons citoyens, d'hommes que les intentions les plus droites animent, qui aiment sincèrement leur patrie et remplissent avec conscience tous leurs devoirs. Ils gémissent de tant de mensonges, de tant de désordres et de révolutions, sans s'apercevoir qu'ils les autorisent ou les provoquent par leur facilité à contracter des préjugés qui rendent toute autorité incertaine, toute loi fragile, tout gouvernement impossible. Les passions populaires sont sans doule le levier principal dont se servent les artisans de troubles; mais combien de gens réputés sages les aideni, sans le savoir, à s'en servir! La foi dans l'autorité, la tradition du commandement et de l'obéissance n'existent plus nulle part ailleurs que dans les rangs du clergé catholique, et, on ne saurait trop le redire, il est npielé, par l'unique effet du grand et instructif exemple qu'il donne aux nations et qu'il ne cessera de leur donner, à les arrêter quand elles seront arrivées sur les bords de l'abîme. La garde du dépôt des doctrines véritablement sociales exige de sa part beaucoup plus que de bonnes intentions ; elle exige un grand courage, car l'ennemi est puissant et audacieux ; une vigilance de tous les moments, car il ne sommeille jamais; une pénétration vive, car il sait se déguiser sous les formes les plus perfidement choisies; une entière abnégation, car il est habile à séduire par ses dons et ses promesses, et les victimes de ses artifices sont nombreuses, non pas en France, grâce à Dieu ! mais ailleurs.
Demandez à l'Italie quelle est la main qui agite sur elle une torche incendiaire, quelle est la voix qui célèbre au sein de nome déchue et anéantie tes bienfaits de la licence! Et pour parler de notre pays, qui a accepté parmi nous la mission d'enseigner à une populace ignorante la philosophie de la haine et de l'anarchie? Etait-il donc si difficile à ces grands coupables et à d'autres moins fameux, de résister aux tentations de l'erreur? Hélas! non. Depuis que l'esprit révolutionnaire agite les sociétés européennes, deux causes ont amené dans les rangs du clergé catholique des chutes à jamais regrettables. La première est une illusion, la seconde une erreur. Des ecclésiastiques dont le cœur était pur et l'esprit clevé, voyant surgir des événements qui pouvaient compromettre les intérêts temporels de l'Egl se, crurent devoir entrer dans le tourbillon des affaires publiques, se flattant d'y exercer une influence salutaire. D'autres se laissèrent entraîner à celle pensée que, tout se transformant dans la société civile, la discipline de l'Eglise devait participer à ce mou» vemeui général de rélbrmation. L'expérience a montré ce qu'il y avait de dangereux dans l'une et l'antre de ces deux idées, qui ne doivent pas être cependant condamnées avec la même sévérité.
Les institutions de l'Eglise, telles qu'elles ont été fondées par Jésus-Christ et développées par les apôtres et par leurs successeurs, se prêtent d'elles-mêmes et avec la plus merveilleuse souplesse à toutes les modifications que la société civile peut éprouver.
Ne repoussant aucune forme pai liculiere de gouvernement ni de civilisation, constituée pour faire fructifier la parole de Dieu dans de* jours d'orage et de désordres comme au milieu du calme et de la paix, au sein d'une tribu sauvage comme dans les plus florissants empires, on ose proposer a l'Eglise de profiler du Irouule passager des esprits , d'un accident dont le cours des ans effacera les trace*, pour changer les sages lois eu vertu desquelles elle n'a cessé de grandir, et qui serviront à là société civile de type pour réédilier ses institutions , quand celleci sera lasse de se nourrir de déceptions. Ceux rroi travaillent à entraîner l'Eglise vers le domaine des nouveautés ignorent qu'en lui annonçant qu'elle sérail éternelle, Dieu lui a ordonné de rester sereine el conliaiile au milieu de toutes les agitations du monde.
RHÉTORIENS , socle d'hérétiques dont parle Philastre, mais qu'il nous fait mal connaître. Ils s'élevèrent, dit- 1, en Egypte au iv siècle, et ils prirent leur nom de Rhétorius leur chef; ils admettaient toutes les hérésies qui avaient paru jusqu'alors, el ils prétendaient que toutes étaient également soutenablcs. Ils étaient donc dans une indifférence parfaite au sujet de la croyance. Ce système ressemblerait beaucoup à celui des libertins, des laliludinaiies, des indépendants, etc., qui ont dogmatisé dans le dernier siècle, et il nous paraît que tous ces sectaires n'ont guère mérite le nom de chrétien.
RICHARD de Saint-Victor, chanoine régulier et prieur de cette abbaye, fut disciple et successeur de Hugues, dont il égala le mérite et la réputation ; il mourut l'an 1173. La meilleure édition de ses ouvrages est celle de Rouen, de l'an 1G50, en 2 vol. in-fol. 11 y a des commentaires sur l'Ecriture sainte, des traités tbéologiques el des ouvrages de piété. On y voit qu'au xii' siècle les sciences ecclésiastiques n'élaient pas aussi négligées que certains critiques le prétendent.
RICHE, RICHESSES. Quelques censeurs de la morale évangélique se sont plaints de ce que Jésus-Christ semble condamner absolument el sans restriction ta possession des richesses, puisqu'il dit: Malheur à vous, riches (Luc. vi 2i) 1 11 est moins difficile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille, qu'à un riche d'entrer dans le royaume des deux (Mallh. xix, 23 et 24).
Mais de quels riches parle le Sauveur? de ceux qu'il avait sous les yeux et qu'il a peints dans tout son évangile, de riches orgueilleux, avares, usuriers, voluptueux, durs envers les pauvres, tels que le mauvais riche (Luc. xvi, 1). De tels hommes n'étaient pas disposés à entrer dans le royaume des cieux, dans la société des justes qui prenaient Jésus-Christ pour leur roi, et se rangeaient sous ses lois. 11 s'explique assez lui-même, en appelant heureux les pauvres d'esprit, c'est-à-dire ceux qui ont l'esprit et le cœur détachés des richesses (.Vatth., v, 3). Il dit que l'on ne peut pas servir Dieu et le démon des richesses (c. vi, 2i), parce qu'un homme ne peut pas avoir le cœur partagé entre deux maîtres. Mais un homme peut cire riche, sans être attaché servi