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diter sur la faiblesse et la corruption de son cœur ; il ne pense pas à h valeur infinie du laog d'an Dieu! à la nécessité et a l"eflicaciié de la rédemption; il a la présomption d'un homme content de lui-même, mais non la confiiiice d'un enfant qui se jette avec amour et repentir entre les bras de son père, louj urs assuré d y trouver son pardon. Il exalte avec emphase la sublimité du Pater, du Credo, et il n'en est pas plus exact à prier Dieu, à lui exposer sa misère, à lui offrir ses adorations et ses Dommages journaliers; il néglige, ou plutôt il abandonne tout à f lit les sacrements, ne sanctifie ni les dimanches ni les féics, se met au-dessus des lois du jeune et de l'abstinence; et, s'il assiste à la prédication de la parade divine, c'est plutôt par m .de M pour juger du talent de l'orateur, que pour en recevoir humblement et docilement ies instructions. — 2° L'espérance chrétienne nous fait allier la conscience intime de notre misère avec une ferme confiance en la bonté divine et en la rédemption de Jésus-Christ : nous tremblons, parce que le salut dépend encore de noire coopération ; mais nous espérons, parce que nous attendons île Dieu et la g àee, el la fidélité, et la récompense. Ainsi iette vertu attache tous nos désirs sur Dieu, comme principe de toute vraie félicité; pir elie, l'âme adore le souveiain Dien eu exalUM si miséricorde inépuisable cl toutes les richesses de sa grâce.
« D'après ce que nous avons dit de la manière dont l'homme à religiosité envisage la religion, ou ne peut s'étonner que ce romantisme ne l'empêche pas de perdre con-laininent de vue le but de son existence, le bonheur infini auquel il peut el don aspirer; on ne peul s'étonner que f homme à religms I méconnaisse la vertu toute-puissante de la croix, qu'il ne comprenne point celle paiolc du Sauveur: Sans moi, vous ne pouvez rien (loun. xv, 5); on ne peut s'étonner qu'il n • puise dans sa phraséologie • i sa sentimentalité religieuse ni consolation pour l'adversité, m force contre les tentations, ni remèdes contre les chutes, ni motif efficace pour pratiquer la vertu.
« III. La religiosité, au lieu de s'élever jusqu'au véritable amour de Dieu, en demeure infiniment éloignée. La charité envers Dieu est à la lois I* un amour de complaisance, par lequel nous mêlions toute noire joie el notre bonheur dans ses i finie» perfections ; 2° un amour de bienveillance, qui nous inspire un zèle ardent de procurer sa gloire, el nous pénètre de douleur quand nous le voyons offenser; 5" un amour effectif, qui, unissant notre volonté à la sienne, nous leud dociles à ses commandements, à ses conseils, à toutes les inspirations de sa grâce. La charité est la règle à laquelle nous sommes nécessairement obligés de subordonner tou:es nos autres all'eeiions; elle nous dévoue lout entiers à la gloire du Très-Haut, en lui consacrait 1 notre âme el ses facultés, nutie corps et ses sens; elle nous fait incessamment tendre vers lui, comme à noire lin dernière; elle place en lui seul mire béatitude; en un mot, par elle, la volonté adore la perfection ineffable, l'amabilité souveraine, l'excellence incréée de l'Etre infini.
i A );« diilérence de la charité, I la re.igiosilé réserve ses louanges pour certaine perfection de Dieu, li bonté el la miséricorde, par exemple; jamais elle ne met ses complaisances ni dans la sainteté qui bail nécessairement ie péché, ni dans la just.ee qui ne peut le laisser impuni; elle conteste eux des divins a tributs qui contrarient ou ses idées étroites ou ses passions. 2" L'homme à religiosité «ne s'occupe de la gloire de Dieu qu'en paroles el d'une manière toute Superficielle, il oublie que, sans le bon exemple, les efforts du zèle demeurent infructueux , ei font dire i .mi i bas : Médecin, guérissez-vous vous-n éme (Luc. iv, 23). y la religiosité se contente d'une illusion de sentimentalité . ru i.c se met pas en peine de don-