lus
orthodoxe de la confession auriculaire, «le l,i pénitence el de l'absolution , de l'eucharistie, delà sainte messe, «lu viatique porté aux malades, de la benédic ion nuptiale , du culle des saints, dc> i rages, des rellqa< s, dp. la prière pour les morts. Il est recommandé aux évoques de veillera la pureté du culle, d'i n bannir les fables et toute espèce de snporsiition. Ce règlement reconnaît la hiérarebie composée des évoques, des p êtres et des diacres, il y ajoute les archimandrites et les hégumenes. Il établ t l'autorité des évoques, le pouvoir qu'ils ont d'excommunier et de réconcilier les pécheurs à l'Bglise : il leur recommande néanmoins d'en user avec beaucoup de précaution el de consulter le synode ou conseil ecclésiastique dans toutes les affaires majeures ou douteuses. Il statue des peines contre les hérétiques et les schismaiiqucs. Il fait mention des moines et des religieuses, des vœux de la profession monastique, de la clôture, elc. Il ordonne aux uns et aux autres d'exécuter le. r règle, de satisfaire aux jeûnes, à la prière , à la communion; il leur défend de sortir de chez eux. Il y a des règlements particuliers pour les confesseurs, pour les prédicateurs , pour les professeurs des collèges ; il y en a pour les séminaires, poulies étudiants, pour la distribution des aumônes, pour réprimer la mendicité ; l'abus <!e< chapelles domestiques chez les grands y est expressément condamné. A tous ces statuts l'on reconnaît la sagacité, l'expérience, la vigilance et l'activité de Pierre le Grand.
Le seul arlic'e dans lequel ce règlement s'écarte de la foi catholique, est le refus de reconnaître la juridiction du pape sur toute l'Eglise; mais il ne reconnaît pas non plus celle du patriarche de Gonstanlinople ; il blâme également l'une et l'autre. A la réserve de cet arlicle, la croyance et la discipline des Russes n'ont aucune ressemblance avec celle des protestants. Cependant ce peuple, converti au christianisme depuis hniteentsans, n'a jamais fait profession derecevoir sa doctrine de l'Eglise romaine, mais de l'Eglise grecque. Plus d'une fois les luthériens ont cherché à introduire leurs erreurs chez les Russes; ils ont toujours trouvé une résistance invincible delà pari duclergé. Cet exposé de la croyance de V Eglise de Ilussie est confirmé par le catéchisme composé en 1642 par Moghilas, archevêque de Ivio- \ie, pour prévenir son troupeau contre les erreurs des protestants, et qui fut aidé dans <-e travail par Porphyre, métropolitain de Nicée, el par Syrigus, docteur de l'Eglise de Con>tantin"ple. Ce livre , imprimé d'abord en langue esclavone , fut traduit en grec el <n latin, et approuvé solennellement par les quatre patriarches grecs. Il fut nommé d aiiord Confession orthodoxe des Husscs, el ensuite par les Grecs Confession orthodoxe de l'Eglise orientale. Le P. Lebrun en a donné une notice el des extraits , Exp'ic. des céré' tnon. de la messe, t. IV, art. 5, p. Vi27. il est constant d'ailleurs que les Russes se servent
grecque de
de la même litui gic que l'î g • Gonstanlinople, et qu'ils n'en oit jamais eu d'autre. Ils célèbrent la messe eu langue esclavone, quoique ce ne soit pa> la langue vulgaire de Russie.
\u m' sièc ■• n s'est détaché de cette Eglise
une secte de mécréints qui le nom nent .«>ra tersi, ou anciens fidèles, el qui donnent aux autres Kusses le nom de rose lch>' c'est-à-d re hérétiques. Ces sectaires , tous 1res- ignorants , enseignent qu" c'est une gra> du faute dadirc îrois fois A'ieluia . qu'il ne faut le dire que deux fois ; qu'il fiut offrir sept pains à la messe au lieu d.- cinq ; que, pour faire le signe de la croix, il faut joindre le quatrième ci le cinquième doigt au pouce, en tenant le troisième et l'index étendus; qu'il faul rejeter lois les livres imprimés depuis le patriarche Nicon; que les pré- Ires russes qui boivent de l'eau-dc-vic sont incapables de baptiser, de confesser et de communier; que l'Evangile réprouve l'autorilé du g uveruemeul el commande la fraternité ; qu'il est permis de s'ôler lu vie pour l'amour de Jésus-Christ ; que lous ceux qui ne peuseul pis comme eux sont des hommes impurs el des païens avec lesquels il ne faut avoir aucune communication. Lorsque l'on a voulu les (ontraindre à professer la religion russe, :1s se sont assemblés par centaines dans une maison ou dans une grange, y ont mis le feu , el se sont brûles euxmêmes.
Pieirc le Grand établit dans ses Etats la tolérance de toiles les re'igions; ainsi on y trouve non-seu'emenl des chrétiens de loules lessecies , mais des juifs , des mahomé- (ans, des païens ou idolâtres. On a leulé plus d'une fois de réunir les Russes à l'Eglise romaine; eux-mêmes ont donné des ouvertures et fait des avances, mais sans succès. Ce projet fut renouvelé en 1717, lorsque le czar Pierre était en France; il y eut à ce sujel des mémoires dressés et des réponses , cela ne produisit aucun effet; le principal obstacle fut sans doute la crainte qu'eut le czar de perdre quelque degré de sou autorité, de laquelle il était très jaloux. Ce fut au retour de son voyage en France , en 1719, qu'il se déclara chet souverain de Y Eglise de Russie. L'année précédenle,l7I8, parut à Moscou le livre d'Etienne Javoshi , archevêque de Re— zane et de Muromie, intitulé Kamen Weri , le Hocher de la foi, compose contre les hérétiques, et qui eut le plus grand succès eu Russie, mais qui dé, lut beaucoup aux protestants. Mosheim prétend que l'auteur a moins eu pour but de confirmer les Russes dans leur loi , que de favoriser l'Eglise romaine. 11 s'csl attaché à le refuler , Synlagma Dissert ., etc., p.4i2. Nous n'examinerons point s'il y a réussi ou non ; mais il en résulte du moins que V Eglise de Russie, dont la croyance fut toujours conforme à relie de l'Eglise grecque, regarde aussi bien que nous les protestants comme des hérétiques ; que ces derniers en ont imposé grossièrement lorsqu'ils ont affirmé que les Giers pensaient comme eux, que les preuves du
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contraire fournies par les catholiques étaient
fausser, que les confessions de foi des (irecs avaient été extorquées par argent . ele. Le •statut ou règlement de Pierre le Grand est .■outre eux une preuve à laquelle ils ne pourront jamais rien opposer Je raisonnable. Il est étonnant que Mo-heim , qui en avait connaissance, ait encore osé parler comme il l'a fait de In croyance des Grecs et de celle des Russes. Uist. ecclés. , xvir siècle, sect. 2, i" partie, chap. il, § 3 et 4. Yoy. Ghecs (1).
(I) L'Eglise catholique de Russie vient d'être consiituée sur île nouvelles hases. On nous saura «ré de. rapporter ici le concordat pass^, le 5 août 1847, entre notre Saint-Père le pape Pie IX et l'empereur Nicolas.