‹ Œuvres completes de Bergier (volume 4)Chapitre 71 sur 219 · SAL S.U · texte numérisé non relu

SAL S.U

rçiiés ; il avail appuyé les prétentions d'Ado* séea ; l'on peut cilcr pour et confre d< s .tunias contre le gré cl»; David; erlui-ci ea lorilés respectables. Dans la Bible (T Avignon, mourant avait averti Salomon de s'en dé- tome IV, p. k~-2, il y a une <l iserlation de (ier, et sa conduit» continuait ù le rendre (loin Calme! , où l'on roil les preuves de l'an suspect ; sa mort fut donc un acte d<r jus- et de l'antre sentiment ; l"s commentateurs lice. V° Les mémos censeurs disent que les anglais delà Bible de Chais en ont aussi urètres ont exalté d'abord la sagesse de Sa- donné un précis, t. VI, pag. 1'Jl Nous ferons lomon , parce qu'il lit bâtir le temple de de même, sans cependant les copier. Jérusalem, et qu'il favorisa le clergé ; mais Ceux qui pensent que Satoi -t mort qu'ensuite ils l'ont décrié parce qu'il toléra impénitent allèguent, 1' le silence de l'Ecril'idolâtrie : et c'est à celte tolérance que lare sainte ; il n'est pas probable, disenlles incrédules attribuent la prospérité et la ils, que l'historien sacré, après avoir exalté splendeur du régne de Salomon. Cependant la sagesse et les vertus de ce prince pendant le témoignage que les prêtres ont rendu à la les belles années de sa vi ■, après avoir eusagesse de ce roi pendant sa jeunesse est suite rapporté les égarements de sa vieil — confirmé par l'exactitude avec laquelle il lesse, eût supprimé un fut aussi essentiel rendit la justice, par la paix qu'il entretint et aussi édifiant que celui de sa conversion, avec ses voisins, par l'abondance qu'il lit si elle était véritablement arriver. 2 L'on régner, par le commerce qu'il établit, par ne voit nulle part qu'il ail congédié les les arls qu'il lit cultiver, par les livres qu'il femmes idolâtres, qu'il ait détruit les hauts a laissés. Dans sa vieillesse il se laissa cor- lieux et les temples qu'il avait bâtis par rompre par les femmes ; non-seulemeni il complaisance pour (lies ; ces édifices scantoléra l'idolâtrie, mais il la pratiqua pour daleox subsistaient encore sous Josias, qui leur plaire. Les prophètes le menacèrent de les fil raser. 3° S'il avait l'ail pénitence, Dieu la colère divine ; en effet, elle ne larda pas aurait sans doute adouci li sentence qu'il d'éclater ; la haine d'Adab, prince de l'Idu- avail portée contre lui : au contraire, elle fut mée ; le ressentiment de Ilazon, roi de Syrie ; exécutée à la rigueur immédiatement après la révolte de Jéroboam, en furent les tristes sa mort, par la révolte de dix tribus contre effets, III Iieg., c. xi. Ainsi la prétendue lo- lloboam son fils. t° Quoique dans le Lvr • lerance de Salomon, loin d'avoir contribué des Proverbes et dans l'EcclésiasIe il y ait à la prospérité de son règne, fut la cause des réflexions et des maximes qui semblent des malheurs qui arrivèrent sous celui de caractériser un prince détrompé de toutes lloboam son fils. 5° L'on prétend que le récit les vanités du monde, il u'eslpas certain des richesses .laissées par David à Salomon que ces livres aienl été l'ouvrage des deresl incroyable, que, suivant les calculs les nières années de Salomon. 5° La multitude plus modérés, elles se monteraient à vingt- des Pères de l'ligiise et des auteurs qui ont cinq milliards six cent quarante-huit mil- cru qu'il est mort impénitent surpasse de lions de notre monnaie. Mais ces calculs beaucoup le nombre de ceux qui oui présune portent que sur une estimation arbitraire «né sa conversion.

du talent d'or et d'argent ; or, chez les an- Ces raisons n'ont pas paru fort solides

ciens il y a eu le talent de poids, et le talent aux partisans du sentiment opposé ; ils eu

décompte, comme il y a chez nous la livre allèguent de leur côté. 1" Dieu avail dit à

de poids cl la livre de compte, qui n'est que David en parlant de Salomon, // Reg., c. vu,

la centième partie de la première. Un savant, v. 14 et 15: Je serai son père cl il sera mon fils;

Irès-excrcé dans ces matières, a fait voir s'il pèche en quelque chose, je le punirai cem-

que les richesses laissées par David à Salo- me un homme par des châtiments humaine,

mon se montaient tout au plus à douze mil- mais je ne lui 6 ter ai point ma miséricorde,

lions et demi de noire monnaie, somme qui comme je l'ai fait à Saiil. David a répéta

n'est point exorbitante pour le temps duquel celle promesse, Ps. i.xxxvm, v. 31 et suiv.

nous parlons. Recherches' sur la valeur des Si Salomon avail été finalement réprouvé,

monnaies, par M. Dupré de Saint-Maur. ce ne serait plus un châtiment humain,

Salomon est reconnu pour l'auteur du mais un des plus terribles arrêts de la juslivre des Proverbes, du Cantique des canti- lice divine. 2° Il est (lit de lui comme de gués et de VEcclésiasle, qui font partie des David, qu'il dormit avec ses pères; celte livres de l'Ancien Teslamentquc l'on appelle expres^jn semble designer plutôt la mort sapientiaux ; quant à celui de la Sagesse, d'un juste ou d'uu pénitent, que ceile d'un qui porte son nom dans la version grecque, réprouvé. o° L'auteur de l'Ecclésiastique, on ne peut pas prouver qu'il soit véritable- après avoir reproché à Salomon sou inconment de lui, et plusieurs critiques ont rejeté linenre , ajoute, c. xxxxvu , v. 1\ : Mais celte opinion ; nwus avons parlé de chacun Dieu n'Aterapas sa miséricorde, il ne détruire. de ces livres en particulier. pas ses ouvrages, il ne perdra point la race

L'on a souvent agité la question de savoir de son élu, ni la postérité de celai gui aime

si ce roi célèbre esl mort pénitent el con- le Seigneur. Cela semble tomber également

verti, ou s'il a persévéré dans l'idolâtrie et sur David et sur Salomon. Le prétendu si-

l'incontincncc jusqu'à la fin de sa vie. Coin- lencede l'Ecriture sur les derniers moments

me l'histoire sainte n'en a rien dil , les de ce roi n'est donc pas absolu ; quand il le

Pères, les auteurs ecclésiastiques, les coin- serait, cela ne prouverait encore rien. Dans

merilaicùrs anciens cl modernes se sont les Paralipomènes, 1. Il, c. îx, v. 29, ni dans

livrés à des conjeclures directement opi>o- l'Ecclésiaste, ibid., il -n'est rien dit de l'ido-

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lâlric tic Sahmon ; cependant il en était son traducteur s'élève contre ce jugement. roupable. 4° L'on ne peut pas douter que Les auteurs de celle histoire , dit-il , noml'Ecclésiaste ne soit un des derniers ouvrages font un tout autre portrait du caractère de de Saiomo»; dans sa jeunesse il n'aurait pas Salvien. Ils conviennent que ses déclamanu parler de lui-même comme il le Fait dans ti.tns contre les vices de soa siècle sont vince livre, cap. il et ailleurs : J'ai possédé lentes et emportées, mais ils nous le repre- •l'immenscs richesse*.... Je ne me suis refusé seule. il cependant comme un des hommes les tiucun de mes désirs ni aucune espèce de pi ai- plus humains et les plus charitables de son s /■>•.... Lorsque j'q ni réfléchi dans la suite, temps. Il faut avouer qu'il poussa l'austérité fai vu que tout n'était que vanité et afflic- à l'excès dans les règles qu'il donna pour la lion d'esprit, et que rien »'««< durable sous conduite delà vie. Y a-t- il rien de plus inle soleil.... J'ai compris combien la sagesse sensé que d'ordonner aux chrétiens, connue est préférable, à la folie, etc. Ce n'est plus là une condition nécessaire au saiut, de donner le langage d'un prince corrompu par la vo- tous leurs biens aux pauvres, et de réduire lupté et par l'idolâtrie, mais d'un sage dé- à la mendicité leurs enfants et leurs parenls? trompé, confus cl repentant de ses désordres. Cette sévérité néanmoins de Salvien était 5" 11 n'est point ici question de compter les accompagnée d'une modération charmante suffrages, mais d'en peser les raisons ; or, envers ceux qui avaient d'autres sentiments il n'y en a point d'autres que celles que que lui sur la religion. Hist. ccclés., v" siènous avons vues. Plusieurs Pères de l'Eglise de, n° part., c. 2, § 11.

n'ont parlé ni pour ni contre, quelques-uns Mais il est encore faux que Salvien ait en-

ont été de divers avis, suivant l'occasion. soigné la morale qu'on lui prête. Quand on

Nous embrasserions volontiers le senti- veut se donner la peine de le lire attentivement le plus doux ; mais il nous paraît ment, l'on voit qu'il a prescrit, non h tous mieux de nous en tenir à la sage maxime de les chrétiens en général, de donner leurs saint Augustin, 1. il, de Peceat. merilis el biens aux pauvres, mais seulement à tous remiss., c. 36, n.59. « Lorsque l'on dispute ceux qui ont fait profession de vouloir mener sur uue chose très-obscure, sans être guidé une \ie plus parfaite, comme ont fait les éyeV par des passages clairs et formels de l'Kcri- ques, les autres ecclésiastiques , les relilurc sainte , la présomption humaine doit gieux, les vierges, les veuves et les gens s'arrêter et ne pencher ni d'un côté ni d'un mariés qui gardent la continence. Loin de autre. Quoique je ne sache pas comment on vouloir que les riches réduisent leurs enfants peut décider telle question, je crois cepen- et leurs parents à la mendicité, il se défend daut que Dieu se serait expliqué très-clai- expressément de ce reproche ; mais il ne rement par l'Ecriture, si cela avait été veut pas que les pères transmettent à leurs nécessaire à notre salut. » C'est aussi le enfants des biens mal acquis , qu'ils aient parti qu'ont pris plusieurs auteurs, tant plu, d'empressement de les enrichir que do anciens que modernes, louchant la dernière leur donner une éducation chrétienne , qu'iis lit» de Salomon. oublient les pauvres pour laisser une suc-

5ALV1EN, prêtre gaulois, né à Trêves ou cession plus opulente à des parents déjà

à Cologne, et qui a passé la plus grande riches ou vicieux. Adcersus Avarit., 1. i, n.

partie de sa vie à Marseille, pendant près? 3 et suivants ; I. n, n. 4 et suiv., etc. Nous

que tout le \c siècle. Il a été célèbre par ses ne voyons pas ce que celle morale peut avoir

talents, par la sainteté de ses mœurs , par de répréhensible. Hist. de l'Eglise Gullic,

1 s leçons qu'il a données aux autres. Une tome 11, Liv, an. 456.

partie de ses ouvrages se sont perdus, mais SALUT, SAUVER, SAUVEUH. Dans l'Ecri-

il nous reste de lui un Traité de la Provi- lure sainte, comme dans les au leurs prola-

ira uiu|)iiuii5 ues imiuaics, i;i qui, au uuu u. 11:1, ». 11, aiujiuu auiuiis L'Sl une Ill'CÎM!

de considérer leurs souffrances comme un qui sera un gage de la victoire. Luc, c. i, juste châtiment de leurs crimes, s'en pre- V. Il, salu'em ex inimicis noslris, l'avantage

un; ues mœurs uc suu siucil- esi amigeuni. c csi-a-uire ue suuiiaiier a queiqu un la

Les critiques protestants , forcés de ren- saule et la prospérité ; saiut Paul exhorte

(ire justice à l'éloquence de Salvien, mais? les fidèles à se saluer les uns les autres par

mécontents de ce qu'il a professé une doc- un saiut baiser, salutale invicem in oscttlo

.....,,..,,,,., .| ,,,, . ,,,, j uv.ikJbi'itiiJ.uwwii.j.Ju— oiiintavai.w^wm^v/ ui a glatis \|UI IUiIUUI-

Irées contre les vices de son siècle, découvre, sent au salut éternel. G" Enfin le salut éternel

bans y penser, les défauts de son propre ca- est le bonheur du ciel. C'est un dogme de la

caclèrc : Uosbeini cile pour preuve Vllist. foi cb retienne que nous ne pouvons obtenir

lUtér de la France, tome II, p. ol7 ; mais ce salut que par Jésus-Cbtist, Act , c. îv,

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