PART. 111. THEOLOGIE PHILOLOG. — DES LANGUES. — DISSERT. VI
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pris la peine d'examiner la pratique- avec des yeux philosophes. Il a fallu, bon gré, mal gré, s'accommoder au dictionnaire des artisans, et si nous daignions accorder plus de considération à ces hommes si utiles, et plus d'attention à leurs travaux, une infinité de mots, sortis tout à coup île la roture, obtiendraient des lettres de noblesse. Mais, s'il n'est ni convenable , ni nécessaire de faire une étude sérieuse des patois, il n'est du moins pas inutile de les connaître. C'est là seulement qu'on peut décou-
vrir les vraies origines du français. La var riété do leur prononciation fournit des remarques jsur lo mécanisme de la parole, dont on peut faire usage pour toutes les langues. Ceux donc qui voudraient prendre» la peine de former des glossaires complets du langage de leur province, ne rendraient pas un mauvais service à la littérature. Mais ce travail n'est ni facile, ni agréable ; il n'y a pas d'apparence qu'il soit exécuté sitôt.