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rART. III. THEOLOGIE PHILOLOG. — DES LANGUES. — DISSEUT. VIII.
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nuée obscure, semblable a une fumée épaisse môléo de tourbillons do flammes,
comme il eu sortirait d'un volcan : tel est le sens des termes (le la Viïlgate, flmnmeum gladium atquc versatilcm, une flammo pointue comme une épée et qui tourbillonne.
On remarquera que dans le prophète Osée, c. xn, 13, totx (aroubbab), qui a la môme racine que chérub, est traduit dans la Vulgate par fumarium; voilà pourquoi j'entends chérub d'une nuée semblable à une fumée épaisse.
Dans les pbrases de YExode et les autres où d est question des chérubins et de l'arciie du temple, je pense que chérub signitio en général une image, une statue, une sculpture qui représente tantôt une figure bu- (baine, tantôt un animal, quelquefois l'un et l'autre. Alors il me paraît analogue au mot bébreu 2npy (hakrob] , qui signifie pointe, saillant, tranchant,' par conséquent le ciseau du sculpteur; et au verbe i~o (carab), qui en syriaque et en arabe signifie labourer. Il me serait aisé de montrer que dans toutes les langues les termes de sculpter, ciseler, graver et labourer sont tous analogues et formés de racines synonymes. L'on doit faire attention que notre verbe gravera pour racine rav, onrab, comme hakrob, cherub, careb, comme ypâyo, et scribo ; qu'ainsi Cherubim dans plusieurs endroits peut se traduire à la lettre des gravures ou des sculptures.
■■ Il est à présumer que les chérubins à face humaine avec des ailes représentaient des anges ; cherub en ce sens peut avoir pour racine ïi (rub), tête, et par analogio visage, comme nous disons une belle tête, pour une belle figure humaine, et ce sens est relatif aux deux suivants, il n'en était pas de môme des chérubins qui avaient la ligure d'animaux, c étaient des symboles allégoriques ou des fantaisies de sculpteur.
. Dans le passage d'Ezéchiel où un bœuf est appelé chérub, il a pour racine rob, rub, gros, grand, fort; c'est par ces qualités que le bœuf est caractérisé dans toutes les langues. Il a pour termes analogues en grec xâpu^oo;, qui signitio quelque chose d élevé, et 6v.piï«ç, un lieu haut; en latin rubur, robuste en français.
^ Lorsque le roi de Tyr est nommé chérub, c'est par analogie au sens précédent. Raq, roq, ruq, ne signifie pas seulement grandeur et forco ; mais encore élévation, supériorité, autorité. Il est synonyme à maître dans les deux sens que nous donnons h ce terme en français ; de la le moi 2~i (rabj, maître, docteur, rabbin, il peut donc se traduire par princeps unctus ou constitutus, dans le passage cité. C'est le môme que f^B&Af en grec, ju^e cl niail.ro; probus et probe en latin ; brave en français, qui exprimo non-seulement le courage, mais encore le mérite et la vertu.
Selon la traduction de la Vulgalo, il pourrail avoir rapport au premier sens qm' j'ai donne à chérub : nubcs exleuta H jirotrgcns.
OEUVRES COUPLÈTES DE BeBGIER. I.
Le môme terme qui est ici rendu par extentus peut encore signifier unctus, comme je l'ai traduit : princeps unctus. On sait assez que dans le style ordinaire de l'Ecriture sainte l'onction est le symbole par lequel les rois étaient établis.
J5N, Agag. (Num. xxiv, 7.)
Dans la prophétie de Ralaam, où la Vulgate et les Septante ont pris Agag pour un homme, il me semble qu'on peut l'entendre autrement etsupposer que c'est lo substantif ague, aiguc,ûc l'eau, qui est commun à plusieurs patois, et dont nous avons fait aiguière elaiguade. Atye,-,en grec, signifiait les flots de la mer chez les Dorions, et en changeant l'esprit doux en sifflement, nous avons en français vagues, qui signifie la môme chose.
Agag exprime donc de Veau, et la racine est répétée pour expliquer beaucoup d'eau, aquœ, au pluriel. Ce sens s'accorde trèsbien avec ce qui précède et ce qui suit, et il diminue l'embarras qu'ont eu les interprètes pour expliquer cette prophétie, lorsqu'ils ont voulu l'entendre d Agag, roi des Amàlécites. Ainsi je traduirais avec la Vulgale : Israël ut valles nemorosœ, ut horli juxtafluvios irrigui....; quasi cedri prope aquas. Fluet aqua de sitida ejus, et semen illius erit in aquas mullas; tollctur ex aquis regnum ejus, et exallabitur ditio ejus. Deus eduxit ilïum de /Egt/pto, etc.
Cette figure empruntée des eaux, jointe à la sortie d'Egypte, me fait penser que le prophète a voulu faire allusion au passage miraculeux de la mer Rouge. Mais, indépen damment de ce rapport, la parabole se soutient et présente toujours la môme image.
=]n (hop), tambour; mjran (hatsoiscrah),