PART. IV. TH. DOGM. ET MOR.-SECT. I. TU. MOIL-PIUMIP. DE METAPH
tingcnts; donc un être nécessaire a donné l'existence aui autres êtres.
La matière n'est point un être nécessaire; oïît* a donc reçu L'existence d'un être qui n'est point matière.
Plusieurs corps sont en mouvement, et ils ne peuvent se donner le mouvement à eux-mêmes; donc «ils l'ont reçu par la volonté d'un premier moteur.
Le mouvement est assujetti à des règles fixes et invariables, donc il vient d'une intelligence.
Parmi les corps mus, il y en a de vivants et d'animés; la matière ne peut être le principe de la vie, puisqu'elle ne l'est point du mouvement; donc la cause des êtres vivants est un esprit.
Les êtres animés reçoivent des sensations; or il n'y a aucune connexion nécessaire entre les qualités de la matière et les sensations; donc cette connexion est l'effet d'une volonté libre qui a présidé h la construction de nos organes.
Parmi les êtres animés /ou sensibles, quelques-uns ont reçu la faculté de penser ; ils ne l'ont point reçue de la matière; donc cette faculté leur vient d'une cause qui la possède elle-même.
Cet assemblage d'êtres divers, que nous nommons le monde, n'est point éternel, il a commencé; donc il est l'ouvrage d'un créateur.
L'ordre qui y règne a une relation sensible avec nos besoins; le, créateur du monde avait donc un dessein en le formant.
Cet ordre physique ne suffirait point à nos besoins, s'il n'était le fondement d'un ordre moral pnrmi les êtres pensants; le ciéateur du monde en est donc aussi le législateur.
Tout homme qui a la témérité de nier l'existence de Dieu en est puni parle trouble dans lequel il se plonge; donc cette témérité ne vient point de la raison, mais des passions.
Tous les peuples, tous les hommes réunis en société conspirent à reconnaître Dieu p<mr auteur et gouverneur du monde ; ce concert n'est l'effet ni du hasard ni d'aucune nécessité; donc Dieu lui-même lui inspire cette persuasion.
lls'agit de développer toutes ces preuves et d'en faire sentir toute la solidité.
ARTICLE I"