‹ Œuvres completes de BergierChapitre 180 sur 255 · L'assemblage de tous les êtres que · texte numérisé non relu

L'assemblage de tous les êtres que

pu borner.

Déjà nous avons prouvé que la matière n'est point éternelle, puisqu'elle n'est ni simple, ni immuable, etc. Dans un ôtre qui existe par la nécessité de sa nature, les attributs et les formes sont nécessaires comme

l'autre à les en approcher? La seule idée de projection désigne une cause extérieure, une main puissante qui a lancé les globes célestes sur la tangente de leur orbite.

La gravitation des corps vers le centre diminue en raison inverse du carré des distan-

lui. 11 est absurde qu'une forme ou un ar- ces, de manière qu'un corps qui pèserait cent

livres à une lieue ciu centre ne pèserait plus qu'une livre à dix lieues de ce même centre. Voilà un calcul, une combiraiisofrexacte et uniforme partout. Certainement ce n'est pas la matière aveugle qui a fait cette supputation, qui retient la force centripède et la force centrifuge dans un équilibre constant. Celui qui a créé la machine peut seul

rangement nécessaire de la matière cesse pour faire place à un autre arrangement ; qu'il soit nécessaire aujourd'hui et ne le soit plus demain. Cette nécessité serait à la fois absolue et limitée au moment présent : contradiction grossière.

Malgré l'ambition qu'ont eue plusieurs nations de se donner une antiquité prodi-

gieuse, toutes conviennent néanmoins que la gouverner.

je monde a commencé. Chinois,* Indiens, Chaldécns, Perses, Egyptiens, Phéniciens, tous ont eu beau prolonger leurs annales, elles ont un commencement ; elles supposent toujours le genre humain réduit d'abord à quelques individus, et ordinairement à une seule famille de laquelle tous les hommes sont issus.

Ainsi les deux annoncent la gloire de Dieu, et la terre, couverte de ses bienfaits, nous invite à le bénir. Un vrai philosophe voit Dieu partout : dans l'air qu'il respire, dans le soleil qui l'éclairé et l'échauffé, dans la terre qui le nourrit, dans les animaux qui l'aident et le vêtissent; dans l'herbe qu'il foule aux pieds, dans lui-même surtout, et

\Wo PART. IV. TH. DOOM. ET MOH.-Shfcï. L TH. MOR.— PRINOP. DE METHAPH.

dans »es diverses facultés dont il est doué. Pour un cunir bien lait, l'idolâtrie serait plus à craindre (pie l'athéisme. Entre ees deux excès la religion tient le milieu.

Neuvième preuve.

20. Pour peu quo l'on considère la nature, on voit qu'il y a une relation évidente entre les causes et les effets, entre les besoins et les ressources, entre les fins et les moyens; en un mot, un ordre physique digne de l'admiration d'un philosophe et capabled'oecuper ses réflexions pendant toute sa vie : un créateur intelligent et sage a donc présidé à cette construction ; mais par où a commencé le tableau? La multitude des objets nous effraye ; nous ne pourrions en détacher que de faibles lambeaux. Bornonsnous h des réflexions générales.

Les livres de Newton, de Cassini, de Haller, de Réaumur, de Buffon, les mémoires de l'académie des sciences, sont-ils marqués au coin de l'intelligence? prouvent-ils que leurs auteurs sont des êtres pensants? Un athée ne peut répondre sans rougir. Il faut un degré supérieur d'intelligence pour décrire "imparfaitement les merveilles de ia nature ; et il n'en a point fallu pour les l'aire 1.... Une machine construite avec art if est-elle pas un livre, où nous lisons les réflexions, les combinaisons, les raisonnements, les désirs de l'auteur.?

« Toutes les idées des arts, dit Buffon, ont leur modèle dans les productions de la nature. Dieu a créé, l'homme imite. Toutes les inventions des hommes soit pour la nécessité, soit pour la commodité, ne sont que des imitations assez grossières de ce que la nature exécute avec la dernière perfection. » ,11 nous paraît qu'il faut, plus d'intelligence pour inventer que pour imiter.

Une sphère mouvante , qui représente très-imparfaitement la marche des deux et les révolutions des astres, est regardée avec raison comme un chef-d'œuvre d'industrie. On ne daignerait pas répondre à un raisonneur qui soutiendrait que cette machine s'est faite toute seule ; cependant des hommes qui se piquèrent de philosophie, ont dit gravement que le modèle s'est ainsi formé.

Que serait-ce si un artiste habile était parvenu à faire un animal doué de tous les organes et de toutes les facultés d'un ôtro vivant? Dirait-on que ce composé merveilleux est résulté d'une fermentation subite, du mouvement de particules de matières tombées en pourriture.

Lisez dans Buffon le tableau sublime de la majesté du corps humain (flist. nat. toui. IV, in-12, p. 280), ouvrez ensuite un matérialiste, il vous dira que ce chefd'œuvre de la nature a été une suite nécessaire du débrouillcment de notre globe. Il faut être armé de patience pour ne fias lui répondre que le débrouillcment ne s'est pas luit dans son cerveau.

La démonstration des causes finales, con-

tre lesquelles tant de philosophes modernes se sont élevés sans entendre seulement la question, est donc claire et facile.

Nous disons : il y a dans l'univers des, êtres essentiellement différents. L'air, la terre, l'eau, le feu, ne sont certainement pas de la même nature; ils ont des propriétés opposées : donc ce ne sont pas des êtres nécessaires ou existant par eux-mêmes ; la nécessité absolue n'admet point de diversité. On ne prouvera jamais que si le feu n'existait pas, ou s'il ne produisait pas ses effets ordinaires, i! en résulterait contradiction.

Ces éléments sont mis en action selon des lois constantes et invariables, dont l'expérience nous instruit : elles ne sont point nécessaires de nécessité absolue, puisque le contraire de tous les phénomènes ne renfermo aucune contradiction : elles ne sont point un jeu du hasard, puisqu'elles sont constantes et invariables ; donc le créateur des éléments et des lois selon lesquelles ils produisent leur, efl'et est une cause intelligente et libre.

Lorsqu'une telle cause agit, elle connaît son action et le terme ou elle aboutit. Quand elle crée une cause physique, elle veut l'etfet qui s'ensuit, puisqu'elle le prévoit; autrement elle agirait tout à la fois en cause intelligente et en cause aveugle, ce qui est absurde : l'effet est donc le but immédiat, la fin prochaine qu'elle se propose en créant la cause, et cette cause est le moyen. Si cet agent libre établit une chaîne de plusieurs causes successives et d'efl'ets qui deviennent autant de causes, l'agent veut aussi bien le dernier effet de la chaîne qu'il a voulu le premier puisqu'il le prévoit également : il y a donc alors succession de fins et de moyens, aussi bien que succession de causes et d'efl'ets. La recherche des causes finales n'est donc autre chose que la recherche des causes physiques et de leurs effets.

Parmi les différentes espèces d'êtres, il y a une relation de besoins et d'utilité; les unes contribuentau bien-être et à la conservation des autres. Puisque le Créateur est intelligent et libre, c'est lui qui a établi à dessein celte relation ; elle n'est ni fortuite ni imprévue de sa part : donc les êtres qui servent aux besoins et à l'utilité des autres sont destinés à cet usage ou à cette fin par le Créateur ; donc les derniers sont la cause finale des premiers.

Or, entre les êtres vivants, celui auquel Dieua donné un plus grand nombre dc-faeultéset plus de talents pour faire tourner à son bien-être les créatures dont il est environné, est évidemment l'homme : donc Dieua iormé ces créatures pour l'avantage et le bienêtre de l'homme, malgré 1 abus que l'homme en peut faire contre l'intention du créateur. Pour juger que la nourriture de l'homme est la cause finale des fruits, il suffit de savoir quc'lcs fruits produisent physiquement cet effet.

^Dans les livres des philosophes, on a©

trouve aucun argument capable de renverser cette démonstration.

Dieu, en créant des causes physiques, a voulu l'effet qu'clls produisent nécessairement ; mais lorsqu'il acréé des agents libres, il n'a pas voulu lesactions mauvaises qu'ils produisent par leurpropre choix ; au contraire en les douant deliberté, il leur a donné la raison pour discerner le bien du mal, et la conscience quiles porte à l'un et les détourne de l'autre. Permettre l'abus de la liberté, ce n'est pas le vouloir, ni se le proposer comme une fin.

Dixième preuve.

27. Lorsque je réfléchis sur moi-môme, je me sens du goût pour la vertu : si jkfais du bien à mes semblables aux dépens Hé mon propre intérêt, ma conscience m'applaudit, je ressens une satisfaction secrète. S'il m'arrive de leur faire du mal, quand même il en résulterait un bien pour moi, ma conscience me condamne ; j'en suis puni par des remords. Ce n'est pas la matière qui m'a donné cette disposition, ce n'est point elle qui la produit en moi.

Je sens que si tous les hommes n'avaient pas le même instinct ou lo même penchant, plus ou moins, la société entre eux serait impossible. Sans la société cependant l'homme serait le plus malheureux de tous les êtres vivants. Ce n'est que dans la société, et par elle, que l'homme jouit abondamment et en sûreté des bienfaits du Créateur. Puisque c'est Dieu qui a créé l'homme tel qu'il est, qui lui a donné toutes ses facultés et ses besoins divers, qui a placé autour de lui tout ce qui est nécessaire à sa conservation et à son bien-être ; c'est donc lui qui a donné à l'homme une conscience, une loi intérieure qui lui commande le bien moral ou la vertu, qui lui défend le mal ou le crime. Si cette loi intimée par la conscience ne venait pas de Dieu, non-seulement la cause en serait inconcevable, mais elle ne serait plus une loi; elle n'aurait aucune force, elle ne nous imposerait aucune obligation ; nous en serions quittes pour l'étouffer ou pour y résister. Mais elle persévère souvent ne sont pas fort propres à nous rendre con en nous malgré notre résistance. Sans ce tents de notre sort.

frein puissant, l'homme affranchi de toute 3° Des blasphèmes contre la justice d'un espèce de devoir serait livré au pur instinct Dieu vengeur, contre la sévérité' avec iaou à la sensibilité physique, comme les quelle on prétend qu'il punit le crime. Se- Irutes ; il n'envisagerait ses semblables que Ion eux, celle idée inspire l'effroi, la haine comme des êtres dont il doit tirer le meilleur parti qu'il pourra par une hypocrisie impénétrable : l'homme vertueux serait nécessairement dupe ou fripon.

Nous sentons cependant qu'il est bon de n'être ni l'un ni l'autre. Le sentiment qui nous porte à la vertu serait trop faible, il ne pourrait contrebalancer les passions, s'il n'était renforcé par l'idée d'un Dieu législateur qui punit et qui récompense. L'intérêt de la vertu, qui est l'intérêt général du genre humain, se réunit donc aux autres preuves pour m'engager à croire à l'existence de Dieu. Quand je ne verrais pas cette vérité empreinte sur toute la nature, je la

trouverais encore gravée dans mon cœur.

Les funestes effets de l'athéisme ne sont que trop prouvés par l'expérience. Ce ne fut jamais chez les raisonneurs imbus de ce fatal système, que le genre humain a trouve des ressources, et que l'on a vu de grands exemples de vertu. Les hommes qui ont rendu à la société les plus grands services croyaient un Dieu et une autre vie. L'athéisme n'est jamais devenu commun que chez les peuples corrompus par le luxe et par un goût effréné pour les plaisirs : ou il a consommé leur ruine, ou il l'a préparée de loin.

Onzième preuve.

28. On serait peut-être moins touché des atteintes que l'athéisme porte à la vertu et au bien général, s'il était capable de procurer à l'homme un bonheur particulier. Mais en vain, ses partisans se flattent de goûter la paix et une sécurité parfaite dans le sein de l'irréligion, en vain ils la promettent à ceux qu'ils veulent séduire : leur propre langage les trahit ; le trouble qui perce au travers d'un flegme affecté sert de contrepoison à leurs sophismes. Que voyons-nous dans leurs livres ?

1° Une affectation continuelle de dégrader l'homme, de le réduire au rang des animaux, de déprimer toutes ses facultés, afin de prou- 'ver qu'il n'est point l'ouvrage d'un Dieu bienfaisant et sage. Est-ce le moyen de nous inspirer le courage, la noblesse des sentiments, l'héroïsme de la vertu, la satisfaction secrète que goûte une âme élevée à sentir ce qu'elle est? Cette persuasion donnerat-elle l'humanité aux grands, la subordination aux petits, l'amour fraternel à touj les hommes?

2° Des plaintes amôres sur les maux de l'humanité, sur les rigueurs d'une nature marâtre, sur les passions qui nous tourmentent, sur les crimes qui nous déshonorent, sur les malheurs qui couvrent la terre. Ils en concluent qu'une providence libérale ne s'est mêlée jamais du gouvernement de ce monde. Ces sombres réflexions

vengf" quelle on Ion eux, c 1- et non l'amour de la Divinité. A ce signe, il est difficile de reconnaître le calme d'une conscience nette de troubles et de remords, et la paix intérieure dont jouit un homme de bien.

4-° Des doutes jetés sur la perpétuité de l'état physique du monde. Nous ne savons pas, disent-ils, si une révolution générale ne replongera pas subitement l'univers dans le chaos. En effet, dans leur système, l'ordre actuel de la nature ne tient à rien. Jamais la superstition la plus aveugle n'inspira une crainte aussi puérile et aussi absurde.

5° Des éloges prodigués à la fureur du suicide, et des sophismes pour l'excuser.

1*97 PART. IV. TH. DOGM. ET MOR. — SECT. I. TH. MOR.— PRINCIP. DE METAl'lE

ti«»8

Si c'est h M terme que doit aboutir la sublime félicité des athées, un homme raisonnable ne sera pas tenté île la leur envier.

6" Des arguments à perle de vue pour démontrer qu il n'y a aucune certitude dans nos connaissances, qu'un scepticisme ou un doute général est la seule philosophie du sage. Mais si toutes nos opinions sont incertaines, l'athéisme n'est donc pas un système auquel on puisse se livrer avec une parfaite sécurité. Douter s'il y a un Dieu, une autre vie, une religion vraie, ce n'est pas être convaincu qu'il n'y en a point. Un pareil doute n'est rien moins qu'un oreiller commode pour une tête bien faite.

Il n'est donc pas nécessaire d'attendre un accès de lièvre ou le dernier moment de la vie pour voir la prétendue bravoure des incrédules se démentir : le masque leur tombe dans l'ivresse même qui les fait écrire et dogmatiser. Le mécontentement du présent, l'incertitude de l'avenir, des fureurs contro Dieu, des invectives contre les hommes, no furent jamais les symptômes d'un cœur content ni d'un esprit tranquille.

Douzième preuve.

29. Ne soyons pas surpris si le commun i\es hommes est exempt de cette maladie, si la totalité du genre humain conspire à reconnaître un Dieu, et à lui rendre un culte. Depuis que les navigateurs ont parcouru les mers et que nous avons des relations de toutes les contrées de la terre, il est vérifié que l'on n'a trouvé aucune peuplade réunie en société, qui ne reconnaisse un ou plusieurs dieux, qui n'ait un culte religieux. Si les premiers qui ont .pénétré chez des peuples inconnus et barbares, dont ils n'entendaient point le langage, ont cru d'abord qu'il n'y avait chez eux aucune notion de Dieu, d'autres voyageurs, plus attentifs et plus h portée d'examiner le fait, ont reconnu que toutes les relations dans lesquelles on accusait certains peuples d'athéisme, étaient fausses, avaient été dressées sans connaissance et sans examen suffisant.

Comment la croyance d'un Dieu est-elle générale, malgré la diversité des climats, des mœurs, des habitudes, des préjugés qui régnent chez les différents peuples, si ce n'est la nature même et les premières lueurs de réflexion qui la leur donnent? Dire que c'est un préjugé d'éducation, ce n'est point résoudre la difficulté ; pourquoi sur ce point l'éducation est-elle uniforme partout, pendant qu'elle est si différente sur tout le reste?

Comme la nature humaine est la môme dans tons les temps aussi bien que dans tous les lieux, il en résulte que ce phénomène a existé dans tous les siècles, puisqu'il serait aujourd'hui dans tous les climats. Il ne peut avoir passé d'une nation à une autre, puisqu'il se trouve le même chez des peuples qui n'ont pas pu avoir entre eux aucune relation.

Lorsque des hommes peu instruits jugent encore, comme autrefois, que toutes les

parties de la nature sont animées par des esprits, des génies ou des dieux différents,

et tombent ainsi dans le polythéisme, ils tirent une conséquence fausse d'un principe vrai, savoir, que la matière est par ellemême incapable de se mouvoir. Mais lorsqu'ils pensent que le inonde n'est pas éternel, qu'il ne s'est pas fait lui-môme, qu'il, ne peut se gouverner seul , ils suivent les lumières de la raison et du bon sens. Leur opinion sur la pluralité des dieux vient de l'ignorance; elle peut se dissiper par l'instruction ; le jugement qu'ils forment sur la nécessité d'un premier moteur, d'un Dieu créateur et gouverneur du monde, loin de se détruire par l'accroissement des connaissances, acquiert au contraire une nouvelle force ;ila religion devient plus ferme et plus constante chez une nation à mesure qu'elle fait des progrès dans la civilisation. Telle est la différence essentielle entre l'erreur et la vérité.

Nous nous abstiendrons de rassembler la multitude énorme de subtilités, de sophismes, d'équivoques, d'absurdités de toute espèce, par lesquelles les athées attaquent l'une après l'autre les preuves de l'existence de Dieu. 11 n'est pas plus nécessaire de connaître, ni de résoudre leurs objections, que celles des pyrrhoniens contre la certitude de nos connaissances et de nos sensations. Depuis deux mille ans qu'une secte de philosophes répète les mêmes clameurs pour prouver que rien n'est certain, le genre humain n'en est pas moins habitué à se conduire, en vertu de ses connaissances certaines et de ses sensations ; il ne compte pas moins sur ses sens et sur sa raison. Depuis plus longtemps, des raisonneurs séduits par les passions combattent contre l'existence d'un Dieu qu'ils redoutent; ils n'ont pas mieux réussi à détruire dans tous les esprits et dans tous les cœurs ;la notion d'un Dieu et les sentiments de religion : ils sont même forcés d'avouer qu'ils n'en viendront jamais à bout. A quoi donc leur sert de tant écrire ? Que peuvent gagner ceux qui veulent connaître et lire leurs livres? Lorsque nous sommes accoutumés à une nourriture saine, nous ne sommes pas tentés d'essayer des poisons pour savoir si nous nous en trouverons mieux; on ne plaint point ceux qui par une pareille tentative se donnent la mort, ou une maladie incurable.

ARTICLE II

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