Pour savoir si l'homme doit quelque
uuençeet un vol qu ils font à la religion chose à Dieu, il lui suilit de s'interroger dans laquelle ils ont été élevés. Ils n'ont pas soi-même, et de consulter son propre cœur, osé tirer de leurs principes toutes les con- Quj iuj a donné l'être, ses facultés phvsi- 1™??,!°!!? 3EL2L- -~™î. Mollement s ques et morales, ses droits dans la société,
ses espérances pour ce monde et pour l'au-
mais les hypocrites, en fait de morale, ne sont pas plus estimables que les faux dévots.
83. Leur plus grande objection contre la loi naturelle est celle des épicuriens et des sceptiques aux stoïciens. Le sentiment moral, disent-ils, et la conscience ne sont point un don de la nature, mais un ell'et de l'éducation : cela est évident par l'exemple des nations barbares qui commettent sans remords plusieurs actions abominables en usage parmi elles.
, Cet exemple ne prouve point qu'il n'y a dans l'homme aucun sentiment moral naturel, mais qu'il es't souvent mal appliqué et
tre ? Dieu sans doute. Qui lui a fait sentir que le respect , l'amour, la reconnaissance sont des devoirs à l'égard d'un père et d'un bienfaiteur? sa conscience, par conséquent Dieu, qui en est l'auteur. Se peut-il qu'en lui intimant ces devoirs envers les hommes Dieu se soit excepté ?
8G. // na pas besoin de notre culte, de nos
sentiments , de nos hommwjes Avait-il
besoin de nous créer? C'est nous qui avons besoin de lui rendre ces devoirs, d'y trouver notre bonheur, d'y puiser l'amour de nos semblables, et d'être fidèles aux devoirs de la société. Si le besoin de société prouve
perverti par une mauvaise éducation. Cela que l'homme est né pour elle, le besoin de
est si vrai que si on représentait à ces peuples qu'ils font mal, que leurs actions sont des crimes, ils soutiendraient le contraire; ils chercheraient à se justifier par de fausses raisons de justice, de bien public , de sagesse de la part de leurs aïeux , etc. Ils ont donc des notions du juste et de l'injuste, du vice et de la vertu, mais ils en font une fausse application.
religion ne démontre pas moins qu'il est né pour être religieux. Si ces deux besoins sont égaux, il en résulte que Dieu ne nous a pas ainsi créés sans dessein. Or, nous soutenons que sans religion l'homme ne neut être heureux ni vertueux; que la religion est la base de la société et le caractère distinctif de l'homme : les incrédules mêmes en ont avoué la nécessité , et la multitude
De même que l'homme peut diminuer de des fausses religions prouve qu'il y en a une beaucoup sa sensibilité physique par l'habi- vraie.
Première preuve.
87. Nous n'avons besoin que du langage des incrédules pour prouver que sans la religion l'homme ne peut être heureux. On n'a qu'à jeter un coup d'œil sur le tableau hideux que Pline a tracé de l'homme au commencement du septième livre de son
tude du travail, des privations , il peut affaiblir aussi le sentiment moral par l'habitude de cédera ses passions. La faim, la vengeance , la crainte rendent l'homme cruel, souvent même sa pitié dégénère en barbarie. C'est par crainte qu'un sauvage regarde tout étranger comme un ennemi; l'orgueil lui fait envisager la force comme le
plus grand de tous les avantages, et sa ven- Histoire naturelle, qui a été copié par tous geance ne connaît point de bornes. Mais les athées, mais qui ne ressemble guère à hors des moments où les passions exaltées celui qu'a fait Cicéron dans le premier livre prévalent en lui sur le sentiment moral, des Lois. Selon l'opinion des athées, l'homme celui-ci reprend ses droits , fait renaître la n'est point l'ouvrage d'un Dieu bon , mais pitié et la douceur. l'enfant d'une nature marâtre qui l'a traité
8i. Ceux qui ont enseigné que les idées moins favorablement que les animaux; le du juste et de l'injuste, de la vertu et du plus grand service qu'on pût lui rendre sevice, nous viennent par les sensations, ont rait de l'étouffer au berceau; sinon, le seul
donné une fausse théorie. 1° Ces nations supposent évidemment l'idée de connaissance et de liberté dans celui qui agit. Or ces deux idées nous viennent du sentiment intérieur et non des sensations. 2" L'idée d'injustice suppose un droit violé; or l'idée de droit ne vient point des sensations ; elle suppose une loi par laquelle Dieu a limité
privilège qui lui reste dans l'ilge mur, est de pouvoir trancher, quand il lui plaît, le fil de ses jours.
Cependant ces zélateurs des intérêts de l'humanité promettent à leurs prosélytes la paix, le plaisir, le bonheur dans l'athéisme, et dès qu'ils ont renié Dieu, ils ne cessent d'invectiver contre la nature, d'envier le
l'exercice de nos facultés. Tant que l'on mé- sort des brutes et des pierres. Ceux qui, connaît cette loi, les termes devoir , obliija- détrompés des sophisme:» de l'incrédulité
(2308) Les devoirs «le l'homme sont aussi traités dans la morale, mais d'une autre manière.
reviennent de bonne foi à la religion et à la vertu, conviennent que dans l'ivresse même de l'irréligion ils n'étaient pas tranquilles, qae le couragequ'ils affectaient n'étaitqu'une vaine ostentation.
Sans l'idée d'un Dieu auteur et conservateur du monde, l'ordre physique de la machine ne nous paraît porter'sur rien. L'ordre moral est encore plus fragile. Que savonsnous si les idées du vice et de la vertu seront encore gravées demain dans le cœur de l'homme? si tous les individus qui nous environnent ne seront pas dans quelques instants autant de fourbes, de perfides, de monstres déterminés au crime? A supposer que tous devinssent athées et suivissent dans la pratique les conséquences de leurs principes, cette crainte ne serait pas si mal fondée.
Le flambeau de la religion peut seul dissiper ces sombres nuages. L'homme qui croit en Dieu se sent sous la main d'une providence constante , sage, bienfaisante; elle ne laissera ni crouler la machine du monde, ni déranger l'ordre qu'elle a établi entre les êtres intelligents, pour leur repos et leur avantage mutuel. A l'usage de l'homme sont destinées toutes les richesses qui couvrent le globe. S'il rend la terre féconde par son travail, s'il fait un usage modéré des dons de la nature, s'il consent à les partager avec ses frères , aucun ne manquera de subsistance. Son sort n'est point borné à cette vie : les souffrances ne sont qu'une épreuve passagère, une expiation de ses fautes, un contre-poids à la violence de ses passions ; l'espérance lui a été donnée pour le soutenir. Que l'on compare Job bénissant Dieu sur son fumier, avec un athée qui blasphème dans les souffrances, et que l'on dise lequel des deux est le plus malheureux?
Deuxième preuve.
.88. Dès que nous écartons l'idée d'un Dieu législateur, le respect pour ses ordres, la crainte de sa justice ; dès que nos devoirs ne sont plus soutenus par des motifs de religion, il ne nous reste plus de ressort pour nous porter à la vertu et pour serrer les liens de société. Nous l'avons déjà prouvé; nous n'ajouterons qu'une réflexion.
A supposer que le genre humain soit l'ouvrage du hasard, que sont à mes yeux les individus qui m'environnent? Des"êtres capables de contribuer à ma félicité, avec lesquels je n'ai d'autre relation que celle du besoin. S'ils me sont inutiles, je ne leur dois pas plus qu'à un animal qui ne me sert dus à rien. Qu'ils souffrent ou qu'ils soient içureux , que m'importe? S'ils me font du jien, je ne leur dois point de reconnaissance, ils agissent par intérêt ; s'ils me font du mal, je me vengerai dès que je serai le plus fort. L'amitié n'est qu'un commerce d'intérêt. Le rôle du sage est de tirer parti de la société, n'y mettant du sien que le moins qu'il pourra ; de tromper tout le monde en se préservant d'être trojupé. Si
un athée parle autrement, c'est un fourbe ; s'il pense différemment, c'est un imbécile.
La religion m'apprend à raisonner plus sensément. Elle me dit que tous les hommes sont l'ouvrage du Créateur; qu'il est le père de tous, qu'ils sont mes frères et mes égaux. C'est lui qui a pourvu à la subsistante de tous, aucun n'a le droit de rien s'approprier au préjudice d'autrui ; l'inégalité de partage est une raison de plus pour les uns de soulager les autres, le fondement d'un commerce de bienfaits et de services. L'amitié, la commisération, la justice, etc., sont un devoir à l'égard même des ingrats; celui qui viole la loi à mon égard ne me donne pas le droit de l'enfreindre envers lui : Dieu, seul législateur, est aussi le seul vengeur. J'attends une récompense après cette vie ; je n'ai donc pas à craindre que le bien que je fais soit perdu, etc.
On peut juger dans laquelle de ces deux hypothèses, Ja vertu porte sur un fondement plus sûr et plus solide.
Troisième preuve.
89. Quand il pourrait y avoir du doute sur la vérité de cette théorie, elle serait confirmée par le fait. Jamais la société civile ni la législation n'ont été formées chez aucun peuple que par la religion. L'auteur qui a traité de VOrigine des lois , des sciences et des arts, et qui a rassemblé sur ce point tous les monuments de l'histoire ancienne et moderne, observe que l'établissement du culte public et solennel est, sans contredit, ce qui a le plus contribué à réunir et à humaniser les peuples, à fonder et maintenir les sociétés. Selon Cicéron et d'autres, anciens, les mystères ont tiré les hommes de la vie errante et sauvage, leur ont enseigné la morale et la vertu, les ont accoutumés à la vie civile. Osiris ou Menés chez les Égyptiens ; Zoroastre ches les Perses ; Orphée , Minos, Cécrops chez les Grecs ; Numa chez les Romains ; Manco-Capac chez les Péruviens ; Fohi chez les Chinois , ont ainsi policé les hommes : aucun n'a essayé de donner des lois sans établir un culte religieux. « Vous bâtiriez plutôt une ville en l'air, dit Plutarque,quede trouver dans l'univers une cité, une république, une société, sans connaissance de la Divinité et sans pratique de religion. » Cette uniformité constante ne peut être l'effet du hasard : c'est Dieu qui a ainsi constitué l'humanité.
Quatrième preuve.
90. Dans tous les temps, dans tous les lieux, l'homme sauvage a élevé les mains vers le ciel ; et, dans aucune contrée, on n'a découvert une peuplade chez laquelle on n'ait trouvé quelques vestiges de religion. Les athées conviennent aujourd'hui que plus les hommes sont grossiers, ignorants, craintifs, plus ils sont enclins à se faire des dieux ou à recevoir ceux que l'on voudra leur donner; que jamais l'on ne pourra réussir à bannir de ce monde la notion de la Divinité et les idées de religion.
t333 PAHT. IV. TH. DOOM. ET MOU.— SECT. I. TH. MOR. — PRINGIP. DE METHAP. 1334
Puisque, selon leur doctrine ordinaire, le besoin est le ressort général de toutes les actions humaines, il faut que le besoin de religion soit bien vif dans l'homme pour qu'aucun ne vienne h bout de s'y soustraire.
Penserons-nous que ce bien, si nécessaire pour fonder les premières sociétés, ne l'est plus pour les maintenir? Il serait singulier que le ressort qui a donné le premier mouvement à la mat lune ne servît plus à la faire marcher, que l'état de civilisation parfaite n'aboutit qu'à nous approcher des brutes.
Cinquième preuve.
91. Les philosophes anciens ne pensaient pas ainsi : quoique convaincus de l'absurdité de la religion qui régnait pour lors, ils ne voulaient pas néanmoins qu'un législateur tentai de la changer ou de la réformer, de peur qu'il n'en résultât de fâcheuses conséquences; elle tenait de trop près à l'ordre public. Epicure même et ses disciples s'ac-
3uittaient, comme le peuple, des devoirs e religion. Plusieurs se firent ministres d'un culte auquel ils ne croyaient pas ; plusieurs fois ils essuyèrent sur ce point des railleries sanglantes. Mais, plus sensés que les incrédules modernes, ils comprenaient qu'il valait encore mieux que les hommes eussent une religion fausse que de n'en point avoir du tout. On reconnaît la rigueur des lois que la plupart des peuples avaient portées contre quiconque donnerait atteinte a la religion; aucun 'philosophe ancien ne les a blâmées ; aucun n'a prêché cette tolérance illimitée dont les incrédules font aujourd'hui la base du droit public.
Sixième preuve.
92. L'homme peut se faire une religion fausse et absurde, cela n'est que trop prouvé par l'exemple des nations anciennes et modernes. Dieu, qui prévoyait ce malheur, n'a donc point laissé ce culte religieux à la discrétion de l'homme, il le lui a prescrit dès la création : l'histoire nous l'apprend, et on peut confirmer ce fait par les anciens monuments. En effet, la religion n'a point suivi la marche des connaissances humaines. Toutes les nations, dans leur origine, adoraient un seul Dieu avant de tomber dans le polythéisme et l'idolâtrie. Le contraire aurait dû arriver; si la religion était une invention des hommes, elle aurait dû se perfectionner à mesure qu'ds avançaient dans la culture des sciences et des arts : preuve certaine que la religion primitive du genre humain venait immédiatement de Dieu même.
93. Par ces réflexions simples, il est déjà démontré que la religion ne se borne point à l'intérieur; qu'un culte public et constant est nécessaire pour la communiquer, pour la perpétuer, pour en faire un lien de société. Aussi, dans tous les temps, on a compris que les mêmes démonstrations extérieures par lesquelles nous témoignons à un homme du respect, de la soumission, de la confiance , de l'amour, devaient servira Eure éclater les mêmes sentiments envers
Dieu. De là les prostrations, les victimes et les sacrifices, les repas communs, etc.
On se tromperait grossièrement si l'on se persuadait que le culte extérieur ne contribue en rien aux vertus morales, au repos et au bon ordre de la société ; le contraire est démontré par la nature même des pratiques religieuses, par le sens qui y fut toujours attaché, soit dans la vraie religion, soit dans la fausse. Un court détail en fournit la preuve.
Quel a été le but des fêtes ? D'accorder un repos nécessaire à la portion du genre humain dont le travail trop assidu consume enfin les forces de l'esprit et du corps. Des spéculateurs dont la vie est une fête continuelle opinent à retrancher ces jours qui leur paraissent inutiles; des politiques plus humains pensent qu'il faut à l'homme nonseulement du pain, mais du repos et de la joie, de l'instruction et de la consolation, des assemblées religieuses et des spectacles édifiants, pour qu'il ne soit pas absolument abruti.
Les sacrifices furent toujours suivis d'un repas commun en témoignage de fraternité. Le riche et le pauvre, le maître et l'esclave, le voisin et l'étranger, assis à la même table, croyaient manger avec les dieux. C'était là qu'on cimentait les traités de paix et d'alliance, le droit d'hospitalité, les mariages et les associations de famille; on y faisait présider ainsi la Divinité, pour en rendre les engagements plus sacrés.
11 a toujours été très-utile que la naissance d'un enfant fût un événement public; il appartient à la société autant que sa famille: il est bon qu'il soit connu; il esi encore mieux qu'il soit offert à la divinité, dont il est l'ouvrage, comme un dépôt digne d'être conservé, sur lequel la famille et la société n'ont de droit qu autant que le Créateur leur en a donné. Par une cérémonie touchante, les parents sont avertis de leurs devoirs et les droits de l'enfant sont constatés.
Les purifications et les expiations , en faisant souvenir l'homme qu'il est pécheur, et qu'il a besoin de pardon , lui apprennent à user d'indulgence envers ses semblables, à compatir à leurs faiblesses, à remettre à Dieu le soin de la vengeance.
S'il y a dans la vie sociale un engagement de la dernière conséquence, c'est le mariage; il est donc très-à propos que la religion y préside. En formant ce nœud au pied des autels, les contractants sont avertis de regarder leurs serments comme inviolables, de remplir exactement leurs devoirs, soit à l'égard d'eux-mêmes , soit à l'égard des enfants qui naîtront de leur union.
Pour peu que l'on connaisse les mœurs des différentes nations anciennes et modernes, on comprend que les honneurs rendus aux nions n'ont pas été introduits par le seul motif de la tendresse naturelle, mais qu'ils ont un but très-important. C'est un témoignage constant de la croyance à
l'immortalité de l'âme et une précaution contre l'homicide. Un homme accoutumé à n'envisager un cadavre qu'avec une terreur religieuse n'ira pas de sang-froid égorger son semhlahle.
Un. détail plus long serait inutile; celuici suffit pour faire comprendre les elfets d'un culte extérieur sagement réglé. Si c'était ici le lieu, nous ferions voir que son utilité s'est fait sentir partout où il s'est établi ; que l'on ne peut y toucher sans porter un préjudice essentiel à l'ordre public.
Que peuvent donc prouver les abus vrais ou faux que l'on impute à la religion? Ils démontrent qu'elle est très-incommode aux passions humaines ; qu'elles ne cesseront jamais de lutter contre ce joug; que si elles ne peuvent le rompre , elles viennent à bout de le dénaturer, et s'en servent alors pcmr se satisfaire. Concluons-nous qu'il fout la délruiro pour réformer les abus ?
ARTICLE III
DEVOIRS NATURELS DE l'hOMME ENVERS LUI- MÊME.
94. L'homme n'est point auteur de sa propre vie, c'est un don duCréateur. Dieu ne la lui a pas donnée pour lui seul, mais pour la société, dont il est membre, et au bien de laquelle il doit contribuer. Ce serait donc une erreur grossière de penser que l'homme peut disposer de sa vie comme il lui plaît.
Doué d'une âme spirituelle, libre, immortelle, d'une conscience qui lui fait discerner ce qui est vice ou vertu, il doit so distinguer par l'élévation de ses pensées , par la noblesse de ses sentiments, par la sagesse de sa conduite, soumettre au joug de la raison les passions par lesquelles il est toujours en danger d'être maîtrisé.
95. Sans entrer dans la discussion de tous les sophismes par lesquels on a voulu justifier le suicide, bornons-nous à quelques réflexions. Tous regardent la vie comme un bien; or se priver d'un bien par impatience ou par mépris , c'est outrager le bienfaiteur ; couper le fil de nos jours, c'est donc entreprendre sur le souverain domaine de Dieu et outrager sa bonté. Puis ce Dieu créateur ne nous a point créés pour nous seuls, mais pour la société; car les avantages qu'elle nous a procurés dès notre naissance ne sont point compensés par les services que nous lui avons rendus; la dette que nous avons contractée envers elle ne peut être acquittée que par l'emploi de toute notre vie. Enfin une âme vertueuse tient à sa famille , à ses amis, a sa patrie, au gouvernement; rompre ces liens heureux sans l'aveu de personne , c'est violer ce qu'il y a de plus sacré sur la terre.
Ceux qui supposent entre nous et la société un pacte conditionnel que nous pouvons rompre à volonté renversent toutes les idées. Ils soumettent l'intérêt public à celui d'un particulier, les lois au caprice d'un seul individu.