‹ Œuvres completes de BergierChapitre 207 sur 255 · Chapitre III · texte numérisé non relu

Chapitre III

De la société des pères et mères et des enfants, et des devoirs réciproques auxquels on est tenu dans celle société.

33. De la société de l'homme et de la femme, dont nous venons de parler, naissent des enfants qui vivent en société avec leurs pères et mères jusqu'à ce qu'eux-mêmes forment de nouvelles familles. Car, quoique les enfants venant au monde ne puissent donner à cette société, ni consentement formel, ni consentement tacite, il y a au moins de leur part un consentement présumé par la nature même de la chose, et par la condition des enfants, qui exige cette société avee d'autres. On doit en dire de même des pères et mères qui consentent à la même fin : par conséquent il existe une société entre les pères, les mères et ies enfants.

34. En effet, les enfants, dans l'âge tendre et même dans l'adolescence, n'étant pas encore assez éclairés pour pourvoir à leur subsistance, et pour juger comment ils doivent régler leur conduite, Dieu, qui a voulu leur existence, est réputé avoir chargé les autres hommes du soin d'élever ces jeunes plantes ;

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