P\KT. IV. TH. DOGM. ET MOU
SF.CT. 1. TH. MOU. — PIIINCIP. DE MOtt.
aux devoirs qu'ils ont à remplir envers leurs par les droits de ceux-ci. Il est clair que les
entants doivent les considérer comme supérieurs et plus parfaits qu'eux, et que par conséquent ils leur doivent un amour a'obéissance et de dévouement, par conséquent encore de la soumission et du respect.
48. Les enfants sont tenus à préférer leurs pères et mères è toute autre personne, à ne parler jamais d'eux, et à ne leur parler jamais qu'en termes respectueux; et s'il arrive que le père et la mère n'aient point les perfections qui inspirent la vénération et le respect, il est d'un bon fds de dissimuler leurs défauts, de souffrir patiemment leurs injustices, plutôt que de rien omettre de ses devoirs.
49. Les pères et mères ont droit non-seulement de diriger leurs enfants, mais encore de les redresser, de les châtier; par conséquent, dans les enfants, la crainte doit se joindre à l'amour. De là naît la crainte filiale. Les enfants bien nés craignent moins les châtiments de leurs pères et mères, à cause de la douleur, qu'à cause de l'indignation et du déplaisir qu'ils leur ont causés.