‹ Œuvres completes de BergierChapitre 234 sur 255 · I ISS PART. IV. TH. DOGM. ET MOR. - SEC · texte numérisé non relu

I ISS PART. IV. TH. DOGM. ET MOR. - SEC

les r.thi s, lis matérialistes, les spinosistes, les sceptiques Son unité l'a éle par les palytkéisttty les valentiniens. les bardesunistes, les colarbasiens ; sa spiritualité par les mtt/u opomorphitcs, les oudtMl*, les homuncionites, les hirmiens ou saciens ; son immutabilité et sa liberté par les philosophes qui l'ont envisagé comme /'u'me Cru monde.

23. Pour éviter ces erreurs, il faut prendre le sens des anthropologies, des expressions de l'Ecriture, qui attribuent à Dieu des membres corporels, des yeux, des oreilles, un visage, une bouche, un cœur, des pieds, des mains; ou des actions humaines, comme la voix, la parole, la vue : des anthropopathies, ou des phrases qui lui attribuent les passions humaines, comme l'amour, la haine, la pitié ou la compassion, la colère, la jalousie, la t engeance.

2i. Nous apprenons par la révélation que Dieu est un en trois personnes, Père, Fils et Saint-Esprit, mystère nommé la Sainte Trinité ; que le Fils ou le Y erbe par voie de génération procède du Père ; que le Sainl-Espril procède du Père et du Fils ; qu'il y a entre ces personnes di vinesune coégalité et une coétrrnité parfaites, conséquemmenl , que le Verbe est homoousios ou consubstantiel au Père. De là sont nés les termes hyposlase, actes immanents, paternité, filiation, spirationt orocession, mission, relation, circumincessicmi. Ce dogme n'a rien de commun avec la prétendue Trinité de Platon. L'Eglise en professe la croyance par la Fêle de la Sainte Trinité , par des confréries érigées sous son nom, par le Trisagion, la doxologie; le signe de la croix, le nombre de trois affecté dans la plupart des cérémonies, etc. Elle y applique avec raison le passage des trois témoins, dont parle saint Jean.

25. Il n'est pas étonnant que ce mystère ait été attaqué par un grand nombre d'hérétiques. 1" Les sabelliens, disciples de Sabellius, confondaient les personnes et les réduisaient à une seule; ils ont été aussi appelés acéphales, ungéliles, dimianisles, m ircelU^ns, noéliens, paulianisles , samosaliens , patripassiens , théopaschites , praxéens, etc. 2" les aloges et ensuite les ariens nièrent la divin i l é d u Verbe; ils ont porté différents noms que l'on verra no7. 3° Les macédoniens, Dominés aussi pneumatomaques, ont attaqué la divinité du Saint-Esprit. V Ces trois erreurs ont été renouvelées par les socintens, connus sous les noms d'unitaires, d'antitrinitaires, de frères polonais, de collégiens , de heshusiens, de servélistes, etc. 5" Les triùhéisles, les cononiies, Abailard et quelques autres ont fait trois dieux différents des l< ois personnes divines. G" Les Grecs et les Arméniens schismatiques soutiennent que le Saint-Esprit procède du Père et non du Fils.

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