T. 1. TH. MOU. - PLAN PL THEOL. 1I.M
lion. Ga La colère, \n vengeance, tes disputes et les procès; il nous commande la douceur cl même l'obéissance envers les maîtres dyscoles. 1° La paresse et Yoisiveté, en nous prescrivant le travail, et en nous apprenant à le sanctifier.
102. A ces lois sages l'Evangile ajoute les conseils de perfection que l'on nomme les huit béatitudes, et nous exhorte aux bonnes œuvres de sut érogation.
103. Aussi l'Eglise a condamné avec autant de sévérité les corrupteurs de la morale, que ceux qui altéraient le dogme. Elle a proscrit d'un côté les faux rigoristes comme les novatiens, les montanistes nommés phrygiens, cataphryges, pépusiens , quintiliens, passalorynchites, les familistes, les »najoriies, les massaliens, les saccophores, les eunuques ou valésiens qui se mutilaient, etc. De l'autre les enthousiastes et les faux spirituels, comme les quakers ou prophètes, les quiétistes,bourignonistes, bohmistes, cuchites, hernhutes, frères blancs, joachimistes, labadistes, méthodistes, piétistes, les hésychastes et les fauteurs de Yinaction; elle n'approuve point indifféremment les illaps ou extases, les prétendues transformations, les ligatures, etc. Elle a exclu de son sein les sectes licencieuses, ceux que l'on a nommés adamites, amsdorfiens, antinomiens, begghards et béguins, borborites, carpocraliens ou harpocratiens, condormants, davidiques^ docètes, dulcinistes, ethicoproscoptes, floriniens, gnostiques, hélicites, hommes d'intelligence, hutites , illuminés , incestueux, • latitudinaires , libres, libertins, mamillaires, marcites, molinosistes, nicolaïtes, oingts, opinionisles, pa~ terniens. rhétoriens, ségaréliens, sinistres , turlupins. Elle a réprimé les opinions dej probabilistes et des casuistes relâchés.
104. C'est donc injustement que les ennemis du christianisme l'accusent de nourrir le fanatisme, de relâcher les liens de la société, de ne point commander V amitié, de défendre la profession des armes, les fonctions civiles, le commerce ; de déprimer les sciences et les arts, comme des occupations mondaines ; d'avoir nui au progrès des lettres. Aucune autre religion n'inspire autant de zèle pour établir des écoles, et surtout des écoles de charité. D'autres, avec aussi peu de raison, lui reprochent d'autoriser l'abus de la puissance politique, d'approuver la guerre , etc., el aux prédicateurs d'avoir banni de la chaire la morale naturelle, humaine et sociale.
Culte religieux du christianisme.
105. Le culte religieux consiste principalement dans les sentiments intérieurs d'ado» ration, d'amour, de reconnaissance envers Dieu; on les entretient par la méditation nommée oraison mentale ou contemplation , par les oraisons jaculatoires ; l'habitude de s'y exercer est appelée vie intérieure, et l'on a quelquefois appelé phronti. s ites ou méditatifs ceux qui ont cette habitude, el bigots par un mépris injuste. Mais le culte intérieur a besoin d'wtre excité par le culte extérieur,
pur les rites ou cérémonies, et la pompe ck ce cnlte n'est pas blâmable.
106. Selon les divers objets auxquels le culte est adressé , on distingue le culte de latrie, ou culte suprême rendu à Dieu seul et à Jésus-Christ Dieu; le culte de dulie rendu aux saints, et V hyper dulie ou culte plus profond rendu à la vierge Marie, mère de Dieu.
107. Un point de croyance de l'Eglise catholique est qu'il est permis et louable d'honorer les saints, de les invoquer , de compter sur leur intercession , d'honorer même leurs images et leurs relxques, tirées des catacombes ou d'ailleurs , leurs corps incorrupts, etc. Elle a condamné autrefois les iconoclastes et les iconomaques , qui nommaient les catholiques iconoldtres; elle a loué le zèle des abrahamites, moines mis^t mort en haine de ce culte, contre lequel on
lican, le rite mozarabique, cophle ou cophlique, arménien, malabare. On y a toujours mêlé le chant, soit ambrosien, soit grégorien, mais il n'a jamais été nécessaire de le célébrer en langue vulgaire; on appelle rubrique les rites qu'il faut y observer.
111. Dans I Eglise catholique, la partie principale du service divin est le saint sacrilice de la messe, nommée autrefois synaxe. On y distingue Y Introït, les Kyrie, le cantique des anges ou Gloria, les Collectes, Y Epi- Ire, le Graduel, V Alléluia, le Trait, la Prose, YEvangile, le symbole de Nicée, Y Offertoire, les Secrètes, la Préface, quelquefois nommée illation, le Trisagion, le Canon, la Consécration, les Mémento, l'Oraison dominicale, YAgnus Dei, la Communion et la Post-Communion, la bénédiction du prêtre, le mot amen que l'on répond à la Cn des prières.