‹ Œuvres completes de BergierChapitre 244 sur 255 · Le reste de l'office divin, soit du jour · texte numérisé non relu

Le reste de l'office divin, soit du jour

ne peut tirer aucune conséquence des livres soit de la nuit, est partagé en sept heures ca

carolins. Les actes des saints ont été recueillis par les Bollandistes, avec plus de sagesse que n'en avaient eu les anciens légendaires ; mais nous ne sommes pas obligés de croire tout ce qui est rapporté dans les légendes, ce qui est dit des préires d' Achate dans les actes de saint André, la Véronique, etc. Les bulles de béatification et de canonisation des saints ne sont point répréhensibles.

108. A plus forte raison devons-nous honorer la sainte Vierge, par respect pour Jésus-Christ même; en la nommant Notre- Dame, nous ne prétendons point l'égaler à Notre-Seigneur. L'Eglise a justement condamné lesantidico-marianites ou helvidiens, ennemis de ce culte; les nestoriens, qui refusaient à Marie le titre de mère de Dieu; les disciples de Jovinien, qui contestaient sa virginité perpétuelle; mais elle n'a point approuvé la superstition des collyridiens. Conséquemment elle célèbre la conception immaculée de Marie, comme les Grecs qui la nomment panachrante, sa nativité , sa présentation, sa Visitation, sa compassion, son assomption, malgré ce qui est dit de son sépulcre, et la fête de son saint nom; elle applaudit à la dévotion des fidèles qui récitent la salutation angélique ou Y Ave Maria, le chapelet, le rosaire, le salve, etc.

109. On ne doit donc pas blâmer les confréries ou congrégations érigées à l'honneur de la sainte Vierge ou des saints, comme celle du consort de Milan, celle du scapulaire, celle du cordon de Saint-François, la fête de ses stigmates , les neuvaines, les pèlerinages.

Quant an culte de la croix et du crucifix , aux fêtes de Vinvention et de Yexaltation de la Sainte-Croix, il est évident que tout cela se rapporte à Jésus-Christ même, et n'a rien de commun avec l'entêtement des staurolâtres ou chazinzariens.

noniales, qui sont matines et laudes, prime, tierce, sexte, none, vêpres et compiles, quo les Grecs nomment apodipne , les laudes sont censées faire partie de matines ou ténèbres ; et celles-ci sont ordinairement partagées en trois nocturnes. On y distingue Vinvitatoire, les hymnes, les antiennes, les psaumes, la doxologie, les versets les bénédictions, les leçons, les répons, les réclames, le Te Deum, les capitules, les cantiques^ les oraisons, les commémorations, les suffrages, les litanies.

113. Dans ces divers offices, les personnes qui contribuent à la cérémonie ont différents noms; il y a le célébrant ou officiant, l'assistant, le diacre, le sous-diacre, les induis, les acolythes, céroféraires ou porte-cierges, le thuriféraire, les choristes, le porte-croix, les enfants de chœur. Chez les Grecs, on connaît un protapostolaire, un lampadaire, les hydromites, un paraphoniste, etc. Us ont aussi des noms particuliers pour désigner plusieurs parties de l'office, comme apolitique, hymne chérubique, hirme, idiomèle, mncarisme, menées, triodion , tétraodion, tropain ou tropaire, etc., triadique, etc.

114. Les prières, les offices, le chant, les rubriques, sont renfermés dans différents livres que l'on nomme antiphonaire, bref, directoire ou ordo, bréviaire , cérémonial , diurnal , eucologe ou heures , épistolier , évangile ou texte, graduel, missel, pontifical, processionnal , rational , rituel , sacramentaire. Les Grecs en ont d'autres qu'ils appellent anthologe, horologion, ménologe, paraclétique, synaxarion, typique.

115. Il y a différentes cérémonies, dont les unes sont plus communes, les autres plus rares : les bénédictions de Yeau, du feu, du pain bénit, du cierge pascal, des agnus Dei, des femmes après leurs couches, des drapeaux militaires, des cloches, des aliments ou

110. Le culte extérieur renferme la prière, eulogies ; les oblations, oblata ou offrandes,

soit particulière, soit publique; celle-ci se les colybes des Grecs ; les génuflexions, les

nomme liturgie, service ou office divin. Dans prosternations, les processions, les exorcis-

les différentes parties de l'Eglise il se célèbre mes adjurations ou conjurations, la cène

selon différents rites; ainsi l'on a distingué ou le luvement des pieds, la consécration de

le rite grec, le rite latin, le romain et le gai ■ Eglises et des autels, l'alphabet, le sacre des

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rois et dos évoques, la cérémonie des particules chez les Grecs, eic.

110. Les lieux consacrés au culte divin sont les temples, églises ou basiliques, dont les unes sont cathédrales ou métropolitaines, les autres collégiales, paroissiales, succursales ou annexes ; les chapelles, les proseuches ou oratoires, les cimetières; on nommait autrefois titres les enlises paroissiales.

1 17. Dans les églises on distingue le sanctuaire, les autels, la chaire ou la prothèse des (îrecs, le trône de l'évoque, Vapsis , la nef, l'ambon ou jubé, la chaire du prédicateur, le baptistère ou les fonts baptismaux, les confessionnaux, les niches, le vestiaire, revestiaire ou sacristie.

118. Parmi les vases, instruments ou meubles qui servent au cuit'; divin, il y a des vases sacrés, comme calice, disque ou patène, ciboire , pixidc ; d'autres qui ne le sont

fioint, comme les soleils et les burettes; des inges sacrés, nommés corporaux, purificatoires, des nappes d'autel appelées antimenses et aplomcs, des pales; la nappe de communion est aussi appelée dominicale. Les tabernacles, les chandeliers, les herses, le lutrin, les dais ou poêles, les gonfàlons ou gonfanons, bannières ou porti/oria, les châsses ou fiertés, le brandeum, les encolpes ou reliquaires, les chapelets ou patenôtres, les

de faire des commandements, qu'ils obligent les fidèles en conscience, sans avoir la force coaclive; que l'Eglise a le droit d'infliger deg peines spirituelles, des censures, Vexcommunication, la suspense, l'interdit, de déclarer certaines personnes irrégulières, que la hiérarchie, la distinction entre les ecclésiastiques ou le clergé, et les laïques, est de droit divin, etc. Il n'est pas nécessaire pour cela de croire ce que les Grecs publient de leurs broucolacas, ntoupi ou excommuniés.

L'irruption des barbares dans l'Occident et d'autres événements on! introduit des changements dans la discipline, ont donné lieu à des abus, comme au rachat des autels, elc.

122. Mais de tout temps l'Eglise a condamné les indépendants, ceux qui se révoltaient contre ses lois, comme les lévitiques , branche des nicolaïtes,les aériens, les agonyclites, les nyetages, les érastiens, les consobabdites, et autres nommés pétrobrusiens, henriciens, cornaristes, vaudois, picards, etisabatés, runcaires, patarins, iciclé files, hussites, taborites et orébites, frères bohémiens, pastoricides, prolestants, caméroniens, brownistes, anglicans, presbytériens, puritains, laïcocéphales , etc. La discipline qu'ils ont établie parmi eux, leurs synodes, leurs proposants-ministres, surintendants, etc., n'in-

cloches auxquelles les Grecs ont suppléé téressent pas beaucoup un théologien catho

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par Vhagiosidère et le simadiri

119. On distingue les jours particulièrement consacrés au service de Dieu, qui sont les dimanches et les fêtes, d'avec les fériés ; parmi les fêtes, les unes sont mobiles, des autres fixes et non mobiles; toutes sont marquées dans le calendrier. Relativement

tique.

123. Jésus-Christ lui-même a établi des pasteurs pour gouverner son Eglise. A leur tête est placé le pape ou souverain pontife, vicaire de Jésus-Christ sur la terre, qui a de droit divin non-seulement la primauté, figurée par les clefs du royaume des cieux,

au degré de solennité, on appelle les unes mais une autorité de juridiction, surtout lo

annuelles, les autres solennelles; on distingue les offices doubles, semi-doubles , simples, les veilles ou vigiles, les octaves; on remarque leur concurrence ou leur occurrence.

120. Outre les fêtes des mystères dont nous avons déjà parlé, les plus solennelles sont Pâques, ['Ascension, la Pentecôte, la Fête-Dieu, les encénies ou la dédicace des églises, la fêle de leur patron, la Toussaint. Les dimanches de l'avent, de la Septuagésime nommée par les Grecs apocréas et axote, la Sexagrsime, la Quinquagésime, ceux du carême ou Quadragésime, de la Passion, des Rameaux, de Quasimodo, sont marqués spécialement, de même que le mercredi des Cendres, la semaine sainte, le Jeudi saint ou absolu, parce qu'on y fait l'absoute, les Qua- Ire-Temps, les Rogations. Autrefois, pendant le temps quadrayésimal, on observait la xé

corps de l'Eglise et sur les membres, autorité réglée par les canons, et qui ne s'étend point sur le temporel des rois. Le siège de saint Pierre, qu'il occupe, est justement nommé le saint-siége, le siège apostolique, et sa succession n'est pas douteuse. La tiare dont quelques auteurs lui ont fait un crime est un symbole très-indifférent; ses rescrits ou décrets sont appelés bulles, brefs apostoliques, constitutions; il a établi des congrégations et des consulleurs pour s'aider de leurs lumières.

Plusieurs papes ont été faussement accusés, Libère d'avoir signé l'arianisme, saint Grégoire d'avoir fait brûler les livres, Zacharie d'avoir condamné ceux qui soutenaient l'existence des antipodes. Les prolestants ont publié des fables sur une prétendue papesse Jeanne et sur la chaise percée ;

rophngie. L'Eglise a sagement supprimé les personne n'y croit plus. Il y a eu plusieurs indécences de la fêle des fous, de l'âne, etc. antipapes

Discipline du christianisme.

121. Pour conserver le dogme, la morale, le culte du christianisme sans altération, il a fallu des lois de discipline ; le recueil de ces lois est le droit ecclésiastique ou canonique , maison plusieurs choses il tient à la théologie. C'est aux théologiens de prouver que l'Eglise a reçu de Jésus-Christ le pouvoir

l2i. L'épiscopat et les éréques sont d'ins-, tilution divine; leur juridiction ne s'étend point au delà de leur diocèse, mais leurs mandements obligent leurs diocésains. Les privilèges et la prééminence de certains sièges, la distinction des patriarches, des primats, des urehevéques ou métropolitains, de* protothrones, des autocépludes, des corévéques ou co-évéques, des évoques in parlibus

des intercesseurs, des métrocomies, etc., sont de pure discipline, appartiennent au droit canonique plus qu'à la théologie. Il en est de même des prélatures, des prélats régiovaires, des périodeutes, des syncelles et pro

nautés de l'un et l'autre sexe. Il est bien lotidé à soutenir, contre les lampétiens et leurs copistes, que les ordres religieux sont utiles, que leurs instituteurs et leurs fondateurs ont eu des vues louables; sans approuver

losyncelles , des défenseurs, des archi-prê- les fratricelles, les girovagues, rhemoboles

très, etc.

125. Outre les évêques il a fallu des pasteurs du second ordre, qui furent d'abord nommés anciens, et ensuite papas par les Grecs; des curés ou recteurs de paroisse, et des vicaires, des sous-vicaires, des porte- Dieu, des clercs -pour les aider dans leurs fonctions.

126. Mais le désir d'augmenter la pompe du culte divin a fait multiplier le nombre des

ou sarabaïles.

130. Les uns, dans des temps de trouble et de relâchement d;ins les mœurs, ont voulu servir Dieu en paix et en sûreté, comme les anachorètes, ermites, styliles, ascètes, acœtnètes, et les cénobites, les moines de Saint- Basile nommés caloyers. Tels sont encore parmi nous les bénédictins de Cluny et autres, et leurs réformes duVal-des-Choux et de Vallombreuse; les bernardins de Cîteaux, les

prêtres, a fait établir des chapitres et des feuillants et ceux de la Trappe, les franciscain

chanoines dans les cathédrales et les collégiales ; pour y maintenir l'ordre, on y a dls^ tingué des dignitaires sous les noms de doyen, prévôt, chefeier, capiscol, chantre, précenteur ou préchantre, sous-chantre, archidiacre, chancelier, scolastique ou écolâtre, trésorier, etc., et divers officiers, comme

distingués en capucins, cordeliers ou frères mineurs conventuels elobservantins , clavenins, récollets, colétans, liercelins ou tiers-ordre de pénitents de Picpus, différents du tiers- ordre de laïques nommés lierciaires; les augustins, colorites, clémenlins, ceux de Fasoli, et les ermites de Saint-Augustin ou petits-pères,

procureur ou chambrier, ecclésiarque, cor- les pauvres catholiques, pauvres volontaires heillert mensionnaires, portionnaire , poin- Les chartreux, les camaldules, les minimes

leur , normateur, terminateur , sacristain, ou bons-hommes, les carmes ou barrés, chaus-

chez les Grecs sceceophylacte, staurophylase, ses ou déchaux, les célestins, les grand-mon-

laosynacte, hérénaque, etc. Relativement au service divin, il y a un hebdomadier, un diacre stationnaire.

Dans toutes les églises, il a fallu des hommes attachés particulièrement à certaines fonctions, comme machicot, lecticaire , copiate, fossaire , parabolan, sonneur, etc. ; mais ces usages ne tiennent que de fort loin à la théologie.

tains, les guillelmites, ont été fondés par le même motif.

On connaît mieux ailleurs qu'en France les servîtes, différents lies blancs-manteaux, les iéronimites , les humiliés, les soccolanis , les olivétains, les religieux du corps de Christ, les croisiers ou porte-croix, les gilbertins d'Angleterre.

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