ÉZÉCHIEL
Il a fallu un talent supérieur pour rassembler dans un seul article autant d'infidélilés et d'indécences qu'il y en a dans celui-ci. Pour prouver que l'on ne doit pas juger des mœurs anciennes par les noires, l'auteur met sous les yeux de ses lecteurs
tout ce qu'il y a de plus capable de cho- ble que les entants ne s'y trouvassent enve quer la bienséance et d'alarmer la pudeur. Joppés avec les pères, et plusieurs inno- C'est une ennuyeuse répétition du ohapi- cents avec les coupables. Où est lacontratie43 delà Philosophie de l'histoire. Faut- diction entre les deux passages? Ce n'est il donc renoncer à la honle pour être philo- pas non plus parce que dans Ezéchiel (xx, sophe ? Selon* lui, le Seigneur ordonna au 5), Dieu dit aux Juifs qu'il leur a donné des prophète de manger pendant trois cents qua- préceptes qui ne sont pas bons. Celte expresse vingt-dix jours du pain couvert d'excré- sion ne pouvait scandaliser les Juifs; puisvients humains. Cela est faux. Dieu lui cora- (pie dans la paraphrase chaldaïquequi était manda de brûler ces excréments, ou plutôt entre les mains du peuple, le passage est la tiente des animaux, pour faire cuire son expliqué : Je les ai taissés se faire à eux-
Moïse. La contradiction est imaginaire, quoique l'auteur du Traité sur la tolérance ait déjà voulu en tirer avantage. (Chap. 13, p. 133.) Il esl dit dans Ezéchiel (xvui, 20) que le fils ne portera point la peine de ïiniquilé du père. On voit évidemment qu'il est question dans lout ce chapitre, de l'iniquité des particuliers, dont la peine ne doit retomber que sur eux seuls ; et Dieu l'avait ainsi ordonné par une loi expresse dans le Deuléronome (chap. h, 16). Dans l' Exode au contraire, Dieu pour intimider les Juifs, en leur donnant sa loi ieur dit ces paroles (xx, 5) : Je suis le Dieu puissant, le Dieu jaloux, qui punit Viniquilé des pères sur les enfants, jusqu'à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent. Mais il est évident : 1° qu'il est ici question des enfants qui imitent leurs pères et qui continuent comme eux de haïr ou «l'offenser le Seigneur; 2° que cette menace regarde la nation en général ; or quand la nation entière était punie, il était impossi-