‹ Œuvres completes de BergierChapitre 82 sur 255 · PART. I. THEOLOGIE PHILOS. — REFUT. DU DICT. PHILOS. — FABLES · texte numérisé non relu

PART. I. THEOLOGIE PHILOS. — REFUT. DU DICT. PHILOS. — FABLES

mêmes des lois perverses, et des préceptes qui ne leur donneront point la vie. C'est ainsi que l'interprète a traduit, et c'est évidemment le sens de l'original. Les docteurs juifs, malgré la grossièreté que notre autour leur reproche , ne s'y étaient pas trompés. La vraie raison pour laquelle on ne permettait point la lecture d'Ezéchiil avant l'âge de trente ans , était la crainte très-bien fondée que l'imagination des jeunes gens ne fut blessée par plusieurs expressions, qui étaient innocentes au siècle d'Ezéchiel, mais qui pouvaient être dangereuses pour les âges suivants. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles l'Eglise catholique ne permet point a toutes sortes de personnes les versions de l'Ecriture sainte en langue vulgaire; et notre auteur aurait dû respecter celle police. Le prophète pour peindre l'excès de l'idolâtrie et des iniquités de Jérusalem et de Samarie, les compare a deux jeunes personnes qui se sont livrées à la plus honteuse prostitution. Ce tahieau est tracé dans toute la simplicité, et si l'on veut, avec toute la grossièreté des mœurs Judaïques. Que fait notre critique? Moins scrupuleux que les Juifs mômes, dont il atl'ecte sans cesse les mœurs, il rapproche tous ces traits, il les rend plus dangereux

f>ar leur réunion, et les expose ainsi sous es yeux des jeunes libertins qui dévorent ses ouvrages. On retrouve ce tableau scandaleux dans les Mélanges de philosophie do Voltaire (t. V de ses OEuvres ; W partie, p. 384), dans le Traité de la tolérance (cliap. 13), dans la Philosophie de ihistoire. (Chap. 43.) Et tout cela pour la perfection «les mœurs philosophiques. Cependant notre auteur observe lui-même qu'un homme qui prononcerait parmi nous certaines expressions usitées au siècle d'Auguste, serait regardé comme un crochelcur ivre. Quelle idée devons-nous donc avoir d'un cynique effronté qui répèle, qui rassemble, qui imprime des express ons semblables , qui s'expose de sang-froid à tout le mal qu'elles peuvent faire dans un siècle déjà trop licencieux. « Quand un peuple est sauvage, dit un savant magistrat, il est simple, et ses

expressions le choquent chercher de certains que langue. Le sauvage; le

e sont aussi, comme elles ne pas, il n'a pas besoin d'en plus détournées, signes assez l'imagination a corrompu la teuple Hébreu était à demi livre de ses lois traite sans détour les choses naturelles (pue nos langues ont soin de voiler. C'est une marque que ses façons de parler n'avaient rien de licencieux ; car on n'aurait pas écrit un livre de lois d'une manière con- Iraire aux moeurs. » (Traité de la formation mécanique des langues, t. Il, u. 18!), p. 14G.J Voila l'apologie des écrivains juifs, » l la condamnation du Dictionnaire philosophique.

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