PART. I. THEOLOGIE PHILOS. — REFUT. DU DICT. PHILOS. — FRAUDES
gnage de Dieu les mystères révélé», sans nous rendre coupables d'une opiniâtreté inexcusable. Nous convenons avec le philosophe qu'ti est impossible que Dieu fasse ou croie les contradictoires, qu'autrement il ne serait plusDieu. Mais nous soutenons (pie ce qui n'est ni impossible ni contradictoire aux yeux de Dieu, et en lui-même , peut nous paraître tel, lorsque Dieu nous le révèle. Nous devons croire alors que c'est noire faible raison qui se trompe, que nous sommes aveugles sur l'objet dont la parole de Dieu nous assure. Devons-nous moins de foi au témoignage de Dieu, qu'un sourd ou un aveugle-né au témoignage des hommes ? On a beau dire: Dieu veut que nous soyons vertueux et non pas que nous soyons absurdes ; l'absurdité ne consiste pas à croire aveuglément à la révélaiion , quand elle est bien prouvée, mais à refuser d'y croire.