‹ Œuvres completes de BergierChapitre 89 sur 255 · SUR L'ORIGINE DE LA SÉQUANIE · texte numérisé non relu

SUR L'ORIGINE DE LA SÉQUANIE

Quelle est l'origine du nom des Séquanais ? Quelles étaient leurs mœurs, leur religion, la forme de leur gouvernement, et L'S iimiîesdu pa.ysqu'ilshabitaientavant que Jules-César eût conquis les Gaules, et dans le temps de cette conquête?

Quelques recherches que l'on ait déjà tentées sur l'origine des peuples qui habitaient autrefois les Gaules, on n'y a pas fait îusqu'ici des découvertes bien considérables. Ceux des anciens qui en ont parlé ^'accordent si peu entre eux, que leurs récits semblent plus propres à inspirer des doutes qu'à satisfaire la curiosité. Les modernes, même les plus éclairés, n'ont pu marcher qu'à tâtons dans celle épineuse carrière. Ils n'araient pas le fil nécessaire pour les conduire, je veux dire, une connaissance suftisanle de la langue ancienne de la nation. Nous trouverons enfin ce se-

(1 l-15Gt>) Sur l'origine du mot Séquanie el sur celle de la nation séquanaise, on a donné plusieurs systèmes ditlérents : De Véttjmologie et raisons du nom des Séquanais, dil Gollut (Aient. Iiist. de la rép. des Séquanais, ch. 2, p. 3), tl n'est pus facile de dire sûrement et à la vérité ce qui en est, soi: que par villes, soit que par princes, rais ou autres choses, nous en cherchions les commencements. — 1° Suivant le juge-

['] Le dérangement que l'on voit, ici dans les appels de notes vient de la transposition de cet opuscule et des suivants d'un volume de notre édition dans un autre,

cours si essentiel dans les Mémoires sur la langue celtique (l'abbé Ballet). L'étymologie des noms propres de lieux ne peut manquer de répandre un nouveau jour sur notre histoire. Ce que nous présentons ici sur celte matière ne pourra mériter attention qu'autant qu'il se trouvera conforme aux idées du savant académicien auteur de ces Mémoires.

Le nom de Séquanais que portaient autrefois les peuples de la Franche-Comté, paraît lire de la situation et de la nature du pays qu'ils habitaient. Il vient du mot celtique séquan, torlueux, inégal : Sequani signifie donc les habitants d'un pays torlueux qui va en serpentant. On ne peut méconnaître celte signification dans le nom de Sequana, donné à l'une des principales rivières des Gaules, à cause des replis continuels qu'elle fait dans son cours (1506).

ment de M. Bodin (Méthode d'histoire, p. 72), clc !a propriété du mol celtique Seines, Sequani signifie originel habitant, comme si parce moi il était donné à entendre que les Séquanais habitaient de toute antiquité et de première naissance leur pays.

2° D'après Cluvier, adopté par Dnnod (Histoire des Séquanais, l. ll.disserl. 2, p. 86), les Séquanais remonteraient à Japhet, par son lils Corner, lequel

pour arriver à une meilleure classification dans les OEuvres complètes.

(Noie de l'Editeur)

PART. II. TIIEOL. ABCHEOLOG.

Cette élymologie, dont on n'apercevra peut-être pas la justesse au premier coup (i'œil, se vérifiera exactement en envisageant la province séquanaise «lans toute l'étendue qu'elle avait autrefois, et selon les bornes que la nature lui avait prescrites.

Elle était bornée à l'orient par le mont Jura, c'est-à-dire, parcelle chaîne de niontngnes qui commence près des bords du Rhin, et qui s'étend du septentrion Btl midi jusqu'au Rhône (1567). Ces montagnes Ja séparaient des llauraques, ou des peuples du canton do B;lle, et des autres Helvéliens, aussi bien que des Allobroges, qui habitaient les bord du lac Léman, aujourd'hui le lac de Genève.

Du côté du midi, le Rhône (1568) la séparait du Dauphiné, qui taisait partie de la province romaine au temps de César. Elle renfermait par conséquent la Bresse, et s'étendait jusqu'à Lyon.

A l'occident, la Saône (1569) servait de barrière entre les Séquanais et les Eduens, ou les peuples du duché de Bourgogne et ceux du Langrois (Lingones).

Du côté du septention, la province séquanaise était resserrée par le Mont-de-Vôges, ou par cette chaîne de montagnes qui est entre l'Alsace et la Lorraine, et s'étendait jusqu'au Rhin (1570) ; elle comprenait ainsi toute la Haute-Alsace.

Le savant Chiflet, dans son Histoire de Besançon, observe que le pays des Séquanais avait autrefois la même étendue qu'a de nos jours la province ecclésiastique de Besançon. On sait que la juridiction du métropolitain de cette ville s'étend précisément sur les diocèses de Bâle, de Lausanne et de Belley. Celte remarque est judicieuse et

fui père d'Askénès, qui serait, d'après ce système, le chef de la nation séquanaise.

Ce sérail, dil le même historien (Dunod, ubi supra), donner dans la fable, que de croire ce que disent quelques chroniques (Codefroy de Viterbe, Chrouiq., pari, ix, p. 145), que les Séquanais oui été ainsi appelés de Seguinus, l'un de leurs rois, dont Brennus épousa la fille et fut le successeur.

5° D'aulresonlsupposé que les Séquanais tiraient leur nom d'un certain Sequanus, fils d'Eryclon et neveu de Léman, lequel Sequanus aurait été leur roi. (Alsut. illustrai, de Schoepflin, l. I, p. 43.)

Je ne crois pas, dit Dunod (Ilist. des Séquan., t. I, p. 3:; Gollul, ch. 2), qu'on les ait appelés originairement Séquanais : ce nom me paraît accommodé à la langue latine, ei changé en quelque sorte pour distinguer le peuple auquel les Romains Tout donné des Sénonais qu'ils connaissaient avant eux. il me semble donc que leur véritable nom élait celui de Seines ou Seknes, dont les Latins on (ait Secani et Sequani. La rivière de Seine, qui a conservé sa dénomination celtique, élait nommée par les Latins Secana et Sequana, et nous appelons encore Sequani les habitants des lieux qui se nomment Seines en français.

4u Chitlel fait veuille mol Séquanais du mol grec Xjixô;, a dclubro deorum vel heroum, à cause de la pieie des Séquanais cl du grand nombre de temples qu'ils élevèrent aux dieux et à leurs héros. (Vesonlio, pars prima, cap. 2, p. u.)

5e Chevalier, auleur de Vllin. de Poligny, pense

- DISSERT. SUR LA SEQUAN1E. 6fl8

fondée sur un fait certain, que les provinces ecclésiastiques ont été formées suivant la division ot l'étendue des provinces romaines.

Il est évident par ces limites que la province séquanaise avait la môme largeur qu'elle a encore maintenant, mais qu'elle était beaucoup plus longue ; que sa longueur même était immense à proportion de sa largeur. La dislance moyenne depuis les bords de la Saône jusqu'aux frontières de Suisse est d'environ vingt lieues, et il yen a près de quatre-vingts depuis Lyon jusqu'à l'endroit où le Mont-de-Vôges se rapproche plus près du Rhin, aux environs de Schelestadt.

Cette langue de terre, étendue ainsi du septentrion au midi, ne suit point une ligne droite ; resserrée entre deux chaînes de montagnes et deux grandes rivières qui la bornent dans sa largeur; eile suit les inégalités de leur plan, et paraît serpenter enire les unes et les autres. Tout le côté de l'orient est un pays inégal, où l'on ne trouve que des défilés et des plaines étroites qui serpentent entre les montagnes. Voilà l'origine du nom de Séquan, pays tortueux.

On sentira mieux encore la raison de cette dénomination, si on veut se représenter la route qu'a dû suivre la première colonie qui est venue peupler cette province. C'est incontestablement le long des plaines et sur le bord des rivières que l'on a formé les premiers établissements; c'est encore là que l'on retrouve aujourd'hui le plus grand nombre d'habitations.

La colonie de Celles qui avait passé le Rhin s'arrêta d'abord dans les plaines d'Alsace. Elle pénétra vraisemblement dans la Franche-Comté par les gorges qui sont aux

(Eclaircissements préliminaires de l'histoire de Poligny, p. vin) que les Séquanais étaient un peupla gaulois, el que ce nom de Séquanais venait probablement de Sicken, Sccken, Sekn, mot celtique, qui veut dire couper, faucher, ce peuple belliqueux ayant élé désigné par l'espèce d'armes dont il se servait à la guerre, la faux. Il cile à l'appui de celle opinion plusieurs peuples dont les noms ont élé formés de la même manière.

6° Bullel lire le mot Séquanais tlu mol sec, homme, et an, cheval, ce qui, suivant quelques critiques (M. Ed. Clerc, Considérai, sur les œuvres. hisloriq. de Dunod, mémoire couronné en 1835 par l'Acad. de Besançon), esl coulorme à la passion des Séquanais pour les chevaux.

(1567) Ilelvetii coniinentur , altéra ex parte,

monte Jura allissimo, qui est inler Sequanos et llet~ vetios. (C/ESar, De bello (Jallico, lib. i, 2. — Post Helvetios, Sequani et Medwmalrici lihenum incolunt :... in Sequani» vero mous estŒurusius (Jurassius), llelvetios Sequanosque discernent. Super Helvetios el Sequanos el Jîdui el Lingones, in ocensum vergentes, habitant. (Sirabo, lib. iv, éd. Basd. 154*J, p. 185.)

(1568) Cum Sequanos a provincia noslra llhodunus duiderel. (C/Esar, De bell. bail., lib. i.)

(15G9) tlumcn est Arar, quod per fines /Eduorum et Sequanorum in Wtodunum influil. (CjESaR, De bell. Cuil., lib.i, 12.)

(1570) Rhenus... per fines Nantualium, llelvetiorum, Sequunorum, etc.. cilulus [eriur. (C.lsar, De bell.Gall., lib- iv, 10.)

environs de lîelfort. Une partie s'étendit à l'occident, le long dos petites rivières qui vont se jeter dans la Saône, et occupa les bords de celle-ci. L'autre suivit à l'orient les défilés des montagnes, et vint se réunir aux premièresdans les campagnes de Bresse, vers le confinent du Rhône. On voit combien il y a de détours dans celte marche; bs plaines, à prendre depuis les bords du Rhin jusqu'à Lyon, serpentent prodigieusement. Les premières habitations rangées sur ces différentes lignes, formaient un nombre étonnant de circuits ou de séquan. Un coup d'œil jeté sur la carte achèvera de démontrer la justesse de l'étymologie qued'on a donnée et du plan que l'on vient de tracer.

Mais on peut m'arrêter sur la supposa. ou que je fais ici, que les premiers habitants du pays séquanais étaient une colonie de Celtes venue de la Germanie. Un des plus habiles historiens modernes a eu la modestie de ne rien vouloir hasarder sur ce point ; me pardonnera-t-on d'avoir élé plus hardi ?

Quelque respect que j'aie pour cet exemple, j'ai cru pouvoir m'en écarter sans témérité. La route qu'ont dû tenir toutes les premières colonies pour arriver en Europe depuis l'Orient, d'où elles sont certainement parties ; la coutume universelle des anciens auteurs de comprendre les Gaulois et les Germains sous le nom de Celtes, de Scythes et d'Hyperboréens ; l'inclination constante que Jes peuples de la Germanie ont conservée d'envoyer des colonies dans les Gaules; le souvenir que plusieurs peuples placés en deçà du Rhin, ont toujours gardé de leur ancienne origine, souvenir attesté par César et par Tacite, m'ont paru des preuves solides du système que j'ai embrassé. 11 faudrait un discours entier poulies développer et pour répondre aux objections qu'on y pourrait faire; mais les bornes étroites qui me sont prescrites ne me permettent point celte discussion (1571).

César observe avec raison que la province séquanaise était la plus fertile de toutes les Gaules (1572) ; elle l'est encore aujourd'hui. La Haute-Alsace avec la Bresse qui en faisaient alors partie, les bords de la Saône et

(1571) Voyez la carte île l'évêché de Strasbourg par Samson, tle l'an 1659, où l'on voit une des ii'-anclies du Moul-de-Vôges qui se rapproche du lîliin ; c'est l'ancienne barrière des Séquanais.

Pour prouver que les Gaules ont éié peuplées par une colonie de Germains, j'ai employé quatre raisons: 1° Toutes les colonies sont venues de l'Orient; ce point n'est pas contesté. Tous les anciens attestent que les Gaulois et Jes Germains ont une origine commune ; or, il était bien plus naturel que des Germains vinssent s'établir dans un pays fertile, que de supposer que les Gaulois l'ont quitté pour aller peupler le Mord. C'est le sentiment de Tacite : Jpsos Germanos mdigenas crediderim; .. quis porro Germaniam peteret? informent terris, asperam cœlo, tristem cullu aspecluque, nisi si pulria su?... (Demorib. German., § 2.) 3* Les migrations fréquentes «les Germains dans les Gaules ; César en parle : Gum videret Germanos lam [utile im: elli ut in Gallium venirem (De bell. Gall., lib. rv, 16). Voyez aussi Tacite : Eadem semper causa Germanis truns-

plusieurs autres cantons de celle province, sont les pi us riches contrées do tout le royaume. Il n'est pas étonnant qu'un si beau pays tentât si fort la cupidité des nations d'au delà du Rhin.

Celte fertilité singulière et l'abondance dans laquelle vivaient les Séquanais n'avaient pas peu contribué à leur adoucir les mœurs (1573). La comparaison que fait César entre la férocité des Germains et l'humanité ùes Gaulois se vérifie surtout à l'égard des Séquanais. Il n'est pas surprenant qu'une naiion qui habile un pays sauvage et stérile, qui vit durement, qui n'est occupée que de chasse et de pêche, contracte une certaine rudesse dans les manières, et beaucoup de iérocité dans les mœurs. La fertilité o'une province est la marque certaine d'un ciel doux et d'un air tempéré : on sait assez combien le caractère des peuples dépend des qualités de l'air qu'ils respirent. Voilà pourquoi la Germanie, quoique peuplée avant les Gaules, a dû être policée plus tard.

On ne s'arrêtera point ici à décrire la manière dont les Séquanais étaient habillés, à faire Fénuméralion de leurs armes offensives el défensives, ni à tracer le plan de leurs édifices. La plupart des historiens qui ont parlé des Gaulois se sont assez étendus sur ce point. Ces usages indifférents ne sont pas ce qui forme les mœurs d'une nation.

Il serait inutile de chercher chez les Séquanais d'autres mœurs que chez les Gaulois en général. César remarque que les peuples des trois différentes parties des Gaules avaient une langue, des lois et des mœurs différentes (1574) ; mais il faut se souvenir que les Séquanais faisaient partie de la Gaule proprement dite. Il n'est peutêtre aucun sujet sur lequel on trouve plus de contradictions dans les anciens auteurs, que sur les mœurs des Gaulois. On attribue tout à la fois à ces peuples les vertus et les vices les plus opposés, les bonnes et les mauvaises qualités les moins compatibles (1575), comme la libéralité envers les étrangers et l'avarice, la tempérance et l'ivrogne-

cendendi in Gallias libido atque avarilia etmulandce sedis umor. (Uist., lib. îv, 75.) 4° L'opinion des des peuples voisins du lUiiu, qui se sont toujours crus Germains d'origine : Sic reperiebal plerosque lielgus ortos esse a Germains, Rlienumque antiquitus Irunsdiiclos. (César, De bell. Gall., lib. 11, 4.) Treven et Nervii circa uffectalionem germanicœ origiuis u'uru ambitiosi sunl... ; tpsum fiheni ripam haud dubie Germunurum pupuiï colunt, Vangiones, Treboci, JSemetes, LJbii, etc. liatuvi, etc. (Tacite, De^morib. Germ., § 28 )

(157^) Agri Sequani, qui esset oplimus lolius Galliw (C/esar, De bell. Gall., lib. i, 31.)

(1575) Voyez César, De bell. Gall., lib. vi, 12.

(1574) Hi omnes linguu, instituas, legibus inler se differunl. (César, De bell. Gall., M). I, 1.)

(1575) (Celta), gens auri avida,... Iiospites ad epulas vocanl, qui si ni, qua causa venerinl, post cœuam rogantes. (Diodor. Siccl., lib. vi,c. 7.) — Ephurus ait Geltas exercere se ne obesi fiant... (Strabo, lib. iv, p. 190.) — Orta inter eos pro divisione pnxdas

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rie, le courage et la mollesse, le goût des sciences et la stupidité, la candeur et la perfidie, la propreté et l'ignorance des commodités de la vie, la simplicité et l'ostentation, l'amour du travail et l'oisiveté. Strabon (1570) nous assure que la langue grecque était familière au\ Gaulois, que les actes publics s'écrivaient en celte langue: César nous insinue le contraire. A quoi s'en tenir parmi tant de contradictions?

Elles viennent sans doute de ce que la plupart des historiens, en parlant des Gaulois, n'ont point assez distingué les temps et les lieux. Les uns ont attribué aux Gaulois déjà civilisés les mœurs sauvages que leurs ancêtres avaient apportées autrefois de Germanie; les autres n'ont connu que les Gaulois établis dans la Grèce, ou ceux qui habitaient au delà des Alpes et qu'un nouveau climat avait totalement changés.

César est presque le seul qui ait distingué les Celtes proprement dits d'avec les Belges et les Gaulois méridionaux. Ces derniers avaient emprunté bien des usages des Grecs établis à Marseille ; Trogue-Pompée, témoin non récusable, puisqu'il était de la Gaule Narbonnaise, l'assure positivement. Ce n'est pas d'eux que César a parlé; ces peuples étaient ceux des Gaulois qu'il connaissait le moins.

D'autre côté, les Grecs qui n'avaient point voyagé étaient assez peu instruits sur ce qui concernait les peuples qu'ils nommaient Barbares; ceux qui ont écrit à Home ont trot» suivi leur prévention et la haine qu'inspirait aux Romains le souvenir des maux que les Gaulois leur avaient faits autrefois ; on ne doit les croire que lorsqu'ils en disent du bien. César est le seul qui ait vu les choses par lui-même et qui semble en parler sans passion , ceux qui ont écrit après lui n'ont ordinairement rencontré juste que quand ils l'ont copié; c'est de lui principalement que nous devons apprendre les

stditio :... quod fréquenter accidere Gallis consuerit, ob immoderatas eorum eraputas alque ebrietutes. (Polyb.. Mal., lilt. n, éd. Givpb., Liigd., 1554, p. 12y.) Oicii Gullos yloria belli ante Romunos fuisse. (Sallust., De bell. Gahlin., c. 53.) — Vl sunt molles et effeminali. (Polyb., liisi., Iit>. n, p. 200.) — (jiilli, aculi ingenio, et a doclrinu minime alieiii. (Diod., ubt supra.) — Nulla scientiu neque arle apud eus cognita. (Polyb., ubi supra.) — Gullos, hommes averlus mmimeque insidiosos. (César, De bell. Afric., § 75.) Ut est gens leris ufiue in/idu. (I'olyb., lit». III, p. 252.) Ttrsi pari diligeniiu cuncli ac mundi. (Amm. Marclll., Iib. xv, c 12.) Oalti, neque supetteclilis ullum usum noruni, quippe simplex illis Vivendi modus. (I'olib,, lib. n.) Galli facile coeunl ob simplicituiem et liberialem, eic... simplicilali alque animusituti eorum mulluminest imprudenliœ et ornamentorum studium... Gallt pugnuiores potius quant ugric iUe. (Stkabo, lib. iv.)

(1576) OHM Galos Gracis familiares comparasset dociriua ingens iîasstliiu, ut etiain contraclus grœcu orulione teriberentur. (Strabo, ubi supra, p. 172.; Hune (epistolum)grœcisconscriplam lillerismillit, ne, intercepta epislola, noslra ab hostibus consitia coyiusc tutur. (César, De bell Gall., lib. v, 48.)

(l577j Ab IttsigiturGalli et usum viue culiions,... tl ayrurum cutlus didicerunt^.. ut non Grœcia in

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