‹ Œuvres completes de BergierChapitre 94 sur 255 · SUIVIE DES POÉSIES D'HESIODE · texte numérisé non relu

SUIVIE DES POÉSIES D'HESIODE

Nunquid faciet sibi homo deos, et ipsi non sunt dii ?

Jerem. xvi, 20.

A SON ALTESSE SÉRÉNISSIME MONSEIGNEUR LE COMTE DE CLERMONT, PRINCE DO SANG

Monseigneur ,

Les plus grands princes se sont fait gloire de protéger les lettres : il en est peu qui se soient appliqués à les cultiver; leur nom tient dans l'histoire une place d'autant plus distinguée, que cet exemple est plus rare. Votre Altesse Sérénissime n'avait à désirer aucun désavantages que peuvent donner la naissance, le rang , la fortune ; touchée d'une gloire

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encore plus pure, elle emploie à l'élude de la religion, des sciences et des arts, le caurs d'une vie dont elle a consacré les prémices au service de l'Etat et à l'appui du trône Un goût si noble, Monseigneur, est digne du sang auguste qui coule dans vos veines. Il fait l'éloge du règne sage, éclairé, pacifique, sous lequel nous avons le bonheur de vivre. Heureuse la nation dont les princes aiment les lettres et sont capables de donner des leçons de sagesse ! Dans un siècle où il est ordinaire de faire ostentation de philosophie, où il n'est pas moins commun d'en abuser, Votre Altesse Sérénissime donne l'exemple Jl'un respect sincère pour la religion ; elle daigne proléger et encourager ceux qui travaillent à la défendre. C'est à ce seul dire qu'elle a bien voulu m'aecorder l'honneur de lui présenter cet ouvrage , et c'est, Monseigneur, une des plus flatteuses récompenses que je pouvais attendre de mes veilles. Les recherché» sur la mythologie ne sont point absolument étrangères à l'étude de la religion: examiner les voies par lesquelles tant de peuples sont tombés dans l erreur, envisager l'excès et les sui:es de leur égarement, est un motif de plus pour nous attacher à une religion qui nous a préservés du même malheur. Si Votre Altesse Sérénissime daigne honorer de son suffrage ce faiblo essai sur une matière toujours très-obscure, je me croirai assuré de l'approbaf"in publique. Je la supplie du moins d'agréer ce témoignage du très-profond respect, avec lequel j'ai l'honneur d'être.

Monseigneur,

De Votre Altesse Sérénissime,

Le très-humble et très-obéissant serviteur, BERGIER

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