‹ Œuvres complètes de Berquin (volume 2)Chapitre 118 sur 264 · ADÉLAÏDE, THOMAS · texte numérisé non relu

ADÉLAÏDE, THOMAS

thomas. — Au nom de Dieu , mamzelle Adélaïde, dites-moi ce que j'ai fait à monsieur votre frère.

adélaïue. — D'abord , c'est qu'il est un peu jaloux de l'écureuil que tu m'as donné. Et puis il croit faire sa cour à mon papa , en paraissant entrer dans sa querelle contre le tien : car mon papa est bien en colère , et je ne sais pas pourquoi.

L AMI DES ENFANS

thomas. — Je ne le sais pas oon plus, .l'ai seulement entendu mon père qui disait en se promenant seul h grands pas : Je ne peux croire cela de M. de Clermont! Il est allé trouver ma mère; et comme ma sœur était auprès d'elle en ce moment , elle saura de quoi il s'agit.

Adélaïde. — Eo attendant , mon papa nous a défendu de vous voir et de vous parler.

thomas. — Quoi ! je ne vous verrais plus! je ne pourrais plus vous parler ! Eh ! comment fcrais-je pour me passer de vous? Comment fera ma pauvre sœur qui vous aime tant ? Hélas ! mon Dieu ! qu'avons-nous donc fait?

Adélaïde. — Console-toi , mon enfant , nous serons toujours aussi bons amis. Et s'il nous est défendu de nous voir , qui nous empêche de penser l'un a l'autre? Moi , par exemple , en caressant ton écureuil , je songerai a toi. Je ne l'appellerai que de ton nom. Oh ! comme je vais l'aimer !

thomas. — Que vous me faites de plaisir de me dire cela ! Je ne sais plus si je dois avoir encore du chagrin : mais voici ma sœur ; elle est bien triste!

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