‹ Œuvres complètes de Berquin (volume 2)Chapitre 150 sur 264 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

EDOUARD, seul.

Edouard. — Oh, oui! mourir de honte? Il se moquera de moi, voilà tout. S'il avait eu bonté, il ne m'aurait pas envoyé la moitié de ses pauvretés pour avoir mes richesses. (Il s' approche de la table, en la parcourant d'un œil triste. ) Et il faut que je me prive de tant dejo-

L ami de:; enfans.

lies choses, pour un fripon encore! Il me semble à présent que j'aimerais mieux tout ce qui n'est pas dans ma portion. Voilà des cédrats bien plus gros que les miens. Et ce loto, que j'avais tant désiré pour amuser mes amis ! ees soldats, qui m'auraient fait une armée ! tout cela était à moi ; je ne l'ai plus. Il faut que je le donne pour rien. Pour rien! (Il rêve un moment. ) Mais, non, Alexis a raison. N'est-ce donc rien que ma parole et mon bonneur? J'entends venir quelqu'un.

Est-ce Charles? Non, c'est Viclorine.

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