‹ Œuvres complètes de Berquin (volume 2)Chapitre 155 sur 264 · CHARLES , ALEXIS · texte numérisé non relu

CHARLES , ALEXIS

alexis. —Eh bien! monsieur, convenez-en , Edouard est un garçon qui pense avec bien de la noblesse. Vous le voyez , sa promesse est pour lui plus que tout ce qu'il a de plus précieux. Au lieu de s'affliger du désavantage qu'il trouve dans vos conventions, il se fait un plaisir de surpasser votre attente et de combler votre joie.

charles , confus. — Est-il vrai? Vous

me faites rougir, et je ne sais comment...

alexis. — Ce n'est pas votre faute si

vos parens ne vous ont pas mieux traité

cette année.

charles , en se détournant. — Le pauvre Edouard 1

alexis. — Vous l'offensez par votre pitié. Il ne se trouve pas du tout à plaindre. C'est la honte de vous en imposer qui l'aurait rendu malheureux. Voyez toutes vos richesses, et réjouissez-vous.

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