‹ Œuvres complètes de Berquin (volume 2)Chapitre 222 sur 264 · MAURICE · texte numérisé non relu

MAURICE

Orléans.

Madame ,

Où trouver des paroles pour vous exprimer mes transports et ma reconnais sance ? Grand Dieu ! mes malheurs sont donc à leur fin ! Je suis heureuse, mon fils l'est aussi , et c'est à vous que nous le devons. Comment s'élever, sans mourir, d'un abîme de douleur au comble de la joie I Je n'ai que les larmes pour exprimer ce que je sens. Je regrette de ne pouvoir les répandre toutes devant vous, pour vous payer de votre bienfaisance.

\ ous avez désiré d'être mère, vous pourrez peut-être vous former une idée de mon bonheur. Je ne puis vous en dire davantage. Je vous en dirai peut-être encore moins au premier moment où je verrai notre fils placé entre nous deux , et serré dans nos bras entrelacés; mais vous entendrez mon silence , et mon attachement et mes soins achèveront de vous l'expliquer a chaque instant de ma vie.

J'ai l'honneur d'être, elc.

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