‹ Œuvres complètes de Berquin (volume 2)Chapitre 25 sur 264 · M. DE VALCOURT, MARIANNE, DOROTHÉE · texte numérisé non relu

M. DE VALCOURT, MARIANNE, DOROTHÉE

Marianne. — Eh bien! mon papa, vous voila déjà de retour de votre promenade ?

m. de valcourt. — Je cherche mon maudit chapeau. Je ne sais où je l'ai laissé.

dorothée, cherchant des yeux. — Tenez , tenez, le voici. (Elle le lui présente.)

m. di valcourt. — Tu ne pouvais pas avoir l'avisement de me le porter. ?

dorothée. — Il faut que je sois aveugle , pour ne l'avoir pas vu.

Marianne. — Qui peut penser à tout ?

m. de valcourt. — Effectivement, il y a tant de choses qui t'occupent !

Marianne. — C'est que le pauvre Frédéric m'est revenu dans la têle.

m. de valcourt. — N'entendrai-je jamais que ce nom siffler à mes oreiies ?

Marianne. — Eh bien! mon papa, n'en parlons plus. Ne voudriez-vous pas aller continuer votre promenade avaut le serein?

m. de valcourt. — Non , je ne veux plus sortir. (Marianne et Dorothée se regardent en branlant la tête d'un air mécontent. ) 11 est Irop tard. Aussi bien on vient de me dire que mon ancien cocher est en bas, et qu'il veut me parler.

MARIANNE et DOROTHÉE. — Pétrel ?

m. de valcourt. — Quelque dommage qu'il m'ait causé, le mal est fait, et il en a été assez puni. Je veux savoir ce qu'il a à me dire.

Marianne. — Il pourrait bien attendre que vous fussiez revenu de votre promenade.

m. in. valcourt. — Non, non; j'en serai plus loi déharrnssé. Dans le fond... i Marianne et Dorothée se parlent en sccret. A Marianne. ) Lorsque votre père, ( à Dorothée) lorsque votre oncle vous

l'ami des enfans.

parle, il me semble que vous devriez l'écouter. Dans le fond.... [Dorothée veut s'esquiver. ) Où allez-vous , Dorothée ?

dorothée , embarrassée. — C'est que j'ai besoin de descendre.

m. devalcourt. — Eh bien ! dites à Pétrel de monter. ( Dorothée sort. )

Page 1