‹ Œuvres complètes de Berquin (volume 2)Chapitre 260 sur 264 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

M. DE CRESSAC, mad. DE CRESSAC, ADRIEN, JULIE, GODEFROI.

m. de cressac. — Godefroi ! Godefroi!

Cet imbécile! il craint sans doute

Appelle-le toi-même, Adrien.

adrien. — Godefroi, viens donc. Ne crains rien , je suis encore vivant.

godefroi , du haut de la colline. — Est-ce bien vrai, au moins ?

adrien. — As-tu jamais entendu parler les morts?

godefroi, accourant à toutes jambes, puis s'arrêtant tout à coup. — Vous n'allez pas me renvoyer, monsieur? sans quoi ce ne serait pas la peine de m'avancer.

m. de cressac. — Vois, malheureux, l'effet de ta bêtise.

Mme de cressac. — Tu as failli me tuer mon fils.

adrien. — Pardonnez - lui , je vous prie. Ce n'est pas sa faute.

godefroi. — Sûrement. Je lui disais de ne pas s'effrayer. [Adrien lui tend la main.) Je suis bien aise que vous ne m'en veuillez pas de mal. Oh ! je ne dirai plus une autre fois que les gens sont morts , à moins de les avoir vus à dix pieds sous terre.

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