LE CADET , L AINE
LE CADBT. — Mon livre. \.nl;i tOUS nus camarades <|iii se relirent; mais je U1C M'iis eiimic . -ii train de jouer. Quel
j « - 1 1 ferons-nous?
i.aim:. — Nous ne sommes que deux.
Il n'y aura guère de plaisir.
i.i: cabot. — Cela ne lait rien : jouons toujours.
A' AÎNÉ. — Mais a quoi?
l'ami DES EN'FA.NS.
le cadet. — A colin-maillard, par exemple.
l'aîné. — Bon, cela ne finirait pas.
Ce n'est pas comme dans une foule, où l'on attrape toujours quelqu'un qui ne se tient pas sur ses gardes. Mais quaud on n'est que deux, on ne pense qu'a cela; on évite trop aisément. El puis , si je t'attrapais, je saurais à coup sûr qui j'aurais pris.
le cadet. — Tu as raison. Hé bien !
jouons h la main chaude.
l'aîné. — Tu vois bien que ce sera la même chose. Il est trop facile de deviner.
le cadet. — P^ut-ôtre que non. Essayons pour voir.
l'aîné. — Je ne demande pas mieux
pour te satisfaire. Tiens , si tu veux , je ferai main chaude le premier.
le cadet. — Soit. Mets une main sur le bord de cette chaise ; appuie ton visage dessus pour te fermer les yeux ; et mets ton autre main sur le dos. Bien comme cela. Tu ne regardes pas au moins ?
l'aîné. — Non, sois tranquille. Allons.
le cadet, donnant son coup. — Pan.
Qui a frappé?
l'aîné , se relevant. — Eh ! c'est toi.
le cadet. — Oui. Mais de quelle main?
L'aîné ne s'attendait pas à cette question. 11 fut embarrassé. Il nomma au hasard la main droite. C'était de la gauche que son frère l'avait frappé.