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d'admiration ; enfin elle se jela daus les bras de son père, en s'écriaut: Ah, mon papa ! que je vous remercie d'avoir arraché vos tristes ognons, ]>our remettre à leur place ces belles fleurs que j'aime tantl
Tu ne me dois poiut de reconnaissance , lui répondit son père , car ces belles fleurs que tu aimes taut ue sont venues que de mes tristes ognons.
L'opiniâtre Lucette n'en voulait encore rien croire, lorsque sou père tira proprement de la terre une des plus belles tulipes , avec l'oguon d'où sortait la tige, et la lui présenta.
Lucette, confondue, lui demanda par-
don d'avoir été si déraisonnable. Je te pardonne bien volontiers, ma fille, lui répondit son père, pourvu que tu reconnaisses combien les enfans risquent de se tromper en voulant juger d'après leur ignorance les actions des personnes expérimentées. Oh! oui, mon papa, répondit Lucette , je ne m'en rapporterai plus dorénavant à mes propres yeux. Et toutes les fois que je serai tentée de croire en savoir plus que les autres, je me souviendrai des tulipes et des ognons.
Je suis bien aise , mes chers amis , de vous avoir raconté cette histoire , car vous allez voir ce qui arriva à un autre enfant , pour ne l'avoir pas sue.