‹ Œuvres complètes de BerquinChapitre 12 sur 197 · LE MTHE DE FA.VILLE · texte numérisé non relu

LE MTHE DE FA.VILLE

ADRIEN. — Apparemment qu'il prit le parti de le renverser?

M. DE VERTÈDIL. — Noû , noD ; il fit Mcore mieux.

ADRIEN. — Et comment donc, je Vous prie ?

M. DE vERtECiL. — Lorsqu'il vit qu'il ne pouvait pas faire entrer sa tête dans le col du vase, ni atteindre avec sa langue jusqu'au lait pour le laper, il plongea dans le vase une de ses pattes, qu'il retira aussitôt pour la léclier, et il continua cet

exercice jusqu'à ce qu'il eût entièrement apaisé sa soif.

ADRIEN. — Si le renard du boh La Fontaine s'était avisé de cet expédient , il aurait bien attrapé la cigogne.

M. DE vERTEuiL. — Oui, tu as raisoo.

ADRIEN. — Voila donc , malgré le proverbe, un chat plus Gn qu'un renard. Ofi ! tenez, mm papa, quand le lait aurait élé pour mon déjeuner, j'aurais pardonné un si bon tour à Minet , en faveur de son industrie.

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