LE TRAVAIL
M. DE VERTEUIL, ADRIEN , son fils.
ADRIEN. — Regardez, mon papa, je vous prie : voil'a un bien joli petit enfant que cette femme a dans ses bras. Il ressemble à mon petit frère Alexandre.
M. DE VERTEUIL. — 11 CSt fort joli ,
vraiment. Vois aussi cette petite fille qui est assise auprès de sa mère. Elle a les plus jolies couleurs du monde.
ADRIEN. — Oui , mon papa , comme Pauline.
M. DE VERTEUIL. — En voilà uu autrc dans un coin. C'est l'aîné, sans doute. Il
Iravailleavec tantd'ardeur, qu'il ne se détourne pas seulement pour nous regarder.
ADRIEN. — C'est une bonne leçon qu'il me donne.
M. DE VERTEUIL. — Cette femme devrait être bien contente d'avoir de si beaux enfans, et cependant elle a l'air triste.
ADRIEN. — Mon papa, je crois qu'elle pleure.
M. DE VERTEUIL. — Elle plcuTc en effet. Il faut lui demander ce qu'elle a.
ADRIEN. — Oui, oui, nous saurons peut-être la tirer de peine.