‹ Œuvres complètes de BerquinChapitre 17 sur 197 · LE DANGER DE CRIER POUR RIEN · texte numérisé non relu

LE DANGER DE CRIER POUR RIEN

Mad. DE VERTEUIL, PAULINE,

sa fille.

m"* de vertedil. — Qu'est-ce donc, Pauline ? Pourquoi pleurer si fort ?

PADLiNE, en sanglotant. — 0 maman !

j'ai voulu prendre un verre d'eau sur la table, jemesuisheurté le bras, et il m'est tombé de l'eau froide sur le cou.

m"^ de VERTEUIL , d'untoH ironique.

— Est-il bien possible ?

PAOLiNE. — Oui maman, je vousassure.

M""* DE VERTEoiL. — Voilà Un terrible malheur. En vérité, cela vaut bien la peine de tant crier. N'as-tu pas honte d'être encore si enfant ? Sais-tu d'ailleurs que

tu peux le faire infiniment de tort en criant ainsi ?

PAULINE. — Eh, quel tort puis-je donc me faire, maman?

M*"' DE VERTEUIL. — Je vais teledire.

Lorsqu'un enfant pousse des cris , il est tout naturel de croire qu'il s'est fait beaucoup de mal , ou qu'il est dans quelque danger ; alors on s'empresse de courir à son secours. Mais si tu prends l'habitude de crier sans sujet , et que l'on vienne à s'apercevoir que le plus souvent on prend une peine inutile à courir auprès de toi pour le secourir, on se dira à la fin : Nous aurions de l'occupation pour la jour-

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