SCÈNE II
THIBAUT , MARGUERITE , GEORGE
THIBAUT. — Hé bien! mon fils, que dit Gervais?
GEORGE. — Qu'il ne sait de quoi je parle , ni ce que vous avez à demander de ses vaches.
THIBAUT , d'un air surpris. — Il faut sans doute que tu aies fait ton message de travers.
GEORGE. — Non , non , mon père. Je lui ai dit fort clairement la chose comme
BlBI.lOTHEgLE UES VILLAGES.
ous nieravicz commandé. Il a si bien oinpris mes paroles, qu il lésa rapjH)rlées lU bailli , qui veuail le voir. Au reste , il 'a veoir vous parler lui-même.
THIBAUT. — Bon , bon, les choses s'ar- 1 angeront entre nous au premier mot, Gervais sait aussi bien que moi ce que nous nous sommes promis lun à lautre.
MARGLEiiiTE. — As-tu quelque assurance par écrit de sa promesse ?
THIBAUT. — Je n'eu ai pas besoin , ma femme. Fent-il y avoir d assurance mieux écrite que notre parole même? Quand celle-ci ne tient pas , la probité ne tient plus.
UARGUERiTE. — Tu t'imagines que tout le monde pense comme toi. Ah ! mon ami , dès qu'il s'agit d'intérêt ....
TUJBAUT. — Que dis-tu? Jamais je ne croirai ces vilenies de mon voisin. Je l'ai toujours regardé comme un brave homme.
Mais le voici, tu verras comme tout va s'expliquer. [A George. ) Je n'ai plus besoin de toi , mon fils ; tu peux retourner à l'ouvrage.
Oui, mon père. (Il sort.)