L'ABSENCE
L*a8tre brillant des nuits a fini sa carrière. Je n'entends plus de chars ni de sourdes clameurs ; Le calme règne au loin dans la nature entière : Tout dort ; le jaloux même a fermé sa paupière , Et moi, je veille , et moi, je verse encor des pleurs. Voici l'heure paisible où Tesclave fidèle Au chevet dHîucharis me guidait par la main ; Voici l'heure où , trompant un époux inhumain , J'entr'ouvrais ses rideaux et me glissais près d'elle. En y songeant encore, immobile et tremblant.
J'écoute : un rien accroît ma frayeur attentive ; Et pressant dans mes bras un oreiller brûlant , Je crois encor presser mon amante craintive.
Fantômes amoureux , pourquoi me trompez - vous ? Eucharis est absente , Eucharis m'est ravie ; Eucharis loin de moi , vers un ciel en courroux ,